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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:27

Vendredi17. Nous nous retrouvons au camping de Pissos,en pleine forêt landaise, à une cinquantaine de kms au sud du bassin d'Arcachon. Françoise et Guy, les premiers installés, puis Serge et Yannick avec leur cargaison de bateaux, Christelle et Lucie, lasses des petites routes depuis St Nazaire, et enfin Francis et Lise avec leur remorque... et la petite Fanette toute heureuse de gambader au milieu des amis. Quant à moi, c'était ma première sortie, sur plusieurs jours, avec Voiles et Canotage. La flottille sera donc composée de quatre canoés et d'un kayak. DSCF8344bw

 

Samedi18. Il est 9h30 quand nous prenons la route pour la base de Mexico, lieu de départ le plus en amont de la Leyre. Beaucoup de monde déjà sur l'eau mais lorsque la navette des fourgons sera terminée il sera plus de 11h et les canoés des loueurs seront déjà loin. Particularité de la Leyre: on ne peut accéder en voiture à la rivière qu'au niveau des ponts. Ce sont donc les seuls lieux d'embarquement et de débarquement! Au programme une vingtaine de kms jusqu'au pont de la Forge. DSCF8344bwCours d'eau pas très large, avec un bon courant, et très encombré d'arbres à fleur d'eau ou à demi-immergés et pas toujours aisés à voir, bien que l'eau soit claire DSCF8666bwet la rivière peu profonde. Il faut être sans cesse en éveil pour ne pas taper contre les obstacles, se percher dessus et basculer ou se laisser entraîner et coincer sous les branches. Ce sera ainsi tous les jours. Mais le décor est extraordinaire: la rivière serpente en pleine forêt, dans une faille du pays landais, sous un tunnel de verdure formé par les frondaisons des arbres qui la bordent. Les rives souvent escarpées sont habillées d'osmondes royales, une fougère préhistorique, et de touffes de molinie. On se retrouve  vite seulssur l'eau car les canoés du matin se sont arrêtés au bout de deux heures de navigation. Un premier rapide après le pont de Cantegrit que nous préférons franchir à la corde puis deux petits rapides sans difficulté quelques mètres plus loin. Et vers 18h30 on arrive enfin au pont de la Forge. Pour le premier jour c'est un peu dur... Retour au camping qui n'est qu'à 4 km, ce qui a accéléré le manège des navettes. Douche, apéro, dîner, vaisselle...La soirée est vite passée et nul n'a traîné pour gagner sa banette.

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DSCF8501bwDimanche19. La virée de la veille a laissé des traces et Guy doit ménager son épaule récemment opérée. Il en profitera avec Françoise pour prospecter les campings de la région en vue du prochain camp de base. Aujourd'hui 16 kms au programme: du pont de la Forge au pont de Moustey. Navette indispensable du matin et à 10h30 nous pouvons embarquer après avoir laissé partir devant nous quelques embarcations de loueurs. Petit moment d'inattention et Christelle et Lucie tapent la rive et basculent. Elles en sont quitte pour écoper puis repêcher quelques affaires parties sans elles... On passe le pont de Bern puis au pont de Testarouman (près de Pissos) il faut porter les bateaux sur un cinquantaine de mètres. Il est interdit de franchir le seuil d'un mètre encombré de rochers. La rivière présente quelques lignes droites, ce qui accentue l'effet de tunnel. Elle est toujours aussi magique. le fond est de sable et l'eau souvent couleur de rouille. DSCF8356bwEt toujours très encombrée. Parfois l'un d'entre nous se met à l'eau pour aider les bateaux à franchir un passage délicat. Alors que la canicule sévit sur la région, nous sommes agréablement surpris par la fraîcheur du lieu: une brise légère nous caresse parfois et la température n'atteint même pas 24°! Seule gêne: les mouches et moucherons qui tournent autour de nous en certains endroits... mais nous trouverons une parade plus tard! Au pont Richet où nous faisons une pause, des loueurs s'apprêtent à mettre des kayaks à l'eau. Vu la "tendresse "avec laquelle les jeunes les manipulent, on préfère prendre les devants et éviter les accostages imprévus... Et vers 15h45 nous arrivons au pont de Moustey.   Navette desfourgons et retour au camping vers 16h30. On aura le temps de jouer au Mölkky avant l'apéro.... mais quelques gouttes de pluie et le grondement du tonnerre perturberont un peu la soirée.

 

Lundi20. Matinée "libre". Ce qui permet à chacun de se ravitailler, de faire de la lessive, d'acheter des souvenirs, de visiter ce mystérieux pays landais... ou de s'offrir une grasse matinée .

DSCF8507bwMais tout le monde se retrouve pour casser la croute à midi puis gagner les rives de la Leyre pour une courte descente. Cette fois c'est Lise qui reste sur la terre ferme et me permet de m'essayer au canoë avec Francis. Il est déjà 16h quand nous quittons le pont de Moustey. La Leyre s'élargit un peu après le confluent avec la Petite Leyre, non navigable mais très courue par les pêcheurs. Sur les minuscules plages on peut découvrir des traces de biches ou chevreuils. On est dans la Haute Lande, pays de forêts et de gibier. Un peu moins d'obstacles sur l'eau me semble-t-il mais comme je suis avec un excellent canoéiste mon jugement est sans doute faussé! En tout cas j'apprends beaucoup sur la perception des obstacles et l'anticipation des manœuvres. Merci Francis. On arrive au pont de Saugnacq, terminus pour aujourd'hui. Il est 17h45 et on a fait 6 kms. Cool... Puis c'est le rituel du camping : douche, apéro - les campings-cars ont une cave impressionnante -, diner, vaisselle...


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Mardi21. C'est la journée des grandes manœuvres: nous allons changer de camp. Démontage et rangement  rapide pourles camping-caristes, plus laborieux pour les "toileux". Et nous voilà partis plus au Nord, au camping de Bidos, à 4 kms  de Salles.  C'est Guyet Françoise qui nous avaient dégotté cet emplacement: un vaste triangle où nous avons pu disposer nos installations en cercle, comme au temps des westerns! Le repas de midi terminé, nous repartons pour Saugnacq avec nos bateaux. Nouvelle ronde des navettes et à 14h45 la flottille s'élance. La Leyre serpente un peu moins mais est toujours aussi luxuriante et encombrée.  Toutes les plages sont piétinées sans doute par des sangliers. Un étrange équipage descend la rivière: un pêcheur en "float-tube", mi-fauteuil, mi bouée. Il écume les trous d'eau, se glisse sous les branches, ratisse la rivière avec son lancer..  A sonactif un brochet de 60 cm et deux belles truites. Il nous apprend que l'Eyre - la Leyre devient l'Eyre en changeant de département!-est très poissonneuse et que les kayaks qui passent lui facilitent la pêche car ils font sortir les poissons! Un peu plus loin nous débarquons visiter une magnifique palombière, ensemble de tunnels  camouflés etde perchoirs en haut des pins destinés à recevoir les appelants. Il est 17h30 quand nous arrivons au pont du Passage, après avoir parcouru 11 kms. Retour au camping de Bidos. Certains  finissent des'installer tandis que d'autres nous préparent une succulente soupe de pain, sucre, vin et glaçon, le miget de Charente!

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Mercredi22.  Comme tous les matins, il faut se hâter pour avoir fini de déjeuner et tout rangé afin de partir assez tôt et profiter de la rivière. Malgré tous nos efforts, - problème incontournable de navette - on ne sera pas sur l'eau avant 10H30. Lise étant restée au camp,  Francis vapouvoir  naviguer seulet essayer son canoë de poche ultra léger qu'il va mener à sa guise sur ce parcours d'une quinzaine de kms. DSCF8576bw

Petitehalte au Graoux, un centre d'animation nature consacré à l'Eyre mais que nous n'aurons pas le temps d'aller visiter. Sur la rive on découvrira les cyprès chauves et les excroissances de leurs  racines quileur permettent  de "respirer" quandelles sont sous l'eau et qui poussent comme des stalagmites (pneumatophores)! Un peu plus loin vaguement renseignés par des loueurs nous quittons la rivière pour nous enfoncer dans la forêt et découvrir la vieille église de Lugo, du XI ème siècle, parfaitement entretenue. C'était une halte sur le chemin de Compostelle. Et tout autour il y avait le village. On y apprend qu'autrefois la Leyre était une voie importante de communication, utilisée pour le flottage du bois, le transport de la garluche (gré ferrugineux)... Plus rien ne subsiste, à part cette chapelle. La forêt a tout envahi lorsque des routes ont été tracées dans le massif landais. Un regret: il y a d'autres sites intéressants le long de l'Eyre, notamment des fontaines, mais aucune signalisation n'existe sur la rivière! Et quel choc lorsque nous passons sous le pont de l'autoroute: la vitesse et le bruit d'un côté, la lenteur et la douceur de la rivière de l'autre! De plus cette fois-ci la descente se termine en pleine ville, à Salles, sur une vaste rive aménagée. Le Carrefour est de l'autre côté du pont...On est vite replongé dans la civilisation.

Surpriseau camping pour Guy et Françoise: Corinne, leur fille, est venue les rejoindre avec François, son mari. On causera beaucoup ce soir et le Mölkky sera de sortie.

 

Loueurs Pont de Salles wJeudi23.  Petit déjeunersavoureux avec les croissants offerts par Christelle pour cette dernière journée de navigation. On quitte  le campavant 9h30 pour le pont de Salles. Surprise d'y voir autant de loueurs y aligner leurs embarcations. Finalement la navette a du bon car on ne partira qu'à 10h45,  en ayantlaissé partir devant nous pas loin d'une centaine de kayaks! La rivière est nettement plus large par endroits et la voute de verdure s'ouvre plus souvent. On ressent d'ailleurs davantage la chaleur. Sur un tronc d'arbre on surprend une cistude qui prend le soleil: cette tortue est assez répandue ici. Après le pont de Mios, changement d'ambiance. Les rives de la rivières sont parcourues de chemins pour piétons et cyclistes. Les motos s'y aventurent aussi... Un belle plage de sable fin se découvre à la sortie d'un coude de l'Eyre et un peu plus loin un petit rapide. Puis c'est le pont de Lamothe qu'on atteint vers 15H. On avait prévu de s'arrêter là mais vu l'heure et le peu qu'il nous restait à faire on décide de continuer. Il faut alors déplacer les véhicules jusqu'à l'arrivée, petit contre-temps qui permet à certains de souffler avant la dernière étape...

La végétation est moins abondante ; l'eau n'est plus claire et prend une couleur de vase au fur et à mesure qu'on approche du delta de l'Eyre. On quitte alors le bras principal - c'est balisé- pour prendre à gauche celui qui mène au Teich. Très resserré au départ - il rappelle la Leyre à Mexico - il s'élargit progressivement tandis que ses rives s'habillent de roseaux. Et c'est un chenal serpentant entre deux haies de roseaux qui nous conduit sur une rive pentue et boueuse où les loueurs attendent leurs clients. Vu la cohue on se croirait sur les rives de la Dordogne! Mais tout se passe dans la bonne humeur, car, comme on l'a souvent vécu sur cette sortie, les loueurs sont surpris et très intéressés de voir des canoës bois ici. Et c'est l'occasion de venir discuter longuement avec nous.

Dernièreopération de chargement des canoës et retour au camping, tandis que Lise, Christelle et Lucie restaient un peu plus pour aller faire un tour sur la plage du Teich.

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Vendredi24  Dernière matinéeensemble. Encore des croissants au petit déjeuner. Merci Guy. Et une fois la tente pliée et tout rangé dans le Berlingo, je suis parti le premier, un imprévu familial m'empêchant de rester manger comme prévu avec les autres et terminer cette belle descente autour d'une bonne table. Merci à tous pour ces bons moments et pour avoir réalisé un rêve que je n'espérais plus!

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 22:10

Préambule

Ah les belles vacances ! Pas besoin d’aller très loin pour être heureux. Certains se rendent en Inde, les Rats ont choisi l’Indre.

Le Népal, c’est vrai, c’est joli mais les Rats, eux, de nez pâle ils n’avaient point à la fin de leur excursion ensoleillée.

Le Rajasthan me direz-vous, ça a de la gueule tout de même ! Je vous répondrai que lorsqu’il voit une jolie Ligérienne déambuler sur les rives, eh ben, le Rat déjà se tend, lui aussi !

Quant à l’Himalaya, faut reconnaître c’est une destination de rêve. Toutefois, Proposez à un Rat d’entonner un chant vantant les vertus du thé au beurre rance ou une chanson à la gloire du rouge et du saucisson, il vous répondra immanquablement : « Le chant sur le thé, NEIN ! l’hymne à l’ail, YA !»

  17 rivieres et chateaux12 036w

Journée du mercredi 25 juillet 2012

Six heures trente. Le premier camion vient de passer avec fracas à dix mètres à peine de la tente occupée par Brigitte et Patrick. C’est râpé pour une grass’mat ! Ils avaient raison les Seigneurs du Fleuve : il est central le petit camping de Civray de Touraine. Ce qu’ils n’avaient pas précisé, c’est qu’il était longé par une route de desserte à côté de laquelle le périph Nantais passe pour un bucolique sentier de randonnée.

 

Une toilette de chat, pour les mecs. Une occupation intensive des lavabos et douches du camping pour les nanas et, bientôt Rates et Rats se retrouvent à la roulante devant un petit déj préparé amoureusement par Yves et Anne-Thérèse.

Hier au soir, Les frangins Marais, Vân et Patrick ont vainement tenté d’intéresser le reste de la troupe à une réflexion sur le parcours à effectuer le lendemain. Trop contents de s’être retrouvés sous les arches magnifiques du château de Chenonceau, quelques heures auparavant, les membres de l’équipe n’écoutaient rien et bavardaient comme des écoliers dissipés.

19 rivieres et chateaux12 042w

Ce matin, donc, il faut se décider. Ce sera un parcours sur l’Indre avec comme objectif le château de Loches.

Les préparatifs effectués, le convoi de véhicules s’ébranle en direction de Chambourg sur Indre, lieu de départ de la rando. Une équipe restreinte repart rapidement à la recherche d’un point d’arrivée où sera laissé le véhicule, équipé d’une remorque, des Seigneurs du fleuve.

 

L’affaire faite, retour des éclaireurs et départ de la bande sous les yeux énamourés d’un troupeau de vaches descendues s’abreuver à la rivière.

L’eau est claire, le fond sableux, des rais de lumières traversent les frondaisons qui protègent le cours d’eau du soleil de juillet qui cogne déjà en ce milieu de matinée. Les Rats sont heureux, ils boivent du petit lait.

(Eh oui ! ça leur arrive !)

 

 

34 rivieres et chateaux12 079wMerde ! La balade risque d’être courte ! A peine deux cents mètres de parcours et la rivière est barrée par un énorme peuplier couché en travers. Apparemment, pas de passage possible par en-dessous, il va falloir « enjamkayaker » l’obstacle !

 

Pour un baptême, Brigitte n’est pas déçue, elle se demande comment on va faire lorsque Ratabois la hèle pour lui indiquer un minuscule passage sous le tronc. Un vrai « trou à Rats » dans lequel elle s’engouffre avec, tout de même, un peu d’appréhension. Le reste de la bande suit et c’est reparti !

 

C’est beau, c’est sauvage, ça ressemble à un air de premier matin du monde … bref, rien que du bonheur ! Les embarcations glissent gentiment sur l’onde, au-dessus de longues algues vertes qui tapissent le fond ondulant sous l’effet du courant. On respire, on est bien !

 

Soudain, au loin, apparaît une chose étrange. Un truc qui ressemble à un gros ballon blanc, fait du yoyo à la surface. Ça s’enfonce, ça ressort, ça replonge, ça émerge de nouveau, c’est vraiment étonnant on se demande ce ça peut bien être ! L’OPNI (objet plongeant non identifié) se rapprochant, on s’aperçoit qu’il s’agit tout simplement d’un nageur au crâne dégarni qui remonte le courant de l’étroit cours d’eau en brasse coulée et de façon plutôt sportive. Arrivé à notre hauteur, l’homme met pied à terre, eh oui il n’y a pas beaucoup de fond, et engage la conversation. Le gars est plutôt petit, sec comme le compte bancaire d’un chômeur en fin de droits, mais vachement musclé. Quelqu’un lui demande si ça ne le gène pas de se baigner dans une eau peut-être malsaine. Ironique, le type lui répond que l’intérieur du bonhomme est sans doute plus pollué que la flotte qu’il y a autour.

23 rivieres et chateaux12 053w

Au bout d’un moment, le quidam prend congé et continue sa route, les Rats font de même.

La troupe pagaie une bonne demi-heure et pourtant, alors qu’on devrait être en vue du bourg de Loches, seules quelques habitations disparates indiquent une présence humaine en ces lieux verdoyants …

Ah, enfin … on y est ! Les habitations se resserrent. La petite troupe longe bientôt des j25 rivieres et chateaux12 056wardins et arrière-cours dans lesquels déjeunent des gens assez étonnés de voir des embarcations à cet endroit.

Dire que ça sent bon, serait exagéré ; soyons clairs, ça puerait plutôt l’égout !

Les Rats sont bientôt bloqués dans un cul-de-sac, au pied d’une ancienne usine située au cœur du petit bled. Le soleil cogne dur ! En attendant Alain, qui est parti en éclaireur, certains s’abritent du cagnard sous une passerelle de béton sous l’œil goguenard voire un tantinet narquois de Ratabois 1er qui, lui, a débarqué. L’attente sera longue dans ce lieu peu ragoûtant.

 

 

31 rivieres et chateaux12 074wAlain a trouvé une issue, ça repart. La rivière semble bien étroite, on se demande si on est sur le bon chemin et, de château, pas la moindre trace !

Bing ! Surprise de taille, le cours d’eau finit dans la pelouse d’une propriété privée. Des meubles de jardin, une balancelle, jouxtent un magnifique moulin construit en tuffeau. De sortie, apparemment point, si ce n’est un minuscule ruisseau qui serpente à travers les orties et les ronces.

 

Dominique, tenaillée par la faim, s’installe sans se poser de questions et attaque le casse-croûte. Vân et un comparse se rendent auprès du proprio pour lui demander l’autorisation de pique-niquer et surtout obtenir des informations pour se sortir de ce guêpier. En fait, il leur explique que la bande se trouve sur un canal parallèle à l’Indre, et leur indique la marche à suivre. Gentiment, il invite aussi les Rats à visiter son moulin après le déjeuner. Stoïque, Dominique a continué de s’empiffrer et elle en est au café lorsque les autres commencent à peine à sortir les provisions de leurs sacs.30 rivieres et chateaux12 073w

 

 

Quelques instants plus tard, repus, Rates et Rats s’échouent sur la pelouse pour une sieste réparatrice.

 

La pause terminée, la visite guidée du moulin commence. Jean-Luc semble littéralement sidéré par ce qu’il découvre !

 

La troupe repart et atteint bientôt l’embranchement indiqué par le propriétaire du moulin. A cet endroit, c’est bien l’Indre qui coule et il faut le remonter si l’on veut voir le château de Loches … dont acte.

Zut, nouvel embranchement ! Faut-il prendre à gauche ou à droite ? Evidemment, les joyeux lurons font le mauvais choix et il leur faut rebrousser chemin !

Il faut ramer. Le château semble bien loin, le soleil donne, le temps passe …

 

20 rivieres et chateaux12 043wAh, ça y est ! enfin ! La troupe débouche dans un joli bassin ombré de saules pleureurs et décoré de jardinières de géranium. C’est beau mais pas moyen de descendre, les quais sont trop hauts… enfin pas pour tout le monde ! L’Empereur, lui, a réussi à accoster et nonobstant l’heure tardive harangue ses sujets pour les inciter à aller boire un pot en ville. Faut dire qu’il fait chaud bien sûr, mais la route est encore longue jusqu’aux véhicules.

 

Bon, longue, la route … chacun s’y attendait … mais à ce point-là, sûrement pas ! Après deux bonnes heures de navigation, toujours pas de bagnoles en vue et surtout pas de pont à l’horizon au pied duquel sont garés lesdits véhicules !

A cela on peut rajouter un cours d’eau au courant plutôt vif, qui oblige les fiers navigateurs à quelques prouesses techniques. Cependant, les sites traversés sont de toute beauté, partout domine le vert. Les Rats n’oublieront pas de sitôt leur passage mouvementé sous les arches moussues d’un vieux pont. On les dirait construites séparément, sans lien entre elles, comme semées dans le paysage. Nimbées de rais de soleil qui filtrent à travers le sous-bois, enlacées par le lierre, elles semblent irréelles. On se demande ce qu’elles font là car on n’entend aucun bruit de circulation qui pourrait indiquer la présence d’un nouveau pont tout proche, reliant un village à un autre.3 rivieres et chateaux12 006w

 

Certains se demandent si, malencontreusement, la bande n’aurait pas dévié de sa route une fois encore.

On décide d’envoyer Patrick et Jean-Paul en éclaireurs.

Alleluia ! Les deux émissaires ayant trouvé le point d’arrivée, n’ont que quelques centaines de mètres à effectuer en arrière pour retrouver les autres membres de la troupe, qui a doucement progressé, et leur apprendre la bonne nouvelle !

On débarque. Dominique et Alain se dessapent en un clin d'œil et, quasiment à poil, se foutent à l’eau comme, d’ailleurs, ils l’ont fait durant tout le séjour.

 

Après la navette de véhicules habituelle, retour tardif au camping, douches et pieds sous la table où les Rats sont attendus par leurs restaurateurs préférés qui, une fois de plus, font des prouesses.

6 rivieres et chateaux12 012w

La nuit tombe doucement sur le camp, les passages desmonstres mécaniques se font moins fréquents, de toute manière il en faudrait plus pour perturber le sommeil des Rates et Rats fourbu(e)s.

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 18:33

10 DSCF7786w

7 DSCF7744w

 

c'est la deuxième édition des regates1900

 

ayant dormi sur place le matin (de bonne heure) on installe les bateaux.

C'est quand même joli tout ces bateaux vernis qui brillent au soleil.

un jury passe pour juger lesbateaux

il y aura des prix pour la plus belle embarcation, le meilleur canotier, la plus belle restauration.

 

Il y aaussi un club de voitures anciennes et un groupe de pécheurs tous habillés comme à l’époque 1900

 

 

C'est le début des régates les canoës français pui2 cenon2012 024ws les yoles et les canoës canadiens ect

avec un jury sur la berge qui commente lévolution des bateaux.

 

Enfin daprèsmidi, tous les bateaux sont ensemble sur l'eau ça s'appelle le « Cafouillage » il y a du monde 3 cenon2012 025wsur l'eau, très joli spectacle.

 

Et puis c'est la remise des prix.

 

Après, chacun remet ses bateaux sur les remorque et c' est l’au revoir en promettant de revenir l'année prochaine.

 

4 DSCF7742w

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 12:00

5w le Clin

Départ de Dissay au pied des jardins du château. Tous les bateaux sont à l'eau on attend le retour des navettes.

Francis est tout heureux d'essayer son nouveau canoë Peterboro.3w le Clin

 

Ons’arrête sur une petite gréve pour pique-niquer, il paraît que l'on est pas très loin de l’endroit supposé de la bataille de Poitiers en732.

 

A chaque barrages on s’arrête pour porter les bateaux il n'y a pas de pass e à canoës, et il y a cinq barrages dont certains2w-le-Clin.jpg

sont difficile à franchir.

 

Nous arrivons à un moulin, les propriétaires nous le font visiter, la roue est encore en état de marche il nous montre aussi un petit musée sur la coutellerie (cétait la spécialité de la région de Châtellerault)

 

On arrive à Cenon c'est la préparation pour la fête de demain « lesrégates 1900 »les premiers bateaux sont arrivés.

Et le soir un dîner est offert par la joyeuse équipe des Bateliers de la Vienne.

 

descente du Clin organisée par Michel et Chantal.

4bw le Clin

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 22:31

Marianne et Frédéric nous avaient organisés cette sympathique randonnée le soleil s'est fait désirer Le loir: 316 km entre sa source du coté de Nogent le Rotrou et la Sarthe au dessus d'Angers Le parcours : Le Lude - La Flêche environ 25km en 2 étapes et 8 barrages.  leloir12 jls 222bw
Rdv
samedi 10h00 au camping du Lude pour la mise à l'eau, départ de la navette vers 10h30 mais celle-ci s'est disloquée et perdue à Luché Pringé certains pour se défendre ont prétendu qu'il y avaient 2 campings. Enfin retour fort attendu de Jean Louis avec son fourgon bourré de navigateurs vers 11h30. Le temps de charger les navires il est déjà midi. leloir12 jls 18bwPremiers coups de rames pour certains ça ne va pas droit, voir même ça tourne en rond enfin le détour par le fameux château permet d'affiner les réglages, c'est aussi l'occasion d'une photo de la flotte. On redoute la pluie mais pour l'instant c'est seulement très sombre.

Le Lude est derrière nous, les novices commencent à prendre le rythme, Jean Pierre avec sa formule 1 et la vue sur le ... de Léo mène la rando talonné par Serge et Yannick dans leur monture ultra légère.

leloir12 jls 42bwPremier barrage l'appréhension monte faut descendre et porter le long de la rampe puis remonter dans les légers remous. Enfin tout se passe bien. Quelques efforts et il faut déjà penser à se poser pour déjeuner, mais trouver un coin peinard sans orties et sans bovins n'est pas chose facile. La pluie épargne notre pause, Dominique avait apporté de Normandie des huitres et du Pommeau puis ce fût le partage du repas et de savoureux desserts. On aurait bien fait une petite sieste mais on avait de la route

.leloir12 jls 56bw

Après midi sans problème, un des barrages se passe comme une "passe" à condition de choisir le bon endroit merci à Jean Pierre, un autre avec un fort dénivelé doit être franchi à pied car en bas ça remue très fort pour remonter dans les embarcations tout le monde s'entraide et ça passe.

Nous arrivons au niveau du camping de Luché il nous faut sortir les bateaux de l'eau, la rive est assez haute mais enfin il y a dans l'équipe des randonneurs expérimentés, méthodiquement nous nous aidons mutuellement à nous extirper de nos coques. Portage avec changement de main à travers champs sur 200m pour rejoindre nos emplacement de camping. leloir12 jls 197bwCool pour le soir Marianne et Frédéric avaient tout prévu il y en avait plein la CLIO même l'apéro. On a eu le temps de visiter ou d'aller faire quelques courses dans les microrettes de Luché voir même de laver le chien. Olivier chef cuistot d'un soir réclame du bois pour le barbecue. Un couple de Nantes nous a rejoint, Patrick pour faire plaisir à Christelle avait consacré son samedi au lavage de ses 20 voitures de collection. La soirée se passe plutôt bien pas trop froid, pas de pluie, pas de moustiques peut être un peu moins bien pour nos voisins anglais qui avaient fermé les volets avant la nuit. Mais ils vont se venger.

Dimanche Réveil difficile, à 8h il commence à pleuvoir . T'as bien dormi ? Bof les anglais zon mis 2h à manoeuvrer; le chien a ronflé je crois qu'il est malade; moi j'ai la migraine, y a guère que Jean Louis qu'a rien entendu et qui a la patate. Patrick lui ne se plaint de rien. Petit dej en confort dans le Transporteur breton, Nadine et Jean Pierre ont rapportés pains et croissants, y a même des bananes pour ceux qui n'ont pas trop faim; ça traîne; démarrage difficile surtout que 2 embarcations veulent prendre la route avant 15h pour cause d'élection, il faut donc revoir le plan de vol puis partir en repérage avec une voiture et Olivier qui a vécu jadis dans le coin.

leloir12 jls 154bwLe lieu de pause repas et de fin de rando pour certains est enfin trouvé, pas facile car la rivière serpente loin des routes goudronnées et puis il faut jouer technique pour les navettes. On finit de ranger le campement sous la pluie, un équipage nous abandonne compte tenu de la météo et du fait que Noisette (le chien qui a ronflé mais propre) est souffrant et le jeune Nicolas préfère réviser que de prendre la douche. Nous voilà donc comme la veille partis à 11 embarcations 4 canoës et 7 kayaks. Patrick s'échauffe en écopant, au premier barrage un peintre qui voulait jouer le garde pêche  veut nous interdire le passage comme quoi on peut être artiste peintre et ...., le panneau posé en rive s'adressait aux randonneurs à pied. 2km plus loin on arrive aux îles, les plus rapides en font le tour et l'on commence à voir les premiers nénuphars il y a moins de fond et de courant.

C'est drôle un rien nous émerveille lorsque l'on est en pleine nature; saules pleureurs, frênes, aubépines en fleurs ,libellules en couple même les vaches sont belles. Depuis l'eau nous brisons l'intimité des fêtes de famille, des méchouis voir des apéros de pêcheur.

 leloir12 jls 137bw Je sais maintenant qu'il ne faut jamais laisser traîner un bout derrière au risque de tracter toute la flotte, les concernés ont mis un bon moment à s'en apercevoir et nous nous sommes bien marrés.leloir12 jls 241bw Toujours sous la pluie nous arrivons au point de repas, nous sommes pour la plupart tellement trempés qu'il nous est nécessaire d'allumer un feu et de tendre une bâche, nous partageons les restes du soir apéro inclus.

A l'issue du repas Michel Pascale Franck et Brigitte nous quittent après une démonstration de rangement dans la remorque. Nous reprenons la rivière sous une éclaircie qui va perdurer jusqu'à l'arrivée. Serge qui a tendance à fouiner partout débusque un port privé puis passage devant une curieuse grande bâtisse dont les planchers sont au milieu des fenêtres : le château de Créans construit à l'époque médiévale pour contrôler le Loir. Les derniers barrages sont faciles un peu moins pour les canoës surchargés, il y a même des passes aménagées que l'on aimerait franchir plusieurs fois. Ah les joies de la glisse mais malheureusement il n'y a pas de tire fesse.leloir12 jls 266bw

L'arrivée à la Flèche se fait sous un soleil torride Nadine éprouve même le besoin de passer sous le jet d'eau (le même qu'à Genève mais en plus petit). Certaines coques sont déjà sur les remorques. En sirotant une bière à l'ombre dans le brouhaha de la ville on attend la dernière navette, ça traîne un peu car c'est jour de fête à La Flêche. Merci Marianne pour la bonne organisation de cette randonnée, j'en garderai personnellement un bon souvenir. Sur l'eau et entre gens de bonne compagnie, y a pas de soucis.

Frédérick

 

le-loir-09 -12 galleries de photos 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 21:49

Bienvenue dans l’enfert vert

  Nous quittons la nationale et, progressivement, la civilisation. La végétation est de plus en plus dense, la présence de l’eau omniprésente. Partout des mares, des fossés, des bayous au-dessus desquels doivent, même si nous ne les distinguons pas, tournoyer des nuées de moustiques agressifs. Une pancarte sommaire nous indique la direction de « Culỡn », principale bourgade du secteur, encore fréquentée par des touristes téméraires en mal d’aventure. Le village est coupé en deux par le « Rio Niortès ». Une noria de pirogues amarrées le long des berges permet le passage d’une rive à l’autre. Il existe bien un pont mais il est situé plus loin, à la sortie du patelin.

Passé « Culỡn », c’est la jungle ! Nous nous enfonçons dans une forêt luxuriante peuplée de cris d’oiseaux. La piste est sinueuse, elle suit les méandres du Rio. Encore quelques miles et le campement où l’on nous attend est en vue.venisevert12 jls 223bw

Quel dépaysement ! Il est à peine onze heures du matin et le soleil cogne déjà. Au moins quinze degrés Celsius ! Nous sommes accueillis par des membres de l’expédition arrivés la veille au soir. Leurs tentes sont installées au milieu d’une clairière. Des tables de bois, probablement taillées à la machette, trônent au milieu du campement. Nous faisons la connaissance de nos deux guides « Lisa et Francesco Bertrãn », deux autochtones, parfaitement à l’aise dans ce milieu hostile que constitue la « Venecia Verde ». La barbe hirsute, cigarillo aux lèvres, Francesco nous souhaite la bienvenue. Il s’exprime dans un français châtié et ne semble avoir aucune difficulté à manier la langue de Molière … ce qui ne laisse pas de nous étonner.

 

venisevert12 jls 14bwOnze heures quinze … Les derniers membres de l’équipe que nous attendions arrivent : le professeur Bruno, sommité mondiale dans le domaine de l’étude des chants d’oiseaux, accompagné de ses filles et de sa charmante épouse. On se regroupe pour déjeuner avant le départ dans les « conchas », sortes d’arroyos qui quadrillent le marais en tous sens, constituant ainsi un véritable labyrinthe. Le repas expédié, Georges, le chef de l’expédition amicalement surnommé pour l’occasion « El Presidente Jorge OICOvenisevert12 jls 24bw » nous rappelle le but de notre venue ici. Nous devons trouver des traces, des indices, voir e  même localiser l’animal mythique qui fréquente cet endroit : le « Ratupulami ». La tâche n’est pas aisée, la bestiole pourtant aperçue maintes fois, ne se laissant pas facilement approcher.

 

 

Treize heures … Tout le monde embarque. Canoës et kayak en bois glissent sous les frondaisons. Il faut être vigilant, le danger est partout. De longues lianes pleines d’épines pendent des branches qui nous surplombent. Nos guides nous ont prévenus : outre les piranhas, invisibles mais certainement présents qui pourraient bouffer le bout de nos pagaies, il faut aussi se méfier des émanations de méthane libéré par le frottement des avirons dans la vase du cours d’eau. venisevert12 jls 47bw

La moiteur nous enveloppe … au moins vingt degrés au compteur. Pourtant, vaillamment, chacun s’accroche. Le paysage est magnifique, un camaïeu de verts s’offre à nos yeux éblouis. Chaque participant a la sensation de vivre un moment unique. Pourtant, le regard rivé sur la poupe de l’embarcation qui nous précède, nous n’osons même venisevert12 jls 249bwpas imaginer ce qu’il adviendrait de nos pauvres carcasses si, d’aventure, nous nous perdions dans ces marais !

Ces espaces sauvages abritent une faune nombreuse, diverse et varié e. Julie, la fille aînée du professeur Bruno, est une spécialiste reconnue en matière de bovidés. Elle nous aide à identifier les différentes races rencontrées le long des « conchas ».

venisevert12 jls 35bCertains animaux sont très agressifs ! Il faut savoir adopter la bonne attitude lorsqu’on les rencontre. Sergio et Patricio, deux vieux baroudeurs de l’équipe, bien qu’intérieurement tendus à l’extrême, affichent un grand sourire destiné à calmer, pour l’un la férocité d’un volatile palmé, pour l’autre la menace du ragondin pelucheux dont la stratégie consiste à se laisser tomber sur le navigateur imprudent du haut des arbres qui surplombent les cours d’eau. Mais du « Ratupulami » … point de traces !

 

L’après-midi s’écoule doucement. Des rais de lumières, dans lesquels dansent les insectes du marais, trouent la sylve. Les embarcations fendent l’onde dans un bruissement feutré à peine perceptible. C’est magnifique !

 

venisevert12 jls 173bwBredouilles mais heureux, nous rejoignons le campement avant que la nuit tombe. Après une toilette sommaire, nous nous rendons tous au village proche où nous sommes accueillis dans ce que nous pensons être « la case commune ». C’est du moins la traduction que nous faisons du texte écrit en langage local sur une pancarte située au-dessus de la porte : « O bon manjahe ».   venisevert12 jls 175bwLà, notre petite troupe fait honneur aux mets du coin puis, en remerciement, entonne une série de chants qui subjuguent littéralement nos hôtes, même si de toute évidence, ils n’en comprennent pas toute la signification.

 

 

De retour à la base, chacun se prépare pour la nuit. Il faut reprendre des forces, demain les recherches continuent.

 

Dimanche treize mai. Le soleil perce gentiment la brume du petit matin. Les yeux encore englués de sommeil. j’écarte la toile de la tente qui nous a abrités pour la nuit et … stupéfaction !! … là, à cinq mètres devant moi, suspendu à une grosse branche, le nid du «  Ratupulami » !

 

venisevert12 jls 200wEn y regardant de plus près, je m’aperçois qu’il s’agit, en fait, du hamac high tech de notre compagnon Jean-Luc. Sa forme, on ne peut plus particulière (On parle du hamac, pas de Jean-Luc), m’a induit en erreur. L’engin, provenant du Canada, ressemble à une énorme chrysalide couleur kaki.

 

 

Pour l’heure, le papillon qu’elle contient ronfle comme un sapeur, le derrière au ras de la rosée. Une fois réveillé, notre ami nous fera l’article. Il nous racontera qu’il a commandé la chose à Vancouver. Cette information permettra à un petit plaisantin de déclarer qu’il s’agit donc d’un modèle « Vents Couverts », parce que le hamac en question est fermé et qu’on peut péter dedans ! Il ne rajoute pas, mais on sent qu’il y pense, qu’au locataire de l’endroit on pourra dire : «  Ah ben mon vieux Rat, tu pues l’ami ! ».

 

venisevert12 jls 214bw

Le petit déjeuner englouti, toute l’équipe part en convoi au port de «  La Garetta » pour une nouvelle journée de navigation à la recherche du fabuleux animal. Arrivés sur les lieux, nous sommes confrontés à une première difficulté … et une difficulté de taille : un saut de la rivière, d’une vingtaine de centimètres au moins, se trouve sur notre gauche. En pagayant comme des furieux, nous réussissons à ne pas nous faire entraîner dans les cataractes et nous dirigeons vers le petit port d’ « El Vanỡ ».

 

 

Après avoir emprunté tout un réseau de « conchas », nous nous retrouvons sur un cours d’eau plus large : « La Grande Rigola ».

Bientôt, un nouveau barrage se dresse à l’horizon. Le portage s’organise, les plus costauds transportent nos esquifs tandis que les autres, sur le qui-vive, surveillent les alentours. Le danger est grand ! Nos guides, Francesco et Lisa nous ont en effet mis en garde sur la possible présence dans le secteur, d’une tribu d’indiens farouches : « Los Pompieros ».

L’expédition poursuit sa route. Après un passage sous une passerelle, nous distinguons au loin le village d’ « El Vanỡ  » où nous comptons nous restaurer.

Sur un signe de Francesco, nous nous arrêtons net ! … Ils sont là ! …. Et en nombre avec ça !.... « Los Pompieros » !!!

Ils nous ont aperçus, impossible de reculer. Prudents, nous nous approchons pour débarquer. Ils sont une bonne trentaine, leur corps est couvert d’un tissu couleur bleu nuit, strié par endroits de bandes jaune fluo. Un couvre-chef à visière, coiffe la tête de certains d’entre eux. Aux pieds, ils portent de grossières galoches montantes en cuir noir. Nous cherchons en vain leurs pirogues. Apparemment ils sont venus là dans de gros chars, d’un rouge rutilant, stationnés non loin de là.

 

venisevert12 jls 289bw

Curieusement ils ne semblent pas hostiles. Il faut dire qu’ils semblent occupés à une cérémonie d’initiation. Nous en avons la preuve, lorsqu’après avoir poussé un long cri sauvage, ils balancent à l’eau un de leurs jeunes guerriers.

Un instant nous craignons le pire, mais souriant et ruisselant, il ressort du rio sous les encouragements et les sourires hilares de ses congénères.

Le plus téméraire d’entre nous, Grand Gourou Météo, s’approche alors de celui qui semble être le chef et parlemente un moment avec lui. Tout semble bien se passer et quelques instants plus tard, « Los Pompieros » disparaissent sous les frondaisons.

 

venisevert12 jls 297bwSoulagés, nous sortons nos victuailles et reprenons des forces. Un ami de nos guides nous fait passer une gourde remplie d’un alcool local : «  La Trus Pinetta » ; ça n’est pas mauvais du tout.

Les bonnes choses ayant une fin, toute la troupe repart. Les arroyos se succèdent. Dans la moiteur de la jungle, les visages suent à grosses gouttes et .. toujours pas la moindre trace de « Ratupulami » !

Nous nous retrouvons, une fois encore, sur le « Rio Niortès  » en direction de « Culỡn » où nous faisons une halte bienvenue après les émotions éprouvées quelques heures auparavant.

  venisevert12 jls 404bw

Puis c’est un dernier embarquement en direction de « La Garetta » où nous retrouvons nos véhicules. Un constat s’impose : nous n’avons pas trouvé la moindre trace du « Ratupulami », il faudra remonter une expédition l’année prochaine !

 

  le rat'à plume

 

marais-poitevin 2011 -12 marais-poitevin 2011 -12 à partir dela page 9 pour l'édition 2012

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 22:30

 

20 ème édition : joyeux anniversaire

krats toq12 jls 251bwkrats toq12 jls 113w

quelques photos en attendant le rat'port du greffier :

 

qui est chargé de le rédiger cette année ? krats toq12 jls 74bw

 

 

 

 

 

 

                                                                 le RAT'à plume,

 

 

 

Mars 2070, dans le hall d’entrée de la Ratiboicanotière *, la jeune journaliste observe d’un œil amusé le vénérable vieillard, toujours fringant, s’adresser à une charmante petite vieille, sagement assise dans un fauteuil Voltaire.

«  Alors, l’Impératrice … t’es prête pour l’émission de France Bleue ?

- Pas de problème, mon Ratabois, on est partis ! »

L’envoyée spéciale de la chaîne locale, venue à la rencontre des deux anciens réaliser une interview, n’en revient toujours pas. Ces deux-là, ainsi que tous les membres de leur bande d’ailleurs, ont largement dépassé la centaine et continuent à chanter, bâfrer, picoler et pagayer sur tous les cours d’eau du pays ! Comment cela se fait-il ? Aucun scientifique, aussi éminent soit-il, n’a jamais pu l’expliquer. Cela dit, ils sont là et bien là !

 

L’entretien a lieu en plein air, sur une petite plage de graviers attenante à la rivière qui borde la propriété. Alain DH, un autre vieux Rat, a déjà pris en main les membres de la régie de France Bleue. Le matériel technique, nécessaire au bon déroulement des opérations, a été installé. Comme il n’est pas loin de midi, d’autres résidents présents sur les lieux, ont allumé un feu de bois et empalé des saucisses sur des scions de noisetier fichés en terre, sous l’œil éberlué des techniciens. Côté météo, JPB le grand Gourou de la bande en la matière, a déclaré après avoir procédé à une séance d’incantations, qu’il n’y aurait aucun souci. On peut donc commencer.

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Sur un signe de l’ingénieur du son, Eva Surlot, la présentatarice, prend la parole :

« Madame RG et monsieur RG, pour vos amis, si l’on m’a bien renseignée, vous êtes l’Impératrice Ratamuse et l’Empereur Ratabois. Si vous le permettez, j’userai donc de ces titres pour m’adresser à vous … Lors de la préparation de cette émission, vous m’avez déclaré vouloir raconter à nos auditeurs un épisode de votre vie si riche en aventures : la 20ème Route des Rats Toqués effectuée en mars 2012 dans les environs de Redon.

 

- Eh oui, c’est bien ça ma p’tite dame.

- Alors, nous vous écoutons ... Qui commence ? … Vous peut-être, madame l’Impératrice ?

- Pas de chichis entre nous, appelez-moi Ratamuse et prenez donc un coup de rouge, vous êtes pâle comme une hostie ! … Bon alors voilà : en ce samedi 24 mars 2012, on était une bonne quarantaine, voire plus, à se retrouver à Pont Miny au bord du canal de Nantes à Brest. Un magnifique soleil, une ambiance plus que chaleureuse, de belles embarcations en bois, bref tous les ingrédients réunis pour réussir une bonne journée quoi !krats toq12 jls 19bw

- Ouais, elle a raison … pis de quoi manger aussi… et de quoi boire, ajoute l’empereur 

- Un de nos GRO *, continue l’Impératrice, a rassemblé tout le monde, enfin presque, la tâche étant quasiment impossible, pour donner les consignes nécessaires au bon déroulement de la balade. Les participants ont ensuite embarqué et en avant toute !krats toq12 jls 49bw

 

 

La journaliste s’adresse alors à Ratabois :

«  Votre altesse, comment s’est passé ce début de parcours ?

- Bien ! … comme d’habitude … c'est-à-dire que suite à la consigne de naviguer groupés, la file s’étirait sur près d’un kilomètre, après vingt minutes à peine de navigation. Le Rat Toqué, mademoiselle, est un animal difficile à domestiquer !

krats toq12 jls 56bwEnfin, il a bien fallu se regrouper à un moment donné pour voir si on n’avait perdu personne. Après ça, on est repartis.

krats toq12 jls 75bw

- Impératrice Ratamuse s’il vous plaît, reprend Eva, j’ai entendu dire qu’au bonheur de la navigation vous ajoutiez celui de la bonne chère. Parlez-nous de ces fameux arbres à saucisses que vous dressez en milieu de journée lors de vos joyeuses escapades.

- Ratamuse, mam’selle, ça suffira … pas d’impératrice entre nous…Bon, j’allais justement vous parler de ça. L’heure du pique-nique est arrivée. Alain DH, l’un de nos organisRATeurs, a eu mille misères à convaincre un tas de fainéants de se rendre sur le lieu des agapes qui, pourtant, se situait à une centaine de mètres à peine du lieu de débarquement.

krats toq12 jls 87bw A la fin des fins, il a réussi et tout le monde a cassé la croûte de bonne humeur sous un soleil généreux. Pour l’arbre à saucisses, ben y’a qu’à regarder autour de vous, les copains sont en train d’en dresser un ! »krats toq12 jls 115w

 

 

 

 

 

 

 

Ratabois qui s’était éloigné de quelques pas revient et prend la parole :

« Pis après le p’tit roupillon d’usage, ma p’tite dame, on est repartis comme en quatorze. Pas grand-chose à dire sinon que le parcours était pépère. L’Isac, c’est pas le Colorado ! En milieu d’après-midi, on a emmanché la Vilaine. Notre copain Peupeu a déclaré qu’à défaut, valait mieux ça que d’emmancher la Rance. Quel poète çui-ci !

Notre joyeuse bande a passé la petite ville de Rieux et dans ce coin-là, j’ai fait débarquer une partie des copains pour leur montrer qu’on était, à cet endroit, au point de jonction de trois départements. On m’a dit qu’on n’avait pas trop le temps, mais j’ai la tête dure, gast ! » 

Suite aux deux verres de gros rouge qu’elle venait d’écluser, Ratamuse s’essuya la moustache d’un revers de manche et prit la suite :

« Eh pis, bon, on a rejoint le canal de Nantes à Brest à l’écluse du Bellion et on est revenus à notre point de départ. La boucle était bouclée. Tout le monde a débarqué, et après une dégustation de cidre organisée par l’Empereur, chacun s’est rendu sur son lieu d’hébergement, rendez-vous étant pris à dix-neuf heures sur le lieu du dîner.

- Et c’est là, si mes sources sont exactes, qu’on vous a sacrée Impératrice Ratamuse, la coupa la journaliste.

krats toq12 jls 210bw

 

- M’en parlez pas ! Quel coup ! Enfin, ça m’a bien fait plaisir et, de temps en temps, quand j’ai pas trop le moral, je regarde avec émotion le bikini en bouchons de liège et flotteurs de canne à pêche ainsi que le discret porte-clefs en bois massif représentant un Rat, que les potes m’ont offerts.

 

- Pour la vingtième, fallait bien marquer le coup, reprend Ratabois. On a aussi chanté, déclamé de la prose, organisé un quizz, affiché un historique de la route des Rats. Bref, on s’est bien marré. Une seule ombre au tableau : l’absence de nos Rats savoyards et celle de notre vétéran Jean-Claude et de Jeanne, son épouse. Bon, voilà … pis après, ben, on est allés se coucher. »

 

 

Petite pose dans l’interview. Eva Surlot a déballé la pommade de steak en tube qu’elle a apporté pour son déjeuner et le sachet de vin lyophilisé en poudre qui lui mouillera la meule. Rouge de colère, l’Empereur se rue sur elle, lui arrache des mains ce qu’il nomme une nourriture de Barbare et balance le tout au feu.

«  Pas de ça ici ma p’tite ! Tu vas m’faire de plaisir de manger et de boire poliment ! Non mais des fois ! »

Et d’attraper aussi sec une bonne grosse saucisse au muscadet qui grésillait sur les braises ainsi qu’un gros quart de rouge qui titre allègrement ses treize degrés cinq.

 

«  Et on discute pas, on mange tout, ajoute-t-il. Bon, pis c’est pas tout ça, on continue l’histoire pasqu’on n’est pas couchés sinon !

Alors, le dimanche arrive, les copines et copains, après avoir petitdéjeuné, se retrouvent à l’écluse du Bellion. Là, on assiste aux exploits d’un Raton qui participe à la sortie pour la première fois. Il nous régale en se foutant à la patouille deux fois de suite. La première en voulant descendre, en kayak s’il vous plaît, la raide pente herbeuse qui domine la rivière ; la seconde en jouant à une sorte de ball-trap aquatique , jeu consistant à cogner avec sa pagaie un ballon lancé par un comparse. Si on crie « poule ! » c’est un petit plus !!

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La bête à peu près sèche, on part sur le canal. Ce dernier est rectiligne

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et longe la voie ferrée, c’est un peu monotone mais on trompe le temps en plaisantant. On croise des vestiges de la seconde guerre mondiale, des barges en mé

 

tal riveté, alignées s ur les berges comme des sardines et recouvertes par la végétation.

 

 
On atteint St Nicolas de Redon puis, virage à gauche toute vers le centre de Redon tout proche où les Rats débarquent.

 

Bon, j’ai la dalle en pente, continue, toi, Ratamuse.

« OK Boss, répond l’intéressée… Alors, voilà, on s’installe dans la cour de la base canoë- kayak, on sort les victuailles, on fait le feu et roulez …

- Et c’est là, m’a-t-on dit, la coupe Eva, que vous avez fait votre fameux numéro de strip-tease ?

- Vous en savez des choses ! Eh ben oui, je me suis mise en maillot et, par-dessus, j’ai enfilé mon costume d’Impératrice, affolant ainsi tous les mâles dans un rayon de trois kilomètres ! Ah là là quel souvenir, j’étais jeune à l’époque !

 

 

- Scusez-moi, intervient la journaliste un peu euphorique, pourrai-je avoir petit bout du lard que je vois là avec un autre petit coup à boire pour faire passer !

- Et comment donc, mon p’tit lapin, répond Ratabois, j’vois qu’t’apprends vite, ça fait plaisir !

Bon, c’est moi qui conclus. Alors après la prestation de Ratamuse, on rembarque et on suit la Vilaine sous un soleil à tout péter. A hauteur du marais de Robeaux, en amont de Rieux, on est étonnés. Sur des centaines de mètres, y’a un monde fou qui, le dos tourné à la rivière, scrute les prairies environnantes.

On est trois curieux à débarquer pour savoir de quoi il retourne. Des gens nous disent qu’une chasse à courre au lièvre, sans mise à mor,t a lieu. Ce qu’ils regardent avec tant d’intérêt, ce sont les daims, biches et autres bestiaux des bois qui galopent à fond de train, débusqués par les chasseurs.

Après, ben, on n’est pas loin de la fin. On retrouve notre point de départ, l’écluse du Bellion. Après les adieux d’usage, chacun rentre dans sa chacunière.

- Eh bien, vos Altesses, je vous remercie du fond du cœur , d’avoir conté à nos auditeurs ce bel épisode de votre vie. Beaucoup de nos jeunes auditeurs vont en rêver. Je pense notamment aux usagers qui roulent actuellement sur l’autoroute à trente-deux voies qu’est devenue la Vilaine ! »

 

 

Eva Surlot, coupe son micro, attaque son cinquième gorgeon de Morgon et, bien éméchée, demande à goûter l’étrange chose noirâtre qu’un des vieux Rats vient de sortir de la cendre : un camembert au lait cru sorti tout droit de l’atelier fromage de la Ratiboicanotière.

Un peu plus tard, la journaliste, complètement pétée et vêtue uniquement du string en flotteurs et du soutif en bouchons de Ratamuse, danse comme une diablesse autour du feu, encouragée par les applaudissements frénétiques des techniciens, bien allumés eux aussi, sous l’œil amusé des vieux Ratokés.

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* Note à l’intention des jeunes branleuses et branleurs nées après 2050 :

Ratiboicanotière, maison de retraite de l’association OICO, fondée par le groupe de kayakistes de cette association, les Rats Toqués (ou Ratokés). A l’origine, cet établissement devait s’appeler la Ratiboisière, mais suite à un rapprochement amical, jamais démenti, au fil du temps avec Voile et Canotage d’Anjou, autre association de la région, il prit le nom que nous lui connaissons actuellement.

* GRO : Grand Rat Organisateur

 

En annexe, quelques clichés, fournis en souvenir à Eva Surlot, par le Couple Impérial.

 


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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 10:44

désalage 11jls0007wune dernière journée en fin de saison est organisée pour déssaler les bateaux !!!

 

 

se rencontrer et échanger les souvenirs de navigation de l'année, oui, j'adhèredésalage1jls0022wdésalage 11jls0001w

 

mais déssaler les bateaux !,quels sont les bateaux qui ont navigués cette année en mer, j'attends vos réponses !désalage 11jls0009wBonne trève hivernale

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 09:37

Après la journée du patrimoine sur la Marne, nous sommes descendu directement sur Orléans pour participer au festival de Loire.
orleans2011 047wCette année nous étions mieux placé, pas tout a fait au centre de la fête, mais à l’aplomb des cales de mise à l’eau. Nous avions en plus des canoës les bateaux d’aviron ce qui faisait une bonne vingtaine d’embarcations en exposition.

Quand l’envie nous prend, ou pour faire de l’animation sur le plant d’eau, il est facile de charioter pour une petite ballade et rencontrer les amis mariniers.


 

orleans2011 082w

Le samedi matin chargement des canoës sur les remorques pour la randonnée devenue tradition nelle. Embarquement sur la plage de Bou, il fait très chaud, la Loire est trè basse mais nos  canoës se faufilent sans trop de problèmes. Après un arrêt et une visite rapide à l’écluse de Combleux, nous filons vers Orléans.

orleans2011 088w

D’après le canadien embarqué avec Francis, il fallait prendre à droite sous l’arche du pont Thinat, mais deux bateaux ont touché, nous passons donc au milieu dans le bouillon sans problème, et puis nous arrivons au centre de la fête encombrée par des bateaux de toutes tailles.


orleans2011 052wCe soir nous attendons le feu d’artifice et restons attentifs à ce que la foule n’empiète pas dans le périmètre de l’exposition.

Voici le dernier jour du festival, le jour ou tout le monde r’emballe un peu dans la confusion comme à tout les salons, expo etc.…Malgré le zèle des gardiens essayant de canaliser les exposants. PICT0041w

Cette année la ville d’Orléans nous offre un dîner de clôture. Serons n ous au prochain festival ?

 

Yannick

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 09:03

 

marne 11gp0007wArrivés au camping de Neuilly sur Marne une petite heure avant le départ prévu à 10h, nous avons eu le temps de monter la tente (d’époque) avant de mettre Maya à l’eau avec les autres canoës. Pour Maya, c’était un retour après ses mésaventures sur l’Orne en mai dernier qui lui avait valu un trou de 3cm sur un côté. La réparation du trou s’est un peu étendue à un décapage extérieur complet, le remplacement d’un bordé « tuilé » et la réparation d’une bonne vingtaine de membrures piquées ou cassées.

 

Nous voilà donc sur l’eau de cette rivière Marne, dont une grande partie des constructeurs de nos chères embarcations étaient installés dans les alentours jusqu’à l’arrivée du polyester et le déclin du bois.

marne 11gp0033wmarne 11gp0041w

Tout au long de cette descente, nous remarquons nombre de guinguettes et de maisons en meuli ère, caractéristiques de la région et des années d’entre-deux guerres, ainsi que les locaux de tous les clubs locaux de canoë-kayak.

 

Dans l’ensemble, nous traversons un paysage plutôt urbain mais les berges très arborées de la Marne forment un écran de verdure entre la ville et la rivière.

 

marne 11gp0271wJuste avant midi, nous nous détournons du lit principal pour explorer un bras mortmarne 11gp0065w de la Marne, beaucoup plus étroit et tortueux. A la sortie de ce bras, nous abordons une ile pour le pique-nique.

Retour sur l’eau pour contourner presque complètement la ville de Saint-Maur des Fossés qui occupe la totalité d’un méandre de la Marne, son « isthme » étant traversé par un tunnel fluvial, pour raccourcir le parcours des péniches. L’arrivée aura lieu peu avant le barrage de Créteil, sur un bras latéral.

Plein d’élan, 3 de nos amis ne virent pas le groupe qui s’échappait à gauche et continuèrent quelques centaines de mètres avant de constater la méprise.

Une mention particulière pour Marc, qui écopa autant qu’il pagaya, pour finir « bien humide »…

marne 11gp0268wmarne 11gp0151w

Un repas « Guinguette » nous attendait pour la soirée dansante, à 2 pas du camping.

La pluie qui nous avait épargné tout l’après-midi se déchaîna pendant le repas du soir, certains d’entre nous « profitèrent » de quelques fuites de la Guiguette…

  marne 11gp0069w

Le lendemain, retour en amont et retour du soleil : départ de Noisiel, cette ville s’est développée au cours des 19 et 20esiècle autour de la célèbre chocolaterie Menier dont l’architecture industrielle est tout à fait exceptionnelle, en particulier le fameux « Moulin Saulnier » construit à partir de 1860 pour écraser les fèves de cacao.

marne 11gp0277w

Nous remontant quelques centaines de mètres pour nous rapprocher du barrage, dont la chute est assez impressionnante.

Nous prenons ensuite la direction aval dans un décor beaucoup plus bucolique que la veille. La Marne est très calme dans cette zone. Nous arrivons vers 13h au camping pour un apéritif et un pique-nique barbecue convivial avant le retour de chacun dans ses foyers.

marne 11gp0174wmarne 11gp0252w

 

Grand merci aux organisateurs et au camping qui nous a accueilli gracieusement.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:47

rats gd lieu 11jls0039wrats gd lieu 11jls0051wrats gd lieu 11jls0045wrats gd lieu 11jls0061w

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 22:21

 

WE en Vienne

La Vienne, j’ai souvenir d’en avoir parcouru un bout mais cela reste flou !

cenon s vienne 003wAlors là je vais pouvoir en faire tout un we grâce à Michel et Chantal qui nous invite au rassemblement de la belle petite plaisance ! Mais en fait je ne sais pas trop à quoi m’attendre.

En route pour Civeau ! Comme d’hab ! la joyeuse bande est là, que des têtes connues !après salutation papotage et autres fanfaronnades ! Mise à l’eau !l’eau de la rivière semble bien noire ! Le temps est clair les rives boisées d’un vert soutenu ! Le courant à peine moins fort que celui de la Loire nous emmène sans trop d’effort. Quand les fonds sont hauts on distingue très bien les grandes herbes qui ondulent et les cailloux du lit de cette rivière !cenon s vienne 004w L’impression de vitesse est plus forte ! La rencontre de beaux cygnes blanc est fréquente, certain bien gonflé et près à bondir si l’on approche plus ! Car on les imagines sans les voir les jeunes sont sous haute protection.

Ici de grandes portions sinueuses encaissées dans la verdure succèdent à des barrages qui nous redonnent goût à la rivière. Dans une belle vallée au détour de grands arbres la silhouette de tours de château vient nous donner un spectacle féodal ! On s’attend à voir apparaître le châtelain en costume d’époque. On pourrait croire qu’on est Touffou !lieu magique l’île du petit félin, le moulin de St Mars et celui de Chitré !cenon s vienne 013w

Le passage de barrage est toujours un moment particulier ! Un arrêt s’impose pour aller voir comment il se présente ! Quel endroit choisir pour le franchir ! Certain ont des passes ou des goulets qui facilitent le franchissement ! Pour les habitués c’est un moment de plaisir, pours les plus jeunes c’est la peur au ventre qu’ils passent leur premier barrage guidé par les connaisseurs, ils se lancent dans le tourbillon des eaux qui courent ! Et bien souvent en redemande, car la peur est vite remplacé par le plaisir !

cenon s vienne 020wAprès deux grands jours de descente nous arrivons à Cenon-sur-vienne lieu de rassemblement de la belle petite plaisance ! Une grande prairie nous accueille pour exposer les bateaux et passer une nuit tranquille après notre visite chez Michel et Chantal qui nous on préparé un festin, autour d’une très grande tablée installée dans leur charmante demeure au bord de la Vienne !un repas copieux et gourmet avec un accueil chaleureux !cenon s vienne 066wcenon s vienne 042

Le lendemain arrivent tous les autres exposants et toutes sortes d’embarcations plus belles les une que le autres, qui se dores au soleil pour le plus grand plaisir des yeux des mains et des appareils photos !

J’étais loin de m’imaginer qu’en venant sur la vienne ce ‘we’ je participerais à ma première course en ligne de canoë bois traditionnel.


cenon s vienne 063wNous voici donc sur la ligne de départ bien calé dans notre canoë la pagaie prête à plonger dans l’eau. Coup de sifflet c’est parti pour 300m, virer la bouée et retour ! nous sommes les premiers, une courte distance nous sépare des autres candidats, attention pour virer la bouée, notre virage est bien trop large et nous sommes dépassé par un équipage bien rodé, une cadence régulière, un virement cour et il nous passe devant, malgré nos efforts impossible de revenir ! Bravo les frères!cenon s vienne 077w

Vraiment un très grand merci à Chantal et Michel pour ce très bon we en Vienne.

Jean-pierre

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 22:00

 

Lundi 15 août 10H00 Lucie passe la dernière couche de vernis sur mon kayak

13H00 Départ de la maison

19H00 Arrivée au camping de Carennac, les copains: Yannick et Serge, Guy et Françoise, Jean Louis sont là et boivent une bière.

Nuit calme au bord de la Dordogne, elle semble avoir perdu 10 à 15 centimètres par rapport à son niveau de l'an passé.(pont de Carennac niveau + 60, + 15 à Tursac)

 

dordogne 11jls0063Mardi 16 août Nous partons de Carennac. Nous faisons une navette touristique pour conduire les fourgons à Saint Sozy. Départ 11H00 (3 canoés bois: Yannick et Serge, Guy et Françoise, je fais équipage avec Jean Louis), Yannick et Serge prennent le toboggan à canoé. Ils touchent vraiment beaucoup à la sortie, nous faisons glisser les autres canoés sans passagers.

Sur le parcours, ça gratte, ça fourmille,ça fait mal aux vernis, ça fait faim. Nous nous arrétons à 12H30 pour le casse croute.

 

Belle navigation, beau temps, Les vernis sont nickels ou presque, nous pourrons regratter demain pour vernir les cailloux. Nous nous promnenons dans les vielles rues de Meyronne. Les figues sont jaunes et mures! Nous avons trouvé une canotière avec une Porche dans le garage!.. Nous envisagions de dormir sur le bord de la Dordogne, nous avons été contraints de déménager, de l'autre coté de la route. C'était malheureusement à coté du camping qui faisait ce soir là une animation "bal année 80." La musique était assez bonne mais forte!
dordogne 11jls0075

Molkky à trois, trois éliminations!..


Mercredi 17 août Navette matinale et départ de Saint Sozy 10H00, à la levée des brumes. Nous repassons sous le pont pour ne pas manquer un seul mètre de la Dordogne. Nous avons vernis quelques cailloux., mais moins que la veille. Il fait chaud, il fait rose pour certains, il fait très chaud, il fait rouge pour d'autres, il fait suant, collant, dégoulinant, assoiffant pour tous. Jean Louis a oublié sa pagaie! dordogne 11jls0122

Morale: plus longtemps on a frais et moins vite on a chaud! (Françoise)

19H00 arrivée de deux Sourriseau et deux Fertache en voiture, elles ont eu bien chaud aussi...

20H00 apéro

Bonne nuit calme au camping de Saint Cyprien..

 

Molkky, abandon par manque de lumière!...

 

Jeudi 18 août Cénac à Saint Cyprien

dordogne 11jls0267Chaud, châteaux, chevennes, 23 kilomêtres, même pas peur!

Patrick mon cousin est venu nous retrouver pour une ballade initiation au canoé bois, il navigue avec Jean Louis (qui n'a pas oublié sa pagaie). Je suis sur le Léo de Serge.( Un bon kayak, stable, un peu plus lourd que le mien mais vraiment une belle ligne).

Nous sommes informés sur la vie des rivières, Patrick est un pêcheur à la mouche. On a croisé beaucoup de canoés en plastique, le coin est très touristique. Les villages sont somptueux, les falaises escarpées, l'eau chaude et les rochers moins affleurants que les jours précédents. Les filles sont venues pique niquer avec nous à la Roque Gageac (pastis du midi, bon appétit), nous en avons profité pour une formation à la botanique dans les ruelles du village:  

      • Grenade

      • Agavias

      • Citronus et orangus

      • Kiwitus

      • Banania

      • Olibrius

      • Vignus pouritus

      • Grosso bella planta

      • Fougérus bizardus

      • Matus de pirogus...

Le soir, nous sommes allés à la fête du village et avons profité d'un repas gourmand au canard .

 

Molkky, pas de molkky, nous sommes rentrés trop tard!...

dordogne 11jls0359

Vendredi 19 août,départ 10H30 de Saint Cyprien au pied du camping. Françoise fait relaxe, Sylvie et l'autre Françoise partent pour une rando sur le GR les filles restent à la piscine du camping. Jean Pierre a pris la route pour nous retrouver dans la soirée. La Dordogne est chaude, calme, frétillante, pétillante, apétissante, charnue, sexy,séduisante, miroitante, attirante, poissonneuse, sableuse, herbeuse, colorée, goûteuse... . Les adjectifs ont été proposés par chacun le soir à l'apéro, on comprend mieux ainsi certains qualificatifs! En fin de parcours à Limeuil (confluent de la vézère et de la Dordogne) nous avons remonté la Vézère sur quelques dizaines de mètres, ce sera pour demain! Nous avons eu chaud, très chaud, très très chaud. Il parait que c'est la canicule! Dans l'eau ça va, mais au soleil, c'est très très soif...Jean Pierre et Léo sont arrivés en soirée.

dordogne 11jls0374

Molkky, 1 Sylvie, 2 Yannick, 3 Jean Pierre

 

Samedi 20 août Montignac Tursac sur la Vézère départ en voiture du camping à 9H15 pour une petit navette de 15 kilométres. Il nous aura fallu une heure!...

dordogne 11jls0400Certaines mauvaises langues vous diront qu'on s'est beaucoup rallongé en passant par Sarlat, mais en fait, c'est juste que la montagne est belle et que l'on en profite pour faire un peu de tourisme...Nous sommes 11 à naviguer, c'est une initiation pour l'autre Françoise et Anne. Le soleil brille encore très fort, nous avons eu chaud, très chaud, l'eau était bonne, trés bonne...

Conseil: Un peu de courant, pas trop de fond, une touffe d'algues vertes, un galet rond pour poser sa tête, on s'allonge et on est près du bonheur parfait!

Tout au long du parcours, grottes, cavernes, cascades, résurgences, chateaux et beaucoup moins de canoés en plastique que sur la Dordogne. dordogne 11jls0619

 

Molkky, 1 Yannick, 2 Guy, 3 Serge, tous les autres éliminés!

 

Dimanche 21 août Tursac Limeuil 26 kilométres sur la Vézère. Trés trés chaud, nous passons par les Eyzies de Tayac, Le Bugue, les hommes des cavernes ont bien choisi leurs sites. Quelques coups de pagaies, baignades, "c'est quand qu'on arrive", "Après le pont, il reste combien de ponts?" La fin du parcours devient difficile, les rochers affleurent, le soleil est en face et bas sur l'horizon, on ne voit plus les remous des obstacles, je perce le kayak, Yannick et Serge font de la balançoire sur un tronc d'arbre...Arrivée à Limeuil tardive, 9 canoéistes rendus et assoiffés. À 20 heures il fait encore 35 degrés à l'ombre, la nuit sera très chaude, le sommeil est long à venir. Sylvie reçoit la visite de hérissons dans la nuit!

Conseil:on remplace le galet rond par son gilet de sauvetage, c'est moins nature mais plus confortable...

 

Molkky, pas de molkky rentrés trop tard et trop fatigués!

 

Lundi 22 août Journée de repos: 8H00 25°, 11H00 32°, après on n'a plus regardé le thermomêtre, on savait seulement qu'il faisait trop chaud! Au programme: doucdordogne 11jls0470he, piscine, farniente, piscine, douche, repas frais, piscine, douche, tourisme aux eyzies, shopping, souvenirs, douche, piscine, douche, repas frais, piscine...

On fond sur place!...

 

Molkky, 1 Yannick, 2 Jean Louis, 3 Françoise

 

 

 

Mardi 23 août Limeuil Lalinde sur la Dordogne.

Après une grande navette, navigation le long du single de Trémolat. On tourne à droite, encore à droite et encore à droite sur des kilomêtres, le vent est de face. On arrive au pied de la falaise et on prend à gauche encore à gauche et le vent est... de face bien sûr!. Pas de courant, un barrage ferme le single, pas de cailloux non plus, il y a du fond. Arrivés au barrage, nous constatons que la Dordogne n'est plus navigable. Nous sortons les bateaux. Il y a une mise à l'eau possible, à un kilomêtre: c'est très beau, des cygnes par centaines, des cailloux par milliers des algues qui ondulent et qui cachent les galets ou le canal mais avec des rives très abruptes et pas de calle de mise à l'eau. Nous decidons d'arrêter notre parcours là. Jean Louis et moi partons chercher les véhicules en stop. Avec une rame en bois à la main, la première voiture s'arrête (des hollandais dans une voiture allemande). Nous chargeons canoés et kayak, nous prenons un pot sous les muriers. Les copains rentrent à Saint cyprien, je prends moi la route pour rentrer au bercail. dordogne 11jls0706

 

Mercredi 24 août Frossay, Pornic, Paimboeuf, Frossay

Mon programme de la journée n'intéressant personne, je laisse le soin à qui veut de faire le compte rendu des navigations suivantes.

 

Jeudi 25 août 7H00, 12° au thermomêtre de la voiture, je reprends le chemin du travail, toutes les bonnes choses ont une fin!


 Christelle

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 21:50

 

Lundi 18  : En route vers Orléans

On rengaine le matériel, on remonte à bord, et en voiture Simone, on continue à tailler la route en direction du camping de St Ay *. La miction s’est bien passée, le roncier au pied duquel elle a eu lieu semblait un peu sec ; les mûres seront bonnes cette année. Soulagés, Dominique et Patrick atteignent leur but en fin d’après-midi. La roulotte d’Anne-Thérèse et Yves est déjà à poste, d’autres membres de l’équipe sont également présents.

On s’embrasse, on se congratule, on parle du temps, du trajet et on commence à dresser les guitounes. Y’a de tout : de la Quechua qu’on lance à la petite tente igloo traditionnelle. Un modèle atypique enchante toute l’équipe : la canadienne de Dominique (alias Peupeu), objet de collection des années soixante-dix. Les fermetures de l’entrée sont hors d’usage, ce qui permettra à la sympathique cabane de toile de vomir le lendemain matin une partie de son contenu.

loire rats 002wComme l’an passé, les camping-caristes proposent de s’occuper de l’intendance, ce que la bande de fainéants qui les accompagne, se dépêche d’accepter. Une fois de plus, Anne Thérèse et Chounet seront au TOP durant tout le séjour !

Douze Rats sont bientôt assis autour de la table : Jean-Paul et Bernadette, Jean-Luc, Roselyne et Jacques, Serge et Yannick, Anne-Thérèse et Yves, Dominique et Patrick, Marianne enfin, qui se met à pouffer. Elle pensait que Dominique était la femme de Patrick. Elle réalise son erreur en voyant ce splendide spécimen de la gent masculine, roulant des pectoraux. * (Prononcer Saint i , si on ne veut pas passer pour un plouc )

 

Mardi 19 : La colère du ciel.

Les herbes humides lui chatouillant le trou de balle, Plume trottine frileusement au bout de sa laisse. Il est huit heures du mat, Yves et son toutou adoré font leur petite promenade matinale. Patrick qui revient des toilettes, les rejoint et tous trois rallient le camping-car pour y prendre un petit déj bien chaud. Il faut ça ! Le crachin se met de la partie et le thermomètre affiche un neuf degré et demi à tout casser, beau mois de juillet décidément !

Le reste de l’équipe émerge du sommeil au compte goutte. Marianne, qui a dormi dans sa voiture arbore une magnifique coupe de cheveux TNT. Les autres montrent aussi quelques signes de fatigue. Ils n’ont pu s’endormir très tôt la veille, des malappris ayant discuté bruyamment au bar du camp jusqu’à une heure du matin. Peupeu dort toujours, sauf ses pieds qui ont choisi de voir la lumière du jour avant le reste du bonhomme.

Seuls, Anne Thérèse, Yves et les frères, bien à l’abri dans leur fourgon, semblent en forme. Le ciel est gris. Très gris. Il fait froid. Bien froid. Après s’être prosternés devant leur Grand Gourou Météo, les Rats attendent ses prévisions. Ce sera du moche. Du très moche ! ça va pisser dru et ça ne s’arrêtera qu’à quinze heures. Comme pour confirmer ses dires, ça se met à tomber et le niveau de l’eau est bientôt tel que le fourgon des frangins devient une île depuis laquelle les deux naufragés regardent leurs compagnons d’infortune de leurs grands yeux de coureurs de rivière.

Un petit groupe de Rats bricoleurs se met à fabriquer une sorte d’abri en tendant une bâche entre le camping-car et le fourgon. Bouts de ficelle et pagaies attachées les unes aux autres renforcent la structure. Qui n’a pas vu ça n’a aucune idée de ce à quoi peut ressembler un bivouac de romanos !loire rats 004w

Jean-Luc et Peupeu, qui étaient partis en reconnaissance au village, reviennent tout excités et annoncent qu’ils ont trouvé un resto chinois qui accepte de recevoir la troupe, même trempée, pour onze euros tout compris, entrées, plats et desserts à volonté. Emballé c’est pesé, l’équipe au complet se retrouve bientôt devant un buffet oriental bien garni. La nourriture est bonne, la patronne très accueillante, on peut se servir copieusement ce qui entraînera chez un Rat dont le nom ne sera pas cité ici, une gingembrite aiguë qui ne disparaîtra que le jeudi soir suivant.

Et le programme de navigation dans tout ça ? Vu le temps, on décide de supprimer l’étape du jour (Meung/Loire – Cour/Loire) et de se rendre au camping de Muides sur Loire, dès que la flotte aura cessé.

De retour au camp, chacun tue le temps à sa manière : ça dort, ça discute, ça joue au jeu des P’tits Cochons … bref, on s’occupe. Un couple de quinquas suisse allemand vient prendre langue avec Jean-Luc et Patrick. Ils descendent une partie du fleuve en kayak pliable et voyage dans une superbe Deux Chevaux blanche. Ils semblent intéressés par les embarcations bois. On se comprend à peu près, Les Suisses parlant un mauvais français et les français un mauvais allemand. Quinze heures cinq, une culotte de gendarme apparaît entre les nuages. On se prosterne, comme il se doit aux pieds de Grand Gourou, on démonte, on plie et on s’en va. Une heure plus tard, tout le monde est confortablement installé en bord de Loire et on décide de remonter le courant, histoire de dire qu’on aura quand même un peu navigué ce jour-là. La troupe passe sous le pont de Muides et se heurte bientôt à un petit seuil. En pagayant comme des sauvages et en choisissant la bonne veine, certains réussissent à le franchir et à s’élever au niveau supérieur. Bernadette, à qui son homme a recommandé de ne pas trop se fatiguer, a compris le contraire et s’acharne comme une démente. A ses côtés, Dominique fait de même. Ils n’avancent pas d’un iota mais ne s’en rendent pas compte. Ils font penser au lapin Duracell de la publicité ! Au bout de vingt minutes de ce petit manège, on va les récupérer.

Le soir tombe, tout le monde se retrouve autour de la table pour un savoureux dîner et après un petit brin de toilette, la petite bande va se coucher.

Fin du premier épisode. Prochain épisode : Mercredi 20 juillet, les Nymphettes.

loire rats 008w


Mercredi 20 : Les Nymphettes

Un pâle soleil se lève sur le bourg de Muides. Un à un, les Rats s’éveillent et rallient la roulante où leur est servi avec amour un substantiel petit déj. Patrick et Jean-Luc partent au ravitaillement et reviennent avec pain et pâté de tête acheté chez un homonyme de Patrick, un certain Alain Jorand, charcutier traiteur de son état, un emballage vierge rapporté de la boutique l’attestant.

Un petit bras de Loire baigne la plage du camping. C’est là que tout le monde embarque, bien équipé, la canicule n’étant pas encore au programme pour la journée. Les fiers navigateurs et trices passent sans encombres deux petits seuils mignonnets. Le fleuve est égal à lui-même, superbe !

A l’horizon se profile bientôt Blois, bonne ville du seigneur Jack Lang. La troupe s’arrête à quelques encablures du pont, sur la rive droite. Oh là là ! gros bouillon en perspective sous la deuxième arche ! On regarde, on s’interroge, y a-t-il des cailloux ou non ? Ces atermoiements ne sont pas du goût de Peupeu qui, excité comme un pou, se glisse dans son kayak et s’engouffre dans la veine d’eau coléreuse qui rugit sous le pont. Contre toute attente, alors que ses potes et potesses se demandent déjà comment avertir sa veuve, le héros triomphe de l’onde déchaînée, aussitôt salué par un tonnerre d’applaudissements. La route est tracée, il n’y a plus qu’à suivre … en faisant gaffe quand même !

Jean-Paul, qui a pris des photos des passages, est le dernier à franchir l’obstacle. Le dernier ? Mince … et Jean-Luc ? Où est-il passé celui-là ?

 

L’animal est déjà loin en aval. Fidèle à son image de franc-tireur, il est passé rive gauche, discrètement, sans rien dire.

Tiens, bizarre ! Le compte semblait bon or, deux embarcations apparaissent sous l’arche du pont de Blois et empruntent le passage que, a-t-on appris depuis peu, les autorités Blésoises envisagent de baptiser officiellement « Voie Peupeu ». Les pagaies sont en plastique blanc, ces sauvages ne font donc pas partie de la troupe. Hélas … Devant les yeux médusés des Rats, passent à toute vitesse deux ravissantes jeunes femmes, joyaux enchâssés dans leurs kayaks synthétiques de location. Le tonneau étanche, surmonté d’une tente –Galette, que l’on distingue sur l’une des embarcations, fait penser aux avions-radars Awacs. Au passage, ces jolies nymphettes complimentent les Baba Cool sur la beauté de leurs esquifs en bois, et continuent leur route en pagayant fermement.

La bande des Rates et Rats se regroupe et s’éloigne à son tour. Curieusement, les éléments mâles semblent avoir un regain d’énergie qui les pousse à accélérer le rythme. Le deuxième pont de Blois se présente, un seuil apparaît sous ses arches. Il est franchi sans encombres. Troisième pont en vue, avec seuil également, ça passe pour tout le monde mais ça gratte un peu pour certains.

Les minettes sont bientôt rejointes puis dépassées. Comme il commence à faire faim, Jean-Luc déniche une petite plage sympa qui abritera le pique-nique.

loire rats 009wAlors que la bande se restaure, qui voit-on débarquer ? Les deux Ondines qui annoncent que, pour une fois qu’elles rencontrent de vrais kayakistes, elles voudraient bien, s’ils le permettent déjeuner avec eux. Certains ne se sentent carrément plus pisser, ne parlons pas de l’élément gingembrisé !

On mange, on boit … peu ! Eh oui, incroyable mais pourtant vrai, douze Rates et Rats se retrouvent avec soixante quinze centilitres de pinard en tout et pour tout ! Du jamais vu !

On parle aussi : Les nouvelles venues annoncent qu’elles se rendent à Amboise où elles doivent être pour le jeudi suivant et qu’elles répondent aux délicieux prénoms d’Anaïs et Anny. La première, Anaïs, est française, professeur des écoles à Bobigny mais originaire du coin. Anny, la seconde est américaine et en vacances avec sa copine. Elle vient du Connecticut . Le nom du lieu prononcé avec un mignon petit accent déclenche immédiatement une crise chez le Rat atteint de Gingembrite, dont la trogne se fend d’un sourire béat qui ne le quittera plus jusqu’à la fin de la randonnée.

Le ventre plein, tout le monde repart. Direction camping de Chaumont. Les deux naïades s’arrêtent un moment alors que les Rats continuent leur chemin. Le temps est changeant, plutôt ensoleillé mais quelques grains arrosent la troupe. De plus, Grand Gourou a annoncé une bonne douche pour la soirée.

Chaumont enfin ! Arrêt au pied du camping et aux pieds de Jacques qui attend les pagayeurs et yeuses sur la berge. Remontée des embarcations et coup d’œil sur le ciel. Mince, Grand Gourou avait raison ça commence à crachiner sévère. Pendant que l’irremplaçable Jacques ramène les chauffeurs à leurs véhicules laissés à Muides le matin, les Rates et Rats restants prennent une boisson chaude, les vêtements humides qu’ils portent sur le dos les rafraîchissant quelque peu.

Une privilégiée dans le lot : Roselyne qui, grâce à Jacques son chevalier servant, dispose dès son arrivée de rechanges et de tabac secs. Un quart d’heure après son débarquement, elle est douchée, nippée et nicotinée de frais !

Anny et Anaïs arrivent à leur tour. Tandis que la jolie Française se rend à la réception située à l’autre bout du camp, la fille de l’Oncle Sam, tremblante, adossée au tronc d’un chêne, s’abrite de la pluie comme elle peut. Patrick lui propose un café qu’elle accepte volontiers. Anne-Thérèse, au cœur plus gros que la fortune de Bill Gates, lui propose carrément de dîner avec l’ensemble de la bande. Au retour d’Anaïs, la cause est entendue, deux convives de plus trôneront à la table. Cependant, tenant à participer, elles partent toutes deux acheter « un petit quelque chose » pour le dîner.

Le temps passe… Tranquillement… Humidement aussi … ! Soudain, bruits de moteur : les chauffeurs reviennent. Surprise, deux d’entre deux ont une passagère. Ils ont récupéré les jeunettes qui revenaient au camping après leurs achats au village. Gingerman (l’homme au gingembre) est accompagné de miss USA. Il descend de son véhicule, la bouille rubiconde, fendue d’un énorme sourire, il brille comme un phare !

Le dîner est génial comme d’hab’. Anne-Thérèse, Chounet et Jacques ont, une fois de plus, fait des prodiges. L’ambiance est chaleureuse. Cette fois, les soixante quinze centilitres du midi sont largement dépassés, d’autant plus que le « petit quelque chose » rapporte par les minettes s’avère être un petit cubi de rosé de Loire. Les vieux beaux sont aux anges. La présence des deux jeunesses leur rappelle quelque part leurs vingt ans. L’un évoque le temps où il était grand, beau et fort dans la marine, on ne peut plus l’arrêter. Un autre entonne « La Belle Barbière » repris aussitôt en chœur par ses complices, un troisième en bout de table, ne dit rien mais n’en pense pas moins. Un dernier enfin, va même jusqu’à massacrer la deuxième voix de la chanson « Sounds of silence » en duo avec Anny à qui on a demandé un chant de son pays. Quant à l’atteint de Gingembrite, lancé à corps perdu dans un conciliabule avec Anaïs, il ne brille plus … il rutile !loire rats 013w

Les Rates présentes ont un petit sourire aux lèvres et regardent la scène d’un œil indulgent, peut-être un peu apitoyé. « Pauvres garçons ! » doivent-elles penser. Enfin, tout ça reste bon enfant !

La nuit est tombée depuis longtemps. Vaisselle faite, respectueux des autres campeurs, les convives se séparent et chacun regagne qui, sa tente, qui, sa voiture pour une nuit au bord du fleuve.


Fin du deuxième épisode. Prochain épisode :Jeudi 21 juillet, l’Art Rat qui Rit.


 

Jeudi 21  : « L’art Rat qui Rit »

Temps pas franchement estival au dessus de Chaumont, ce matin encore ! Il a bien plu durant la nuit. Un somptueux petit déj au creux du ventre,c’est sous un fin crachin que le trio Jean-Luc, Chounet et Patrick part faire quelques achats. Fruits et charcutailles seront au menu à midi.

Le matériel plié, Rates et Rats se préparent à l’embarquement. Les Ondines dorment toujours. C’est jeune et frais mais ça n’a pas de résistance ces petites bêtes-là, surtout face aux baroudeuses confirmées et autrement expérimentées que sont Bernadette, Marianne et Roselyne. Il faut les voir les Rates, se couler dans le lit du fleuve, poitrine bombée et cheveux au vent. Le poignet est ferme sur la pagaie, le regard farouche. A côté d’elles, Lara Croft passerait pour une timide rosière de village !

loire rats 010wYannick trouve que les étapes sont un peu longues et il n’a pas tort. Le fait est que les journées sont bien remplies et que la troupe n’a pas trop le loisir de musarder. Le temps passé à la récupération des véhicules après l’étape n’arrange pas les choses. Cela dit, la météo s’est améliorée, le soleil brille et les passages nuageux se font plus rares. Tout baigne, donc.

Une pause est décidée, et la petite bande accoste sur une île dont le sol est couvert de galets et de morceaux de bois flotté. Tandis que certains se reposent, d’autres collectent des pierres aux formes particulières et, bientôt un impromptu petit musée à ciel ouvert ouvre ses portes. Des œuvres éphémères sortent du sol ou même, naissent sur la panse de Peupeu, panse sur laquelle a été érigée une splendide construction de galets qui se meut doucement au rythme de la respiration de ses fondations physiologiques.

Quelqu’un parle de Land Art, on lui répond qu’il faudrait trouver un nom spécifique aux merveilles qui viennent

d’être réalisées par les Rats. Serge, qui ne parle jamais pour ne rien dire et qui, comme on va le constater a le sens de la formule, propose alors l’appellation suivante : « L’Art Rat qui Rit ». Rien à dire, c’est épatant, l’idée est retenue à l’unanimité.

La troupe repart. Les kilomètres défilent. Yannick dit que c’est long et il a toujours raison. A l’arrière, la fatigue des jours passés s’accumulant, ça traîne un peu. Les Rates et Rats décident alors de casser la croûte un peu plus tôt que prévu, histoire de se redonner des forces. On s’arrête donc sur une île sablonneuse et le feu est allumé.

Peupeu en profite pour mettre ses affaires à sécher sur une espèce de croix de bois qu’il a planté dans le sol. De loin, l’ensemble a l’air d’un épouvantail et après les soins que lui apportent des membres de l’équipe, c’est en fait ce à quoi il ressemble effectivement. Tous se regroupent autour de leur nouveau compagnon et une photo immortalise l’instant.

Pendant que les saucisses cuisent, Mister Gingembre va faire quelques pas et revient au bout d’un moment la trogne en fleur ! Il a aperçu les jeunes compagnes de la veille et leur a fait signe de se joindre au groupe. Elles n’arriveront en fait qu’au moment du café, lorsque Marianne, s’étant avisée qu’elles ont dû s’arrêter à un autre endroit, leur fera signe à son tour. Une fois sur place, elles expliquent qu’elles ont bien vu l’homme qui les hélait mais qu’il semblait plutôt inquiétant et qu’elles ont donc choisi de débarquer ailleurs. Imaginez le dépit du Rat concerné !

Kayaks à l’eau, pagaies en main, souquez camarades, il faut tailler la route ! La bande prend une bonne résolution : Rester groupés, ne pas aller trop vite, attendre les retardataires. Sitôt dit, sitôt pas fait ! Deux excités se détachent rapidement et cavalent comme des dératés pour tailler une bavette avec les sirènes qui sont parties en avant. Leur cible atteinte, tout le monde se calme et un réel regroupement est effectué. Cette fois, les Nymphettes restent en arrière et la bande des Rats ne les reverra plus avant « l’Ile d’Or » d’Amboise, où elles accosteront après un dernier signe de la main.

Amboise ! La ville est magnifique, vue du lit de la Loire ! Le courant, qui se fraie un chemin entre les bancs de sable, emmène les embarcations vers la rive gauche. Les pagayeurs et yeuses mettent pied à terre au pied du château et vont repérer un éventuel passage sous le pont. Une voie est trouvée et tout le monde passe sans encombre dans le jus bouillonnant qui bondit joyeusement sous les arches de pierre.loire rats 017w

Direction Montlouis, ce n’est pas la porte à côté ! Après quelques kilomètres, la fatigue commence de nouveau à se faire sentir. Yannick dit que c’est un peu long et il n’a toujours pas tort le bougre ! Bon an mal an, les fières aventurières et iers, atteignent leur but. Soulagement pour les plus fatigués. Le pont de  Montlouis, que tout le monde désespérait d’apercevoir un jour, se dresse enfin au détour d’un méandre. Une question se pose : les accompagnateurs ont-ils dit qu’il fallait accoster en amont ou en aval du pont ?

Les frères choisissent la première option, aussitôt imités. Seule Roselyne poursuit sa route. La suite lui donnera raison. Jacques et Chounet, tout rouges de s’être agités comme des diables à l’endroit de la rive où devait se faire l’arrivée, expliqueront que personne ne les a vus malgré les grands moulinets qu’ils faisaient à destination des rameurs.

L’affaire résolue, il faut hisser les kayaks sur la levée qui surplombe le fleuve. D’un côté de celle-ci, la Loire, de l’autre, le camping. Une fois au sommet, il faut traverser une bretelle routière assez passagère, puis descendre vers le havre de paix où tout est déjà prêt pour nous accueillir. Il est déjà tard, et la navette pour récupérer les véhicules prendra, une fois encore, un certain temps. Ce qui fera dire à Yannick que c’est un peu long, remarque frappée au coin du bon sens et que personne ne songera à contredire.

Douchée, pomponnée, retapes, l’équipe des Rates et Rats se retrouve à table pour dîner. Alors, là, c’est grandiose ! Anne-Thérèse nous a concocté une recette à base de pâté Hénaff (le pâté du  ????). C’est divin et tout le monde se lèche les babin es. Puis, c’est l’heure de mettre la viande dans les torchons. Le petit pipi vespéral effectué, on regagne sa tente ou son véhicule. Durant la nuit, la pluie sera encore au rendez-vous mais, bien au chaud, Rates et Rats se riront des éléments et dor miront du sommeil du juste


Fin du troisième épisode. Prochain épisode : Vendredi 22 juillet, Les Seigneurs du fleuve.

 

Vendredi 22  : « Les Seigneurs du fleuve »

Réveil, petit déj, pliage des guit ounes, tout se fait maintenant en deux temps trois mouvements. Au quatrième jour de rando, l’équipe a pris ses marq ues. Les kayaks sont bientôt à l’eau, leurs pilotes à l’intérieur. On vérifie les appareils de bord, et c’est parti pour la dernière étape : Montlouis/Bréhémont. Une douzaine de ponts jalonnent le parcours dont les fa meux ponts Wilson à Tours et pont de la Motte, théâtre de nombreux chavirages lors de sorties précédemment effectuées par « Les Seigneurs du Fleuve », j’ai nommé les frères !

Il faut les voir les frangins ! Ils connaissent comme leur poche le fleuve qui les a vu naître. Lorsque les fonds se rapprochent, menaçant d’échouage les embarcations, leur œil d’aigle a tôt fait de repérer la veine dans laquelle file le courant, si faible soit-il. D’après la légende, ces fiers compagnons auraient été trouvés sur une grève sableuse, aux environs de La Daguenière, dans un berceau d’osier tressé en forme de canoë, déposée là par La Rivière de Loyre, il y a bien longtemps. Certains les disent immortels mais on dit tellement de choses !

Les deux ouvrages d’art qui surplombent la Loire en aval de Montlouis ne posent aucun problème pour les navigateurs, pas plus que les trois qui suivront à l’arrivée sur Tours, dont les immeubles apparaissent au loin. Traverser une grande ville en kayak, c’est assez sympa et ça n’arrive pas si souvent. Les Rats sont plus, des champs, que des villes.

loire rats 019wLe fameux Pont Wilson dresse bientôt sa silhouette massive devant les randonneurs. Toute sa partie centrale est bétonnée. Une reconnaissance s’impose. Un passage pourrait être envisagé sous la première arche de la rive gauche mais la troupe soupçonne la présence d’un gros bloc de pierre au milieu du parcours. Le portage semble être l’option la plus raisonnable. Une longue chenille, composée d’anneaux de chair et de bois, serpente alors sur les quais. Un homme, un kayak, un homme, un kayak … et ainsi de suite. Ah oui, une femme aussi de temps en temps !

La traversée de la ville effectuée sans encombre, la joyeuse troupe arrive quelques temps après aux abords du célèbre Pont de la Motte. Il faut signaler que, environ un mois avant le départ de la balade, les Seigneurs du Fleuve ont fait parvenir à l’ensemble des participants, de spectaculaires photos de l’endroit. On y voit des canoës malmenés par des remous dignes de ceux du Colorado, c’est assez impressionnant.

Le premier à se décider est Yannick. Royal, tous les sens en éveil, protégé des Dieux, on le voit s’engager sous le pont, aussitôt happé par le courant fou. La marche à descendre étant assez importante, il disparaît totalement du champ de vision de ses condisciples. Suspense … Passé ? coulé ? … L’attente est de courte durée, on aperçoit à nouveau le bonhomme au-dessus de la surface.

Conforté par le succès du Maître, Patrick s’élance à son tour dans le boyau. Il passe le premier seuil mais est assez impressionné par la marche qui lui succède. Son kayak plonge carrément dans le bouillon et il lui faut pagayer ferme pour maintenir la bête sur la bonne trajectoire. Au moment où il pense être sorti du chaudron du Diable, un courant de travers retourne l’équipage cul par-dessus tête. A l’eau, le petit canard !

Il ne lui reste plus qu’à écoper et tenter de remonter à bord. Alors qu’il effectue ces opérations, gêné par un courant violent, il voit arriver sur lui Serge et son kayak. Ce dernier, craignant de heurter le naufragé, a toutes les peines du monde à diriger son engin dans la bonne direction. Il y parvient cependant, Seigneur du Fleuve oblige ! Pendant ce temps, Patrick a réussi à se glisser dans son embarcation et se dirige vers une plage accueillante. Le quatrième et dernier à tenter l’aventure, Dominique, le fait avec succès. Le reste de la troupe, échaudé, préfère choisir une voie moins difficile.loire rats 016w

Sur la rive, Patrick a installé un étendoir rustique sur le quel commence à sécher son petit linge. L’endroit, plutôt sympathique, tape dans l’œil des aventuriers et ières. Comme il fait beau, ils décident d’y pique-niquer malgré le peu de distance parcourue.

La balade se poursuit sans incident jusqu’au confluent de la Loire et du Cher. A cet endroit, se dresse le pont de Cinq-Mars-la Pile, au pied duquel un seuil crée des remous assez puissants. Cette fois, c’est au tour de Bernadette d’apprécier la douce température de l’eau. Son gilet la maintient sans problème à la surface mais, les courants sont tels qu’ils empêchent l’embarcation et son ex-occupante, de f iler dans le courant et d’accéder ainsi à la rive pourtant proche. Il faut l’intervention musclée de ses mari et frère, héros s’il en est, pour sortir l’aventurière des eaux écumantes, tandis que Patrick prend en charge son kayak, animal rétif qui ne demande qu’à vivre sa vie sans contrainte, au gré du courant capricieux.

C’est une Bernadette courageuse et toute sèche qui remonte dans son esquif pour poursuivre le périple commencé trois jours auparavant. Les coups de pagaie succèdent aux coups de pagaie, il reste encore de la distance jusqu’à Bréhémont et la fatigue s’installe insidieusement dans les muscles des participants. Comme le fait remarquer fort justement Yannick : c’est un peu long !

Le pont de Langeais, si caractéristique, se profile à l’horizon signifiant aux kayakistes que l’écurie n’est plus loin. Au pied de l’ouvrage, la fière silhouette de Jacques émerge des hautes herbes et ne résistant pas à l’appel de son homme, Roselyne abandonne lâchement ses compagnes et compagnons de galère, à cinq malheureux kilomètres à peine de l’arrivée.

Les kilomètres en question sont avalés en deux coups les gros et Rates et, Rates et Rats accostent à la cale de Bréhémont, tout fiers de leur exploit. Sur la grève, une surprise les attend : Vân et ses deux filles sont venues les accueillir et assister au dîner de clôture.

Les navettes de véhicule terminées, tout le monde se retrouve attablé autour d’un festin préparé par Anne-Thérèse et Chounet, au camping de Rivarennes, tenu par Mme et Mr Postel. Ce dernier, ravi de retrouver la petite troupe qu’il a déjà hébergée l’an dernier, passe une partie de la soirée en sa compagnie, réclamant pour le lendemain une partie de Mölkky (prononcer molkiou), jeu de quilles d’origine finlandaise, qui lui a beaucoup plu l’année précédente.

Au cours des agapes, Chounet et son épouse se voient offrir une cafetière électrique, en remerciement des services rendus. Jacques, toujours présent chaque jour pour ramener les chauffeurs à leurs voitures, n’est pas oublié. Amateur de bon vin, il reçoit une sélection de crus du coin. Cela doit lui plaire car il met une ambiance du tonnerre de Dieu durant toute la soirée.

La panse rebondie et correctement humidifiée, les Rates et Rats vont se coucher tandis que Vân et ses minettes rentrent à la maison.

loire rats 005w

Samedi 23  : « Epilogue »

C’est sous un soleil un peu tiède mais présent, ce qui n’est déjà pas si mal, que se déroule le dernier petit déj. On fait les comptes, on se livre à sa petite toilette et on plie le matériel. Anne-Thérèse se voit offrir une hache de pierre, pour on ne sait quelle obscure raison, puis les premiers départs ont lieu. Dominique qui enchaîne avec des vacances en famille prend la route le premier, en compagnie de Patrick, son passager.

Mr Postel ne va sans doute pas tarder à pointer le bout de son nez pour sa partie de Mölkky avec le reste de la bande … 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 22:51

 

  Vendredi 27 Mai : comme à l’habitude ces dernières année, nous voici, la retraite nous le permettant, en fin d’après midi au Pont des Vers où est fixé le départ de cette nouvelle édition concoctée par l’ami Dominique.

Nous repérons la mise à l’eau : difficile, peu d’eau, et pas mal de cailloux.

Arrivent les frères Marais et leur fourgon. Nous poursuivons ensembles nos investigations et repérons au fond du pré fraichement fauché un accès qui nous semble plus approprié. Nous rendons visite au propriétaire afin d’en négocier l’utilisation, que nous obtenons, non sans mal.

Nous y passons même la nuit, discrètement stationnés en contrebas derrière la haie.

Petit apéro traditionnel, casse croute, et c’est parti pour une nuit au calme.

orne 005w

Samedi 28 : réveil à 7 h, nous déplaçons les véhicules vers la rivière, ou qui plus est il y a du soleil. Petit déjeuner puis préparation de nos canoës et mise à l’eau dès 8 h 30. Arrivent ensuite les autres participants et chacun sans tarder s’active afin de mettre les canoës et kayaks à l’eau. Nous sommes 9 canoës et 2 kayaks, et cette année, que du bois.

orne 008wDominique ayant pris contact avec la base de loisirs de canoë-kayak de Pont d’Ouilly, Patrice Volard, directeur de celle-ci nous assure la navette afin d’emmener nos véhicules au camping de Clécy où nous passerons la nuit.

Retour au Pont des Vers et c’est à 11 h que nous embarquons pour cette première navigation.

Au lieu dit « le Bateau », premier barrage, qui après repérages, sera passé à la cordelle, excepté pour les 2 kayaks qui passent la glissière aménagée à cet effet, sans trop de difficulté.

 

Quelques radiers plus loin, nous rejoignent en canoës du club, Patrice, vu ce matin, avec un équipier de choix : son papa André, qui , quelques années auparavant a été sélectionné en équipe de France de canoë descente biplace, et à tout de même fait une 3eplace sur les Dranses, ainsi que quelques amis pratiquants du club de Pont d’Ouilly. Ils nous accompagnent donc, ou nous précèdent jusqu’à leur base de plein air située sur un affluant de l’Orne : le Voireau.orne 004w

Là un pot d’accueil et quelques personnalitée nous attendent. Accueil très sympathique, discussions où chacun évoque des souvenirs de navigation passée, voir d’aventures parfois lointaines. Au plafond du club sont suspendus quelques beaux vestiges de navigations passées. Puis notre pique-nique se passe sur cette base de plein air où nous disposons de tables, chaises et bancs.


Quelques calories en plus, nous reprenons notre navigation et arrivons très vite a notre premier barrage : celui de Pont d’Ouilly. Portage obligatoire, mais quelques téméraires testent la passe à canoës qui y est aménagée. Barrage suivant au Moulin Neuf nous prenons tous sans problème la passe à canoës.

orne 011wA St Christophe, barrage-usine, sortie obligatoire rive gauche, portage avec glissière aménagée en rondins, principalement destinée aux plastiques des loueurs de la région. Quelques radiers , puis barrage des Landes, avec une glissière très courte qui occasionne un rappel, que l’on nomme aussi « effet machine à laver ». Celle ci, après observation nous force à effectuer un nouveau portage, sur le barrage. Yves-Marie, un peu téméraire, sans mesurer la difficulté, se lance avec son kayak dans celle-ci, et arriva ce qui était prévisible, dessalage, puis quelques moulinets plus tard, récupère son esquif, qui a aussi fait quelques moulinets. Enfin pas de mal, mais, je pense, une belle frayeur.


Nous arrivons près du centre nautique de Clécy, au barrage du viaduc, orne 015wou nous prenons tous la passe qui nous est destinée, sans aucun soucis. Un dernier plat suivi d’un virage à droite et nous découvrons les bases de locations de Clécy. Jaunes, bleus, verts ou rouges, des dizaines de canoés et kayaks plastique, il y a même des pédalos et des petits bâteaux à moteur électrique.

Tout ce déballage de « plastique » n’étant pas du goût de Yannick , notre très cher président, qui préfère la nature, le calme, le bois, etc… nous débarquons au camping. Installations, douches, et rendez-vous est donné pour le diner au restaurant « aux Rochers », sur l’autre rive. Avec 2 autres canoës nous ferons la traversées du plan d’eau, pendant que d’autres nous rejoindront en voiture.

Traditionnel apéritif normand, petit mot de bienvenue de Dominique qui reçoit en remerciement pour cette organisation une magnifique pagaie avec toutes nos signatures. S’en suit alors un repas typique normand, mais hélas, cette année pas de « teurgoule » au dessert, les participants des éditions précédentes comprendront ici ma déception.

Retour au camping dans la nuit par la même voie qu’à l’aller et extinction des feux vers minuit.

orne 012w

Dimanche 29 : réveil, petit déjeuner, navette vers Thury Harcourt, avec la participation du club de canoë-kayak de cette citée nichée au cœur de la « Suisse Normande », et de leur minibus.

Un canoë est contraint suite à une avarie, à nous quitter ici. « MAYA » à souffert au passage des derniers radiers . Il a terminé la randonnée d’hier avec une petite prise d’eau, et nécessite de ce fait une réparation.

Mais un autre équipage, amis de Dominique nous accompagnera ce dimanche.


orne 026wVers 10 h 15 le départ est donné, quelques coups de pagaie , et nous voici au premier portage sur le barrage de Clécy se situant juste devant le camping que nous quittons. Puis, à peine remis à l’eau, il faut à nouveau mettre pieds à l’eau et marcher un peu, cela se reproduit ensuite très souvent : on frotte, pieds à l’eau, on marche, on pousse ou on tire son canoë, puis on réembarque, les kayaks, passent avec un peu plus d’aisance.

 

 

Au barrage des Maison Rouges, 2 anciennes portes, mais passage à la cordelle pour la majorité d’entre nous. Le pont suivant nous offre un seul petit passage sous la travée principale, sans problème particulier.

St Rémy et sa grosse usine désaffectée, passage à gauche, sous une vanne bloquée en hauteur depuis de nombreuses années, et là , ho ! surprise et déception pour moi : il n’y a plus l’obstacle rencontré lors de notre reconnaissance avec Dominique en Octobre dernier , constitué de plusieurs arbres couchés et barrant complètement la rivière, et qui nous avait obligés à un passage acrobatique (voir photo). J’avoue que cela eut été amusant. Je pense que les clubs et loueurs de la région ont demandé et obtenu un nettoyage de ce passage, il n’y reste que la souche comme témoin.


orne 029w

Peu avant le barrage du pont de la Mousse, rive gauche, près du moulin, nous attendent les reporters de Fr 3 Normandie. Dominique, en maître organisateur leur commente les précisions utiles et nécessaires à leur information sur ce 7 e rassemblement « de la rivière à la mer », réservé aux canoës et kayaks en Bois, mais qui n’ira pas cette année jusqu’à la mer,. Cette pause nous permet enfin, de recharger nos calories avec le casse-croûte tiré des sacs, paniers ou bidons.


Vers 15 h départ pour le dernier tronçon de cette découverte de l’Orne.

A peine embarqués et quelques coups de pagaies plus loin, barrage du moulin du pont de la Mousse, qui possède bien une glissière, en biais, avec insuffisamment d’eau à notre avis. Donc portage sans difficulté sur ce barrage. Puis, ho ! image resplendissante, vision sublime, entre ce barrage et le pont de la Mousse, l’Orne y est assez large, et son lit tout encombré de longues chevelures de plantes aquatiques, nous offre un superbe tapis de petites fleurs blanches, nous marchons dans 10 à 15 cm d’eau, dans et sur les fleurs, impossible de faire autrement, poussant ou tirant, encore et encore notre embarcation. Difficile de voir s’il y a un fil d’eau suffisamment important nous permettant de pagayer. Peu importe, là, tous les appareils photos en ont gardé le souvenir.


orne 033wCaumont sur Orne et son barrage nous offre une dernière glissière à canoës, facile à négocier , à passer et à terminer, ce qui n’est pas toujours le cas.

Nous nous octroyons une petite pause car le responsable du club de Thury est venu à notre rencontre avec Yvon, le très célèbre et sympathique boulanger de Thury-Harcourt, et son canoë bois importé du Canada.

Je l’avais rencontré en Octobre dernier et il m’avait promis de faire tout son possible pour venir nous voir et surtout voir nos canoës. Il tient donc là sa promesse.


Après les présentations, en spectacle, un petit rodéo de Noisette, le chien de Dominique, avec le troupeau de vaches venues en curieuses nous saluer. Nous terminons ensuite notre canotage à la base de Thury, où, là, excusez du peu, notre sympathique ami « Yvon le boulanger » nous accueille avec poirée normand et brioche, et 2 énormes plats de cette fameuse « teurgoule  maison » évoquée précédemment, délicieuses, parfumées à la cannelle et au citron, extra, je m’en lèche encore les babines, pas vous ???

Nous apprenons alors que le club, accueillera, en Septembre 2014 sur son stade d’eau, les championnats du monde de kayak-polo dont ils sont déjà détenteurs de plusieurs titres de champions. Si rien ne nous contrarie, nous y serons et vous invitons à nous y rejoindre.


Malheureusement, tout W.E. aussi bon soit-il, se termine et chacun s’affaire au rangement du matériel et accessoires dans les véhicules, chargement des canoës et kayaks sur les véhicules ou remorque.

Enfin dernières congratulations, derniers remerciements à l’organisation de Dominique, et rendez-vous donné pour la 8edans 2 ans, où peut-être, comme il l’a laissé entendre, à l’année prochaine, et pourquoi pas avec un retour à la Touque, en pensant à ceux qui ne l’ont pas encore pratiquée.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 12:00

Bellissimo : le rêve est devenu réalité,


le mulot, votre serviteur breton, le plus jeune de l'équipe, et 6 membres de Voile et Canotage d'Anjou, ont participé à la 37 eme Vogalonga à Venise, le 12 juin , une randonné dans la lagune et dans Venise au milieu de 1700 bateaux inscrits, soit environ 3000 italiens et 3000 étrangers, et de nombreux bretons !

vogalonga jls111018


le camping St Nicolo du Lidoles réservé, les 4 canoés bois ont fait l'admiration des gondoliers et des italiens,  personne n'avait oublié ses pagaies, et nous avons tous terminé cette randonnée si particulière,


vogalonga jls111103 
site officiel :  link 

 

 

Venise,

Voir Venise, quel émerveillement ! Dès le passage des voitures par le ferry, nou s sommes ébahis...

 

Mercredi : Michel et moi, nous étions arrivés en Italie depuis déjà 5 jours, toujours au bord de l’eau, mais celle des grands lacs : Majeur, de Lugano et de Côme. Malgré la pluie, nous avons trouvé cette région très belle et nous avons traîné pour arriver les derniers, mercredi soir, au camping San Nicolo du Lido. Françoise et Guy étaient arrivés le matin même et Jean-Louis, Yannick et Serge une demi-heure avant nous. Nous avons organisé notre petit carré dans ce petit camping plein de charme.

 

Jeudi, direction Venise à bord d’un vaporetto, le métro vénitien, où nous restons debout sur la plateforme pour profiter au maximum du grand canal, vogalonga jls110061nous sommes tous subjugués : notre président « en tombe assis », tout en restant bien debout, tant c’est beau : arrêt programmé au Mercanto, marché aux poissons où les Vogalongistes viennent s’inscrire et/ou rechercher leur paquetage (affiche, bon de ravitaillement et T-shirt). Les goélands attendent aussi, mais je pense qu’ils sont plus attirés par le marché aux poissons qui se déroule en dessous dans les halles...


vogalonga jls110570Après cette première étape, nous commençons nos pérégrinations dans le ventre de Venise. Nous en profitons pour prendre des petites « calle », des « rio » et traverser des « campo ».... A chaque détour, des canaux, des ponts et des gondoles mais aussi plein de bâtiments patrimoniaux ouverts au public et proposant des expositions d’arts modernes dans le cadre de la biennale de Venise. Nous traînons pas mal : chacun est attiré par tant de choses et nos grands reporters, Guy et Jean-Louis, n’arrêtent pas de mitrailler.

 

Premier repas au resto sur une place bien calme : pizza comme il se doit ! Après cette halte bievogalonga jls110832 n

méritée, nous allons dans le quartier de Dorsoduro à la recherche d’un atelier de fabrication des forcoles (qui ne sont pas des mollusques !), mais il est fermé et du coup nous repartons pédibus jambus vers la place Saint Marco retrouver nos congénères : les touristes, qui sont bien plus nombreux que les pigeons ! Nous nous échappons bien vite de l’endroit, bien qu’une visite du palais des Doges et du pont des Soupirs serait à réaliser (une autre fois...).

vogalonga jls110541

Le soir après une première journée de marche déjà bien harassante, quel bonheur, nous retrouvons notre petit camping qui commence à être envahi par d’autres Vogalonguistes, notamment de bons allemands, heureux de se retrouver avant le grand jour et de le communiquer bruyamment le soir.


Vendredi, nous repartons pour le Mercanto, afin de compléter notre attirail pour la troupe. Puis pour changer nous repartons à la boutique de forcoles où nous pouvons découvrir le beau travail du bois pour la fabrication de cette pièce sculptée, sorte de « dame de nage » très sophistiquée adaptée à chaque gondolier. Nous traînons encore dans les rues, mais ce jour-là nous avions prévu de mettre les canoës à l’eau pour traverser une première fois la lagune et voir comment gagner l’entrée du grand canal pour le grand jour.

 

vogalonga jls111015La mise à l’eau se fait un peu plus loin que le camping, nous traversons rapidement la lagune pour rejoindre Venise en contournant l’Arsenal. La visite de Venise s’est donc poursuivie par les canaux où nous avons côtoyé les gondoliers, qui se sont montrés bien aimables, mais il ne faut pas toucher à leurs gondoles.

Grâce à notre GPS embarqué, dit « le mulot », nous avons réussi à rejoindre sans encombre le pont Rialto et à faire une halte où bien sûr nous nous sommes faits remarquer par d’autres Vogalonguistes. Le soir, la traversée de la lagune était légèrement plus houleuse, le trafic « important » et l’accostage un peu plus délicat.


vogalonga jls110903Samedi, repos avan t l’effort : petit tour vers l’île Burano, très colorée.

Et au détour des petit es rues et grâce à la curiosité et au flair de Guy et Yannick, nous découvrons un club de nage vénitienne

(Gondoles et avirons).Puis vaporetto, vaporetti vers Murano où les boutiques présentent des pièces de verreries de toutes sortesvogalonga jls110913 et de tout style. Nous en  profitons pour acheter les derniers équipements de la fête : des petites banières de Venise pour en gréer nos canoës.  

vogalonga jls111009

 

Dimanche : le grand jour, la Vogalonga.vogalonga parcours

Le temps est beau, la mer calme. Un peu de vent.

 

vogalonga jls111037Démarrage : embarquement à 7 heures du matin pour être sûr d’être dans les temps : traversée de la lagune comme prévue, en longeant l’arsenal et on ressort plus loin et on longe Venise pour arriver à l’entrée du grand canal, face à la place Saint Marco et au Palais des Doges. Nous ne sommes pas en retard, nous faisons une pause dans le petit port, de l’île de San Giorgo Maggiore.

Puis nous remontons dans les canoës po ur se mettre dans les premières lignes et essayer de voir le plus de bateaux possibles : mais c’est une tâche bien difficile tant il y en a : de 1 à 28 rameurs : nous avons bien vu des gondoles, des yoles, des vikings, des avirons et beaucoup de kayaks de mer,....

Plus le temps passe et plus la première ligne avance ; mais enfin le départ est donné à coups de canon et là tous les bateaux s’élancent vers la lagune direction Burano. Quelques petits accrochages au démarrage ne peuvent être évités vu le nombre de bateaux, les bateaux avirons qui demandent beaucoup de place, touvogalonga jls111079s les kayaks qui se faufilent partout et 2 – 3 navigateurs qui ne quitteront pas les abords de la place Saint Marc. Mais les gondoles, les yoles et les avirons prennent de l’avance et nous n’avons pas vu la moitié des bateaux,... Nous avons repéré le dossard numéro 1686 et effectivement les articles des journaux ont annoncé 1700 embarcations. Pour certains, l’harmonie était travaillée : couleur de la gondole, costumes des gondoliers, bouquet de fleurs,... D’autres mettaient de l’ambiance. Quelques insolites se promenaient debout sur une planche,...

A Burano, petite halte déjeuner. Puis nous repartons vers Murano, que nous traversons. Soleil au zénith : il fait chaud. vogalonga jls111085

 

La dernière ligne droite vers Venise nord pour atteindre le grand canal. Nous croisons

des bateaux à moteur avec des gondoles sur le « pont » : les premiers, déjà arrivés, sont sur le retour

 

Sur l’ensemble du parcvogalonga jls111114ours, nous avons essayé de ne pas nous perdre, ce qui n’a pas été si évident.

Mais nous avons réussi à nous regrouper pour pouvoir parcourir le grand canal ensemble, passer sous le pont Rialto et atteindre l’arrivée en face de la place Saint Marc. Nous sommes arrivés juste avant 15 heures et nous avons, pour certains d’entre nous, été cités, et avons ainsi gagné chacundiplome-vogalonga013.jpg

notre médaille et notre diplôme de la 37ème Vogalonga. Il était temps que nous arrivions, bien que nous ne soyons pas les derniers car l’arrivée fermait officiellement ses portes à 15 heures.

vogalonga jls111325Après un arrêt bien mérité sur les marches de la calle Della Saluta, nous sommes repartis errer dans les canaux, puis rejoindre la lagune où la houle s’était bien levée et les bateaux à moteur avaient repris leurs droits : vaporetto, taxis et bateaux de loisirs. Ces derniers kilomètres n’ont pas été des plus faciles et le débarquement particulièrement houleux. Une journée harassante : 40 kilomètres

parcourus : 4 de traversé le matin, 32 de Vogalonga, 4 de traversée le soir ; 10 heures quasiment sur

l’eau, mais c’était une bonne journée, nous sommes tellement heureux d’avoir participé à cette

manifestation.vogalonga jls111124

 

 

Lundi, nous avons voulu encore profiter de Venise. Françoise, Guy, Serge et Yannick ont visité le musée de la Marine, très riche et avec énormément de pièces à voir. Quant à nous, avec Jean Louisvogalonga jls110415

nous avons visité la fondation Pinault, avec beaucoup moins de pièces à contempler, parfois très insolites mais au moins nous étions à l’heure pour le déjeuner ... L’après midi quartier libre pour chacun et nous nous sommes retrouvés vers 19 heures vers le quartier juif pour y dîner. Lorsque nous avons repris le vaporetto nous espérions voir les illuminations tant annoncées sur des banderoles dans la ville : et ben non Venise est très peu illuminée et peu vivante le soir : en fait c’est la biennale des Arts qui s’appelait « Illuminations de Venise».

vogalonga jls111377

 

Mardi, l’heure du retour a sonné : nous abandonnons Françoise et Guy au camping, qui vont prendre des chemins détournés pour rentrer tranquillement.

Nous n’avons pas fait nos adieux à Venise pour autant : nous comptons bien y retourner pour la

40ème Vogalonga dans 3 ans et espérons faire de nombreux émules.

 

Chantal

 

 

en ligne une galerie de photos la Vogalonga : Venise la Vogalonga : Venise

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