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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:47

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 22:21

 

WE en Vienne

La Vienne, j’ai souvenir d’en avoir parcouru un bout mais cela reste flou !

cenon s vienne 003wAlors là je vais pouvoir en faire tout un we grâce à Michel et Chantal qui nous invite au rassemblement de la belle petite plaisance ! Mais en fait je ne sais pas trop à quoi m’attendre.

En route pour Civeau ! Comme d’hab ! la joyeuse bande est là, que des têtes connues !après salutation papotage et autres fanfaronnades ! Mise à l’eau !l’eau de la rivière semble bien noire ! Le temps est clair les rives boisées d’un vert soutenu ! Le courant à peine moins fort que celui de la Loire nous emmène sans trop d’effort. Quand les fonds sont hauts on distingue très bien les grandes herbes qui ondulent et les cailloux du lit de cette rivière !cenon s vienne 004w L’impression de vitesse est plus forte ! La rencontre de beaux cygnes blanc est fréquente, certain bien gonflé et près à bondir si l’on approche plus ! Car on les imagines sans les voir les jeunes sont sous haute protection.

Ici de grandes portions sinueuses encaissées dans la verdure succèdent à des barrages qui nous redonnent goût à la rivière. Dans une belle vallée au détour de grands arbres la silhouette de tours de château vient nous donner un spectacle féodal ! On s’attend à voir apparaître le châtelain en costume d’époque. On pourrait croire qu’on est Touffou !lieu magique l’île du petit félin, le moulin de St Mars et celui de Chitré !cenon s vienne 013w

Le passage de barrage est toujours un moment particulier ! Un arrêt s’impose pour aller voir comment il se présente ! Quel endroit choisir pour le franchir ! Certain ont des passes ou des goulets qui facilitent le franchissement ! Pour les habitués c’est un moment de plaisir, pours les plus jeunes c’est la peur au ventre qu’ils passent leur premier barrage guidé par les connaisseurs, ils se lancent dans le tourbillon des eaux qui courent ! Et bien souvent en redemande, car la peur est vite remplacé par le plaisir !

cenon s vienne 020wAprès deux grands jours de descente nous arrivons à Cenon-sur-vienne lieu de rassemblement de la belle petite plaisance ! Une grande prairie nous accueille pour exposer les bateaux et passer une nuit tranquille après notre visite chez Michel et Chantal qui nous on préparé un festin, autour d’une très grande tablée installée dans leur charmante demeure au bord de la Vienne !un repas copieux et gourmet avec un accueil chaleureux !cenon s vienne 066wcenon s vienne 042

Le lendemain arrivent tous les autres exposants et toutes sortes d’embarcations plus belles les une que le autres, qui se dores au soleil pour le plus grand plaisir des yeux des mains et des appareils photos !

J’étais loin de m’imaginer qu’en venant sur la vienne ce ‘we’ je participerais à ma première course en ligne de canoë bois traditionnel.


cenon s vienne 063wNous voici donc sur la ligne de départ bien calé dans notre canoë la pagaie prête à plonger dans l’eau. Coup de sifflet c’est parti pour 300m, virer la bouée et retour ! nous sommes les premiers, une courte distance nous sépare des autres candidats, attention pour virer la bouée, notre virage est bien trop large et nous sommes dépassé par un équipage bien rodé, une cadence régulière, un virement cour et il nous passe devant, malgré nos efforts impossible de revenir ! Bravo les frères!cenon s vienne 077w

Vraiment un très grand merci à Chantal et Michel pour ce très bon we en Vienne.

Jean-pierre

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 21:50

 

Lundi 18  : En route vers Orléans

On rengaine le matériel, on remonte à bord, et en voiture Simone, on continue à tailler la route en direction du camping de St Ay *. La miction s’est bien passée, le roncier au pied duquel elle a eu lieu semblait un peu sec ; les mûres seront bonnes cette année. Soulagés, Dominique et Patrick atteignent leur but en fin d’après-midi. La roulotte d’Anne-Thérèse et Yves est déjà à poste, d’autres membres de l’équipe sont également présents.

On s’embrasse, on se congratule, on parle du temps, du trajet et on commence à dresser les guitounes. Y’a de tout : de la Quechua qu’on lance à la petite tente igloo traditionnelle. Un modèle atypique enchante toute l’équipe : la canadienne de Dominique (alias Peupeu), objet de collection des années soixante-dix. Les fermetures de l’entrée sont hors d’usage, ce qui permettra à la sympathique cabane de toile de vomir le lendemain matin une partie de son contenu.

loire rats 002wComme l’an passé, les camping-caristes proposent de s’occuper de l’intendance, ce que la bande de fainéants qui les accompagne, se dépêche d’accepter. Une fois de plus, Anne Thérèse et Chounet seront au TOP durant tout le séjour !

Douze Rats sont bientôt assis autour de la table : Jean-Paul et Bernadette, Jean-Luc, Roselyne et Jacques, Serge et Yannick, Anne-Thérèse et Yves, Dominique et Patrick, Marianne enfin, qui se met à pouffer. Elle pensait que Dominique était la femme de Patrick. Elle réalise son erreur en voyant ce splendide spécimen de la gent masculine, roulant des pectoraux. * (Prononcer Saint i , si on ne veut pas passer pour un plouc )

 

Mardi 19 : La colère du ciel.

Les herbes humides lui chatouillant le trou de balle, Plume trottine frileusement au bout de sa laisse. Il est huit heures du mat, Yves et son toutou adoré font leur petite promenade matinale. Patrick qui revient des toilettes, les rejoint et tous trois rallient le camping-car pour y prendre un petit déj bien chaud. Il faut ça ! Le crachin se met de la partie et le thermomètre affiche un neuf degré et demi à tout casser, beau mois de juillet décidément !

Le reste de l’équipe émerge du sommeil au compte goutte. Marianne, qui a dormi dans sa voiture arbore une magnifique coupe de cheveux TNT. Les autres montrent aussi quelques signes de fatigue. Ils n’ont pu s’endormir très tôt la veille, des malappris ayant discuté bruyamment au bar du camp jusqu’à une heure du matin. Peupeu dort toujours, sauf ses pieds qui ont choisi de voir la lumière du jour avant le reste du bonhomme.

Seuls, Anne Thérèse, Yves et les frères, bien à l’abri dans leur fourgon, semblent en forme. Le ciel est gris. Très gris. Il fait froid. Bien froid. Après s’être prosternés devant leur Grand Gourou Météo, les Rats attendent ses prévisions. Ce sera du moche. Du très moche ! ça va pisser dru et ça ne s’arrêtera qu’à quinze heures. Comme pour confirmer ses dires, ça se met à tomber et le niveau de l’eau est bientôt tel que le fourgon des frangins devient une île depuis laquelle les deux naufragés regardent leurs compagnons d’infortune de leurs grands yeux de coureurs de rivière.

Un petit groupe de Rats bricoleurs se met à fabriquer une sorte d’abri en tendant une bâche entre le camping-car et le fourgon. Bouts de ficelle et pagaies attachées les unes aux autres renforcent la structure. Qui n’a pas vu ça n’a aucune idée de ce à quoi peut ressembler un bivouac de romanos !loire rats 004w

Jean-Luc et Peupeu, qui étaient partis en reconnaissance au village, reviennent tout excités et annoncent qu’ils ont trouvé un resto chinois qui accepte de recevoir la troupe, même trempée, pour onze euros tout compris, entrées, plats et desserts à volonté. Emballé c’est pesé, l’équipe au complet se retrouve bientôt devant un buffet oriental bien garni. La nourriture est bonne, la patronne très accueillante, on peut se servir copieusement ce qui entraînera chez un Rat dont le nom ne sera pas cité ici, une gingembrite aiguë qui ne disparaîtra que le jeudi soir suivant.

Et le programme de navigation dans tout ça ? Vu le temps, on décide de supprimer l’étape du jour (Meung/Loire – Cour/Loire) et de se rendre au camping de Muides sur Loire, dès que la flotte aura cessé.

De retour au camp, chacun tue le temps à sa manière : ça dort, ça discute, ça joue au jeu des P’tits Cochons … bref, on s’occupe. Un couple de quinquas suisse allemand vient prendre langue avec Jean-Luc et Patrick. Ils descendent une partie du fleuve en kayak pliable et voyage dans une superbe Deux Chevaux blanche. Ils semblent intéressés par les embarcations bois. On se comprend à peu près, Les Suisses parlant un mauvais français et les français un mauvais allemand. Quinze heures cinq, une culotte de gendarme apparaît entre les nuages. On se prosterne, comme il se doit aux pieds de Grand Gourou, on démonte, on plie et on s’en va. Une heure plus tard, tout le monde est confortablement installé en bord de Loire et on décide de remonter le courant, histoire de dire qu’on aura quand même un peu navigué ce jour-là. La troupe passe sous le pont de Muides et se heurte bientôt à un petit seuil. En pagayant comme des sauvages et en choisissant la bonne veine, certains réussissent à le franchir et à s’élever au niveau supérieur. Bernadette, à qui son homme a recommandé de ne pas trop se fatiguer, a compris le contraire et s’acharne comme une démente. A ses côtés, Dominique fait de même. Ils n’avancent pas d’un iota mais ne s’en rendent pas compte. Ils font penser au lapin Duracell de la publicité ! Au bout de vingt minutes de ce petit manège, on va les récupérer.

Le soir tombe, tout le monde se retrouve autour de la table pour un savoureux dîner et après un petit brin de toilette, la petite bande va se coucher.

Fin du premier épisode. Prochain épisode : Mercredi 20 juillet, les Nymphettes.

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Mercredi 20 : Les Nymphettes

Un pâle soleil se lève sur le bourg de Muides. Un à un, les Rats s’éveillent et rallient la roulante où leur est servi avec amour un substantiel petit déj. Patrick et Jean-Luc partent au ravitaillement et reviennent avec pain et pâté de tête acheté chez un homonyme de Patrick, un certain Alain Jorand, charcutier traiteur de son état, un emballage vierge rapporté de la boutique l’attestant.

Un petit bras de Loire baigne la plage du camping. C’est là que tout le monde embarque, bien équipé, la canicule n’étant pas encore au programme pour la journée. Les fiers navigateurs et trices passent sans encombres deux petits seuils mignonnets. Le fleuve est égal à lui-même, superbe !

A l’horizon se profile bientôt Blois, bonne ville du seigneur Jack Lang. La troupe s’arrête à quelques encablures du pont, sur la rive droite. Oh là là ! gros bouillon en perspective sous la deuxième arche ! On regarde, on s’interroge, y a-t-il des cailloux ou non ? Ces atermoiements ne sont pas du goût de Peupeu qui, excité comme un pou, se glisse dans son kayak et s’engouffre dans la veine d’eau coléreuse qui rugit sous le pont. Contre toute attente, alors que ses potes et potesses se demandent déjà comment avertir sa veuve, le héros triomphe de l’onde déchaînée, aussitôt salué par un tonnerre d’applaudissements. La route est tracée, il n’y a plus qu’à suivre … en faisant gaffe quand même !

Jean-Paul, qui a pris des photos des passages, est le dernier à franchir l’obstacle. Le dernier ? Mince … et Jean-Luc ? Où est-il passé celui-là ?

 

L’animal est déjà loin en aval. Fidèle à son image de franc-tireur, il est passé rive gauche, discrètement, sans rien dire.

Tiens, bizarre ! Le compte semblait bon or, deux embarcations apparaissent sous l’arche du pont de Blois et empruntent le passage que, a-t-on appris depuis peu, les autorités Blésoises envisagent de baptiser officiellement « Voie Peupeu ». Les pagaies sont en plastique blanc, ces sauvages ne font donc pas partie de la troupe. Hélas … Devant les yeux médusés des Rats, passent à toute vitesse deux ravissantes jeunes femmes, joyaux enchâssés dans leurs kayaks synthétiques de location. Le tonneau étanche, surmonté d’une tente –Galette, que l’on distingue sur l’une des embarcations, fait penser aux avions-radars Awacs. Au passage, ces jolies nymphettes complimentent les Baba Cool sur la beauté de leurs esquifs en bois, et continuent leur route en pagayant fermement.

La bande des Rates et Rats se regroupe et s’éloigne à son tour. Curieusement, les éléments mâles semblent avoir un regain d’énergie qui les pousse à accélérer le rythme. Le deuxième pont de Blois se présente, un seuil apparaît sous ses arches. Il est franchi sans encombres. Troisième pont en vue, avec seuil également, ça passe pour tout le monde mais ça gratte un peu pour certains.

Les minettes sont bientôt rejointes puis dépassées. Comme il commence à faire faim, Jean-Luc déniche une petite plage sympa qui abritera le pique-nique.

loire rats 009wAlors que la bande se restaure, qui voit-on débarquer ? Les deux Ondines qui annoncent que, pour une fois qu’elles rencontrent de vrais kayakistes, elles voudraient bien, s’ils le permettent déjeuner avec eux. Certains ne se sentent carrément plus pisser, ne parlons pas de l’élément gingembrisé !

On mange, on boit … peu ! Eh oui, incroyable mais pourtant vrai, douze Rates et Rats se retrouvent avec soixante quinze centilitres de pinard en tout et pour tout ! Du jamais vu !

On parle aussi : Les nouvelles venues annoncent qu’elles se rendent à Amboise où elles doivent être pour le jeudi suivant et qu’elles répondent aux délicieux prénoms d’Anaïs et Anny. La première, Anaïs, est française, professeur des écoles à Bobigny mais originaire du coin. Anny, la seconde est américaine et en vacances avec sa copine. Elle vient du Connecticut . Le nom du lieu prononcé avec un mignon petit accent déclenche immédiatement une crise chez le Rat atteint de Gingembrite, dont la trogne se fend d’un sourire béat qui ne le quittera plus jusqu’à la fin de la randonnée.

Le ventre plein, tout le monde repart. Direction camping de Chaumont. Les deux naïades s’arrêtent un moment alors que les Rats continuent leur chemin. Le temps est changeant, plutôt ensoleillé mais quelques grains arrosent la troupe. De plus, Grand Gourou a annoncé une bonne douche pour la soirée.

Chaumont enfin ! Arrêt au pied du camping et aux pieds de Jacques qui attend les pagayeurs et yeuses sur la berge. Remontée des embarcations et coup d’œil sur le ciel. Mince, Grand Gourou avait raison ça commence à crachiner sévère. Pendant que l’irremplaçable Jacques ramène les chauffeurs à leurs véhicules laissés à Muides le matin, les Rates et Rats restants prennent une boisson chaude, les vêtements humides qu’ils portent sur le dos les rafraîchissant quelque peu.

Une privilégiée dans le lot : Roselyne qui, grâce à Jacques son chevalier servant, dispose dès son arrivée de rechanges et de tabac secs. Un quart d’heure après son débarquement, elle est douchée, nippée et nicotinée de frais !

Anny et Anaïs arrivent à leur tour. Tandis que la jolie Française se rend à la réception située à l’autre bout du camp, la fille de l’Oncle Sam, tremblante, adossée au tronc d’un chêne, s’abrite de la pluie comme elle peut. Patrick lui propose un café qu’elle accepte volontiers. Anne-Thérèse, au cœur plus gros que la fortune de Bill Gates, lui propose carrément de dîner avec l’ensemble de la bande. Au retour d’Anaïs, la cause est entendue, deux convives de plus trôneront à la table. Cependant, tenant à participer, elles partent toutes deux acheter « un petit quelque chose » pour le dîner.

Le temps passe… Tranquillement… Humidement aussi … ! Soudain, bruits de moteur : les chauffeurs reviennent. Surprise, deux d’entre deux ont une passagère. Ils ont récupéré les jeunettes qui revenaient au camping après leurs achats au village. Gingerman (l’homme au gingembre) est accompagné de miss USA. Il descend de son véhicule, la bouille rubiconde, fendue d’un énorme sourire, il brille comme un phare !

Le dîner est génial comme d’hab’. Anne-Thérèse, Chounet et Jacques ont, une fois de plus, fait des prodiges. L’ambiance est chaleureuse. Cette fois, les soixante quinze centilitres du midi sont largement dépassés, d’autant plus que le « petit quelque chose » rapporte par les minettes s’avère être un petit cubi de rosé de Loire. Les vieux beaux sont aux anges. La présence des deux jeunesses leur rappelle quelque part leurs vingt ans. L’un évoque le temps où il était grand, beau et fort dans la marine, on ne peut plus l’arrêter. Un autre entonne « La Belle Barbière » repris aussitôt en chœur par ses complices, un troisième en bout de table, ne dit rien mais n’en pense pas moins. Un dernier enfin, va même jusqu’à massacrer la deuxième voix de la chanson « Sounds of silence » en duo avec Anny à qui on a demandé un chant de son pays. Quant à l’atteint de Gingembrite, lancé à corps perdu dans un conciliabule avec Anaïs, il ne brille plus … il rutile !loire rats 013w

Les Rates présentes ont un petit sourire aux lèvres et regardent la scène d’un œil indulgent, peut-être un peu apitoyé. « Pauvres garçons ! » doivent-elles penser. Enfin, tout ça reste bon enfant !

La nuit est tombée depuis longtemps. Vaisselle faite, respectueux des autres campeurs, les convives se séparent et chacun regagne qui, sa tente, qui, sa voiture pour une nuit au bord du fleuve.


Fin du deuxième épisode. Prochain épisode :Jeudi 21 juillet, l’Art Rat qui Rit.


 

Jeudi 21  : « L’art Rat qui Rit »

Temps pas franchement estival au dessus de Chaumont, ce matin encore ! Il a bien plu durant la nuit. Un somptueux petit déj au creux du ventre,c’est sous un fin crachin que le trio Jean-Luc, Chounet et Patrick part faire quelques achats. Fruits et charcutailles seront au menu à midi.

Le matériel plié, Rates et Rats se préparent à l’embarquement. Les Ondines dorment toujours. C’est jeune et frais mais ça n’a pas de résistance ces petites bêtes-là, surtout face aux baroudeuses confirmées et autrement expérimentées que sont Bernadette, Marianne et Roselyne. Il faut les voir les Rates, se couler dans le lit du fleuve, poitrine bombée et cheveux au vent. Le poignet est ferme sur la pagaie, le regard farouche. A côté d’elles, Lara Croft passerait pour une timide rosière de village !

loire rats 010wYannick trouve que les étapes sont un peu longues et il n’a pas tort. Le fait est que les journées sont bien remplies et que la troupe n’a pas trop le loisir de musarder. Le temps passé à la récupération des véhicules après l’étape n’arrange pas les choses. Cela dit, la météo s’est améliorée, le soleil brille et les passages nuageux se font plus rares. Tout baigne, donc.

Une pause est décidée, et la petite bande accoste sur une île dont le sol est couvert de galets et de morceaux de bois flotté. Tandis que certains se reposent, d’autres collectent des pierres aux formes particulières et, bientôt un impromptu petit musée à ciel ouvert ouvre ses portes. Des œuvres éphémères sortent du sol ou même, naissent sur la panse de Peupeu, panse sur laquelle a été érigée une splendide construction de galets qui se meut doucement au rythme de la respiration de ses fondations physiologiques.

Quelqu’un parle de Land Art, on lui répond qu’il faudrait trouver un nom spécifique aux merveilles qui viennent

d’être réalisées par les Rats. Serge, qui ne parle jamais pour ne rien dire et qui, comme on va le constater a le sens de la formule, propose alors l’appellation suivante : « L’Art Rat qui Rit ». Rien à dire, c’est épatant, l’idée est retenue à l’unanimité.

La troupe repart. Les kilomètres défilent. Yannick dit que c’est long et il a toujours raison. A l’arrière, la fatigue des jours passés s’accumulant, ça traîne un peu. Les Rates et Rats décident alors de casser la croûte un peu plus tôt que prévu, histoire de se redonner des forces. On s’arrête donc sur une île sablonneuse et le feu est allumé.

Peupeu en profite pour mettre ses affaires à sécher sur une espèce de croix de bois qu’il a planté dans le sol. De loin, l’ensemble a l’air d’un épouvantail et après les soins que lui apportent des membres de l’équipe, c’est en fait ce à quoi il ressemble effectivement. Tous se regroupent autour de leur nouveau compagnon et une photo immortalise l’instant.

Pendant que les saucisses cuisent, Mister Gingembre va faire quelques pas et revient au bout d’un moment la trogne en fleur ! Il a aperçu les jeunes compagnes de la veille et leur a fait signe de se joindre au groupe. Elles n’arriveront en fait qu’au moment du café, lorsque Marianne, s’étant avisée qu’elles ont dû s’arrêter à un autre endroit, leur fera signe à son tour. Une fois sur place, elles expliquent qu’elles ont bien vu l’homme qui les hélait mais qu’il semblait plutôt inquiétant et qu’elles ont donc choisi de débarquer ailleurs. Imaginez le dépit du Rat concerné !

Kayaks à l’eau, pagaies en main, souquez camarades, il faut tailler la route ! La bande prend une bonne résolution : Rester groupés, ne pas aller trop vite, attendre les retardataires. Sitôt dit, sitôt pas fait ! Deux excités se détachent rapidement et cavalent comme des dératés pour tailler une bavette avec les sirènes qui sont parties en avant. Leur cible atteinte, tout le monde se calme et un réel regroupement est effectué. Cette fois, les Nymphettes restent en arrière et la bande des Rats ne les reverra plus avant « l’Ile d’Or » d’Amboise, où elles accosteront après un dernier signe de la main.

Amboise ! La ville est magnifique, vue du lit de la Loire ! Le courant, qui se fraie un chemin entre les bancs de sable, emmène les embarcations vers la rive gauche. Les pagayeurs et yeuses mettent pied à terre au pied du château et vont repérer un éventuel passage sous le pont. Une voie est trouvée et tout le monde passe sans encombre dans le jus bouillonnant qui bondit joyeusement sous les arches de pierre.loire rats 017w

Direction Montlouis, ce n’est pas la porte à côté ! Après quelques kilomètres, la fatigue commence de nouveau à se faire sentir. Yannick dit que c’est un peu long et il n’a toujours pas tort le bougre ! Bon an mal an, les fières aventurières et iers, atteignent leur but. Soulagement pour les plus fatigués. Le pont de  Montlouis, que tout le monde désespérait d’apercevoir un jour, se dresse enfin au détour d’un méandre. Une question se pose : les accompagnateurs ont-ils dit qu’il fallait accoster en amont ou en aval du pont ?

Les frères choisissent la première option, aussitôt imités. Seule Roselyne poursuit sa route. La suite lui donnera raison. Jacques et Chounet, tout rouges de s’être agités comme des diables à l’endroit de la rive où devait se faire l’arrivée, expliqueront que personne ne les a vus malgré les grands moulinets qu’ils faisaient à destination des rameurs.

L’affaire résolue, il faut hisser les kayaks sur la levée qui surplombe le fleuve. D’un côté de celle-ci, la Loire, de l’autre, le camping. Une fois au sommet, il faut traverser une bretelle routière assez passagère, puis descendre vers le havre de paix où tout est déjà prêt pour nous accueillir. Il est déjà tard, et la navette pour récupérer les véhicules prendra, une fois encore, un certain temps. Ce qui fera dire à Yannick que c’est un peu long, remarque frappée au coin du bon sens et que personne ne songera à contredire.

Douchée, pomponnée, retapes, l’équipe des Rates et Rats se retrouve à table pour dîner. Alors, là, c’est grandiose ! Anne-Thérèse nous a concocté une recette à base de pâté Hénaff (le pâté du  ????). C’est divin et tout le monde se lèche les babin es. Puis, c’est l’heure de mettre la viande dans les torchons. Le petit pipi vespéral effectué, on regagne sa tente ou son véhicule. Durant la nuit, la pluie sera encore au rendez-vous mais, bien au chaud, Rates et Rats se riront des éléments et dor miront du sommeil du juste


Fin du troisième épisode. Prochain épisode : Vendredi 22 juillet, Les Seigneurs du fleuve.

 

Vendredi 22  : « Les Seigneurs du fleuve »

Réveil, petit déj, pliage des guit ounes, tout se fait maintenant en deux temps trois mouvements. Au quatrième jour de rando, l’équipe a pris ses marq ues. Les kayaks sont bientôt à l’eau, leurs pilotes à l’intérieur. On vérifie les appareils de bord, et c’est parti pour la dernière étape : Montlouis/Bréhémont. Une douzaine de ponts jalonnent le parcours dont les fa meux ponts Wilson à Tours et pont de la Motte, théâtre de nombreux chavirages lors de sorties précédemment effectuées par « Les Seigneurs du Fleuve », j’ai nommé les frères !

Il faut les voir les frangins ! Ils connaissent comme leur poche le fleuve qui les a vu naître. Lorsque les fonds se rapprochent, menaçant d’échouage les embarcations, leur œil d’aigle a tôt fait de repérer la veine dans laquelle file le courant, si faible soit-il. D’après la légende, ces fiers compagnons auraient été trouvés sur une grève sableuse, aux environs de La Daguenière, dans un berceau d’osier tressé en forme de canoë, déposée là par La Rivière de Loyre, il y a bien longtemps. Certains les disent immortels mais on dit tellement de choses !

Les deux ouvrages d’art qui surplombent la Loire en aval de Montlouis ne posent aucun problème pour les navigateurs, pas plus que les trois qui suivront à l’arrivée sur Tours, dont les immeubles apparaissent au loin. Traverser une grande ville en kayak, c’est assez sympa et ça n’arrive pas si souvent. Les Rats sont plus, des champs, que des villes.

loire rats 019wLe fameux Pont Wilson dresse bientôt sa silhouette massive devant les randonneurs. Toute sa partie centrale est bétonnée. Une reconnaissance s’impose. Un passage pourrait être envisagé sous la première arche de la rive gauche mais la troupe soupçonne la présence d’un gros bloc de pierre au milieu du parcours. Le portage semble être l’option la plus raisonnable. Une longue chenille, composée d’anneaux de chair et de bois, serpente alors sur les quais. Un homme, un kayak, un homme, un kayak … et ainsi de suite. Ah oui, une femme aussi de temps en temps !

La traversée de la ville effectuée sans encombre, la joyeuse troupe arrive quelques temps après aux abords du célèbre Pont de la Motte. Il faut signaler que, environ un mois avant le départ de la balade, les Seigneurs du Fleuve ont fait parvenir à l’ensemble des participants, de spectaculaires photos de l’endroit. On y voit des canoës malmenés par des remous dignes de ceux du Colorado, c’est assez impressionnant.

Le premier à se décider est Yannick. Royal, tous les sens en éveil, protégé des Dieux, on le voit s’engager sous le pont, aussitôt happé par le courant fou. La marche à descendre étant assez importante, il disparaît totalement du champ de vision de ses condisciples. Suspense … Passé ? coulé ? … L’attente est de courte durée, on aperçoit à nouveau le bonhomme au-dessus de la surface.

Conforté par le succès du Maître, Patrick s’élance à son tour dans le boyau. Il passe le premier seuil mais est assez impressionné par la marche qui lui succède. Son kayak plonge carrément dans le bouillon et il lui faut pagayer ferme pour maintenir la bête sur la bonne trajectoire. Au moment où il pense être sorti du chaudron du Diable, un courant de travers retourne l’équipage cul par-dessus tête. A l’eau, le petit canard !

Il ne lui reste plus qu’à écoper et tenter de remonter à bord. Alors qu’il effectue ces opérations, gêné par un courant violent, il voit arriver sur lui Serge et son kayak. Ce dernier, craignant de heurter le naufragé, a toutes les peines du monde à diriger son engin dans la bonne direction. Il y parvient cependant, Seigneur du Fleuve oblige ! Pendant ce temps, Patrick a réussi à se glisser dans son embarcation et se dirige vers une plage accueillante. Le quatrième et dernier à tenter l’aventure, Dominique, le fait avec succès. Le reste de la troupe, échaudé, préfère choisir une voie moins difficile.loire rats 016w

Sur la rive, Patrick a installé un étendoir rustique sur le quel commence à sécher son petit linge. L’endroit, plutôt sympathique, tape dans l’œil des aventuriers et ières. Comme il fait beau, ils décident d’y pique-niquer malgré le peu de distance parcourue.

La balade se poursuit sans incident jusqu’au confluent de la Loire et du Cher. A cet endroit, se dresse le pont de Cinq-Mars-la Pile, au pied duquel un seuil crée des remous assez puissants. Cette fois, c’est au tour de Bernadette d’apprécier la douce température de l’eau. Son gilet la maintient sans problème à la surface mais, les courants sont tels qu’ils empêchent l’embarcation et son ex-occupante, de f iler dans le courant et d’accéder ainsi à la rive pourtant proche. Il faut l’intervention musclée de ses mari et frère, héros s’il en est, pour sortir l’aventurière des eaux écumantes, tandis que Patrick prend en charge son kayak, animal rétif qui ne demande qu’à vivre sa vie sans contrainte, au gré du courant capricieux.

C’est une Bernadette courageuse et toute sèche qui remonte dans son esquif pour poursuivre le périple commencé trois jours auparavant. Les coups de pagaie succèdent aux coups de pagaie, il reste encore de la distance jusqu’à Bréhémont et la fatigue s’installe insidieusement dans les muscles des participants. Comme le fait remarquer fort justement Yannick : c’est un peu long !

Le pont de Langeais, si caractéristique, se profile à l’horizon signifiant aux kayakistes que l’écurie n’est plus loin. Au pied de l’ouvrage, la fière silhouette de Jacques émerge des hautes herbes et ne résistant pas à l’appel de son homme, Roselyne abandonne lâchement ses compagnes et compagnons de galère, à cinq malheureux kilomètres à peine de l’arrivée.

Les kilomètres en question sont avalés en deux coups les gros et Rates et, Rates et Rats accostent à la cale de Bréhémont, tout fiers de leur exploit. Sur la grève, une surprise les attend : Vân et ses deux filles sont venues les accueillir et assister au dîner de clôture.

Les navettes de véhicule terminées, tout le monde se retrouve attablé autour d’un festin préparé par Anne-Thérèse et Chounet, au camping de Rivarennes, tenu par Mme et Mr Postel. Ce dernier, ravi de retrouver la petite troupe qu’il a déjà hébergée l’an dernier, passe une partie de la soirée en sa compagnie, réclamant pour le lendemain une partie de Mölkky (prononcer molkiou), jeu de quilles d’origine finlandaise, qui lui a beaucoup plu l’année précédente.

Au cours des agapes, Chounet et son épouse se voient offrir une cafetière électrique, en remerciement des services rendus. Jacques, toujours présent chaque jour pour ramener les chauffeurs à leurs voitures, n’est pas oublié. Amateur de bon vin, il reçoit une sélection de crus du coin. Cela doit lui plaire car il met une ambiance du tonnerre de Dieu durant toute la soirée.

La panse rebondie et correctement humidifiée, les Rates et Rats vont se coucher tandis que Vân et ses minettes rentrent à la maison.

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Samedi 23  : « Epilogue »

C’est sous un soleil un peu tiède mais présent, ce qui n’est déjà pas si mal, que se déroule le dernier petit déj. On fait les comptes, on se livre à sa petite toilette et on plie le matériel. Anne-Thérèse se voit offrir une hache de pierre, pour on ne sait quelle obscure raison, puis les premiers départs ont lieu. Dominique qui enchaîne avec des vacances en famille prend la route le premier, en compagnie de Patrick, son passager.

Mr Postel ne va sans doute pas tarder à pointer le bout de son nez pour sa partie de Mölkky avec le reste de la bande … 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 22:51

 

  Vendredi 27 Mai : comme à l’habitude ces dernières année, nous voici, la retraite nous le permettant, en fin d’après midi au Pont des Vers où est fixé le départ de cette nouvelle édition concoctée par l’ami Dominique.

Nous repérons la mise à l’eau : difficile, peu d’eau, et pas mal de cailloux.

Arrivent les frères Marais et leur fourgon. Nous poursuivons ensembles nos investigations et repérons au fond du pré fraichement fauché un accès qui nous semble plus approprié. Nous rendons visite au propriétaire afin d’en négocier l’utilisation, que nous obtenons, non sans mal.

Nous y passons même la nuit, discrètement stationnés en contrebas derrière la haie.

Petit apéro traditionnel, casse croute, et c’est parti pour une nuit au calme.

orne 005w

Samedi 28 : réveil à 7 h, nous déplaçons les véhicules vers la rivière, ou qui plus est il y a du soleil. Petit déjeuner puis préparation de nos canoës et mise à l’eau dès 8 h 30. Arrivent ensuite les autres participants et chacun sans tarder s’active afin de mettre les canoës et kayaks à l’eau. Nous sommes 9 canoës et 2 kayaks, et cette année, que du bois.

orne 008wDominique ayant pris contact avec la base de loisirs de canoë-kayak de Pont d’Ouilly, Patrice Volard, directeur de celle-ci nous assure la navette afin d’emmener nos véhicules au camping de Clécy où nous passerons la nuit.

Retour au Pont des Vers et c’est à 11 h que nous embarquons pour cette première navigation.

Au lieu dit « le Bateau », premier barrage, qui après repérages, sera passé à la cordelle, excepté pour les 2 kayaks qui passent la glissière aménagée à cet effet, sans trop de difficulté.

 

Quelques radiers plus loin, nous rejoignent en canoës du club, Patrice, vu ce matin, avec un équipier de choix : son papa André, qui , quelques années auparavant a été sélectionné en équipe de France de canoë descente biplace, et à tout de même fait une 3eplace sur les Dranses, ainsi que quelques amis pratiquants du club de Pont d’Ouilly. Ils nous accompagnent donc, ou nous précèdent jusqu’à leur base de plein air située sur un affluant de l’Orne : le Voireau.orne 004w

Là un pot d’accueil et quelques personnalitée nous attendent. Accueil très sympathique, discussions où chacun évoque des souvenirs de navigation passée, voir d’aventures parfois lointaines. Au plafond du club sont suspendus quelques beaux vestiges de navigations passées. Puis notre pique-nique se passe sur cette base de plein air où nous disposons de tables, chaises et bancs.


Quelques calories en plus, nous reprenons notre navigation et arrivons très vite a notre premier barrage : celui de Pont d’Ouilly. Portage obligatoire, mais quelques téméraires testent la passe à canoës qui y est aménagée. Barrage suivant au Moulin Neuf nous prenons tous sans problème la passe à canoës.

orne 011wA St Christophe, barrage-usine, sortie obligatoire rive gauche, portage avec glissière aménagée en rondins, principalement destinée aux plastiques des loueurs de la région. Quelques radiers , puis barrage des Landes, avec une glissière très courte qui occasionne un rappel, que l’on nomme aussi « effet machine à laver ». Celle ci, après observation nous force à effectuer un nouveau portage, sur le barrage. Yves-Marie, un peu téméraire, sans mesurer la difficulté, se lance avec son kayak dans celle-ci, et arriva ce qui était prévisible, dessalage, puis quelques moulinets plus tard, récupère son esquif, qui a aussi fait quelques moulinets. Enfin pas de mal, mais, je pense, une belle frayeur.


Nous arrivons près du centre nautique de Clécy, au barrage du viaduc, orne 015wou nous prenons tous la passe qui nous est destinée, sans aucun soucis. Un dernier plat suivi d’un virage à droite et nous découvrons les bases de locations de Clécy. Jaunes, bleus, verts ou rouges, des dizaines de canoés et kayaks plastique, il y a même des pédalos et des petits bâteaux à moteur électrique.

Tout ce déballage de « plastique » n’étant pas du goût de Yannick , notre très cher président, qui préfère la nature, le calme, le bois, etc… nous débarquons au camping. Installations, douches, et rendez-vous est donné pour le diner au restaurant « aux Rochers », sur l’autre rive. Avec 2 autres canoës nous ferons la traversées du plan d’eau, pendant que d’autres nous rejoindront en voiture.

Traditionnel apéritif normand, petit mot de bienvenue de Dominique qui reçoit en remerciement pour cette organisation une magnifique pagaie avec toutes nos signatures. S’en suit alors un repas typique normand, mais hélas, cette année pas de « teurgoule » au dessert, les participants des éditions précédentes comprendront ici ma déception.

Retour au camping dans la nuit par la même voie qu’à l’aller et extinction des feux vers minuit.

orne 012w

Dimanche 29 : réveil, petit déjeuner, navette vers Thury Harcourt, avec la participation du club de canoë-kayak de cette citée nichée au cœur de la « Suisse Normande », et de leur minibus.

Un canoë est contraint suite à une avarie, à nous quitter ici. « MAYA » à souffert au passage des derniers radiers . Il a terminé la randonnée d’hier avec une petite prise d’eau, et nécessite de ce fait une réparation.

Mais un autre équipage, amis de Dominique nous accompagnera ce dimanche.


orne 026wVers 10 h 15 le départ est donné, quelques coups de pagaie , et nous voici au premier portage sur le barrage de Clécy se situant juste devant le camping que nous quittons. Puis, à peine remis à l’eau, il faut à nouveau mettre pieds à l’eau et marcher un peu, cela se reproduit ensuite très souvent : on frotte, pieds à l’eau, on marche, on pousse ou on tire son canoë, puis on réembarque, les kayaks, passent avec un peu plus d’aisance.

 

 

Au barrage des Maison Rouges, 2 anciennes portes, mais passage à la cordelle pour la majorité d’entre nous. Le pont suivant nous offre un seul petit passage sous la travée principale, sans problème particulier.

St Rémy et sa grosse usine désaffectée, passage à gauche, sous une vanne bloquée en hauteur depuis de nombreuses années, et là , ho ! surprise et déception pour moi : il n’y a plus l’obstacle rencontré lors de notre reconnaissance avec Dominique en Octobre dernier , constitué de plusieurs arbres couchés et barrant complètement la rivière, et qui nous avait obligés à un passage acrobatique (voir photo). J’avoue que cela eut été amusant. Je pense que les clubs et loueurs de la région ont demandé et obtenu un nettoyage de ce passage, il n’y reste que la souche comme témoin.


orne 029w

Peu avant le barrage du pont de la Mousse, rive gauche, près du moulin, nous attendent les reporters de Fr 3 Normandie. Dominique, en maître organisateur leur commente les précisions utiles et nécessaires à leur information sur ce 7 e rassemblement « de la rivière à la mer », réservé aux canoës et kayaks en Bois, mais qui n’ira pas cette année jusqu’à la mer,. Cette pause nous permet enfin, de recharger nos calories avec le casse-croûte tiré des sacs, paniers ou bidons.


Vers 15 h départ pour le dernier tronçon de cette découverte de l’Orne.

A peine embarqués et quelques coups de pagaies plus loin, barrage du moulin du pont de la Mousse, qui possède bien une glissière, en biais, avec insuffisamment d’eau à notre avis. Donc portage sans difficulté sur ce barrage. Puis, ho ! image resplendissante, vision sublime, entre ce barrage et le pont de la Mousse, l’Orne y est assez large, et son lit tout encombré de longues chevelures de plantes aquatiques, nous offre un superbe tapis de petites fleurs blanches, nous marchons dans 10 à 15 cm d’eau, dans et sur les fleurs, impossible de faire autrement, poussant ou tirant, encore et encore notre embarcation. Difficile de voir s’il y a un fil d’eau suffisamment important nous permettant de pagayer. Peu importe, là, tous les appareils photos en ont gardé le souvenir.


orne 033wCaumont sur Orne et son barrage nous offre une dernière glissière à canoës, facile à négocier , à passer et à terminer, ce qui n’est pas toujours le cas.

Nous nous octroyons une petite pause car le responsable du club de Thury est venu à notre rencontre avec Yvon, le très célèbre et sympathique boulanger de Thury-Harcourt, et son canoë bois importé du Canada.

Je l’avais rencontré en Octobre dernier et il m’avait promis de faire tout son possible pour venir nous voir et surtout voir nos canoës. Il tient donc là sa promesse.


Après les présentations, en spectacle, un petit rodéo de Noisette, le chien de Dominique, avec le troupeau de vaches venues en curieuses nous saluer. Nous terminons ensuite notre canotage à la base de Thury, où, là, excusez du peu, notre sympathique ami « Yvon le boulanger » nous accueille avec poirée normand et brioche, et 2 énormes plats de cette fameuse « teurgoule  maison » évoquée précédemment, délicieuses, parfumées à la cannelle et au citron, extra, je m’en lèche encore les babines, pas vous ???

Nous apprenons alors que le club, accueillera, en Septembre 2014 sur son stade d’eau, les championnats du monde de kayak-polo dont ils sont déjà détenteurs de plusieurs titres de champions. Si rien ne nous contrarie, nous y serons et vous invitons à nous y rejoindre.


Malheureusement, tout W.E. aussi bon soit-il, se termine et chacun s’affaire au rangement du matériel et accessoires dans les véhicules, chargement des canoës et kayaks sur les véhicules ou remorque.

Enfin dernières congratulations, derniers remerciements à l’organisation de Dominique, et rendez-vous donné pour la 8edans 2 ans, où peut-être, comme il l’a laissé entendre, à l’année prochaine, et pourquoi pas avec un retour à la Touque, en pensant à ceux qui ne l’ont pas encore pratiquée.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:20

Pâques en marais poitevin. (la Venise Verte)

Ou week-end pascal en terre mouillée.


 

D’un samedi de Pâques à son lundi, trois petits jours et puis s’en vont…le cœur gros.

 

marais poitevin jls110062

D’Arçais à Sansais La Garette, de Vanneau à Ileau, de Damvix à St Hilaire, fourmis processionnaires ondulant de rigoles en conches, de boues en biefs, éclusant à Coulon, croisant ou chevauchant La Sèvre parée de ses plus beaux arum et iris, sur ces routes d’eau où se mirent maisons anciennes marais poitevin jls110625et éclusières au charme chamarré, nous avons en de tortueuses galeries à ciel ouvert ou à l’ombre douce de la voûte feuillée, musardé et vécu trois jours d’enchantement dans le bucolique tableau de l’ensorceleuse Venise verte, dépositaire de l’authenticité de cette terre mouillée du marais poitevin.

 

marais poitevin jls110437Souvenir aussi du repas arrosé du samedi soir, aléa d’un orage facétieux où jambon vendéen et mojettes furent sauvées des eaux grâce aux parapluies de quelques vaillants canoéistes protégeant la braise du grill.

 

Surprise du dimanche matin : une petite cloche bienveillante, le bourdon silencieux, a déposé auprès des uns et des autres encore lourdement endormis, œufs, lapins et autres petits délices chocolatés. Merci madame la …

 

Je viens d’apprendre que cette attention n’était pas le fait d’une charmante cloche, mais d’une petite souris, voire d’un souriceau malicieux plus habitué aux quenottes enfantines.

Merci Jean-Louis pour cette délicate pensée pascale.

marais poitevin jls110186

Ne pouvant qu’être comblés par l’accueil de Lise et de Francis et admiratifs devant l’ouvrage qu’ils ont accompli, afin que ce week-end soit un vrai succès tant sur le plan de la navigation que sur celui des poêlons, juste un petit truc pour eux :

 

Une pagaie d’honneurmarais poitevin jls110387

 

A ces deux humbles hérauts de la verte Venise,

Toute notre amitié pour cette terre promise.

Moult mercis à Francis, mille bises à lise.

 

Retape-toi bien Francis que l’on retrouve au plus vite le Viking.

 

Pour moi qui depuis moins d’un an et quelques sorties, découvre Voile et Canotage, quelle famille de joyeux drilles, qui n’ont d’autre prétention que de se faire plaisir à la simple recherche du moment présent, du moment vrai, en harmonie avec l’environnement fluvial, végétal et humain.marais poitevin jls110359

Fasse Machin que cette philosophie se perpétue le plus longtemps possible.

 

Christophe

 

album photos  marais-poitevin marais-poitevin

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 22:04

20èmeroute des rats toqués en kayak bois et 1èreédition pour moi !

Depuis le temps que j’avais entendu parler des rats toqués, j’étais un peu curieuse de connaître le genre d’aventure qu’ils commettaient.

J’avais bien croisé la route de quelques uns à Noirmoutier en 2009 puis lu le compte rendu de la 19èmeédition et cela ne m’avait qu’à moitié rassurée sur la nature fêlée des participants…

Néanmoins j’ai été séduite par la proportion non négligeable de femmes sur l’eau, sur les photos de l’année dernière. C’était au moins le signe d’un bon grain de lucidité et d’intelligence !

Mais ce n’est pas facile d’être une rate. J’ai bien cru que j’allais être refoulé au moment de l’embarcation car on attendait un Pierre Gingueneau (au passage : créateur des fameux et bientôt mondialement célèbres kayaks Léo ) et non une Marie-Pierre  du même nom !

 

lesratstoquésjls110034Enfin nous partîmes 38 marins d’eau douce (dont un chien), enfin nous partîmes 31 embarcations. Nous revînmes ??... tous prêts à aller découvrir le magnifique pays de Redon.

Au départ de Quelneuc sur l’Aff nous n’avions pas fait 300m sur l’eau que les pierres saillantes eurent raison d’un kayakiste et donné du scotch à retorde à un autre, qui en avait vu d’autres…

Car j’ai senti tout de suite que j’avais affaire à de grands baroudeurs qui ne comptaient plus leurs batailles contre les éléments!

Mais point de nostalgie, point de fanfaronneries qui font sentir aux nouveaux arrivants qu’ils n’ont rien connus d’intéressant. Seulement des chants de marins lancés de bon matin, hymnes à l’effort et à la bonne humeur.

 

La 1èrepartie de navigation était étroite, verdoyante, sinueuse, pleines de pierres apparentes (ou non) et de branches en travers. Un coup à gauche, un coup à droite… Sous un soleil apprécié, réchauffant la fraîcheur du jour.

Passage d’un petit barrage, puis nous arrivâmes pour le pique nique du midi au moulin Gouro. lesratstoquésjls110118(Nous avions fait la partie la plus « sportive ».) Ou nous attendaient Myreine et Jeanne et leur délicieux vin chaud.

Grande particularité des rats toqués c’est qu’ils passent autant de temps à boire, ripailler, chanter, rire que sur l’eau. Chacun apportant vins, saucissons et fromages de montagne, gâteaux, offrant de bon cœur à toute l’assemblée.

Je comprends mieux maintenant pourquoi il y a des rats qui se sont déplacés de Savoie ou de Montélimar.

 

C’est la bedaine bien remplie que nous remontons dans nos kayaks pour notre exercice de digestion, une ligne de flottaison un peu plus basse.

J-Pierre à passé le barrage du moulin avec son chien (pauvre Léo !) alors que tout le monde pensait que ce n’était pas assez large (un vrai toqué quoi !).

Petit barrage encore mais peu de portage du we.

Petite sieste en cour de route.lesratstoquésjls110292

La rivière s’est élargie de plus en plus, tranquilles, les kayaks se sont égrainés jusqu’à la Gacilly : petite ville magnifique que nous n’eurent pas le temps de visiter mais qui a un petit goût de reviens s’y.

Les kayaks mis en sûreté dans le club de la Gacilly, les manips faites et tous changés et secs nous nous sommes retrouvés au «  Bon accueil » de St Vincent sur Oust qui nous a servit un conséquent couscous au rythme des chants tonitruants. Un vrai régal !

 

lesratstoquésjls110355C’est un ciel couvert qui nous accompagne le matin sur la partie la moins pittoresque de la randonnée. Nous faisons escale sur la « baie » de Glénac ou no us entamons notre 2èmepique nique festif du we avec prière collective au soleil pour le remercier de ce ciel clément et bien sur il nous a entendu car nous avons eu un soleil alesratstoquésjls110457rdent toute l’après midi, nous permettant de faire une sieste bien méritée avant de poursuivre notre navigation sur L’Oust, dans un paysage marécageux parsemé d’Ilots, dans l’Ile aux pie, puis passage du barrage de la Potinais pour finir à Vieux Bourg.

 

Superbe we de printemps, nature magnifique, ambiance conviviale et chanteresque. Là aussi un petit goût de revient s’y.

 

Marie-Pierre

 

 

Divine sortie

 

29 mars 3025, 8 heures du soir, quelque part dans la banlieue de Tokyo, Japon …

 

Le vieil homme regarde son petit-fils avec une grande tristesse. Fù Dekaya Kenboa vient tout juste d’avoir huit ans. Penché au-dessus du caniveau qui se trouve devant leur abri, l’enfant est occupé à pousser un petit canot dans une eau noire et gluante, saturée d’iode. C’est son grand-père qui, pour son anniversaire, lui a offert ce modeste présent, sculpté dans l’écorce du cerisier bleu à feuilles rouge fluo, qui pousse derrière leur cabane depuis plusieurs siècles déjà. Autour d’eux, tout n’est que désolation. La succession inévitable d’explosions de centrales nucléaires, dont la première, celle de Fukushima a eu lieu en 2011, a ravagé le pays. A l’autre bout du monde, la France, petite nation orgueilleuse et arrogante, a été touchée à son tour. Puis, confronté à des évènements météorologiques catastrophiques, pourtant prévus et annoncés par « El Señor Météo », un grand professionnel de l’époque, que personne hélas, n’a écouté, le reste des nations a ,lui aussi, subi de monstrueux dégâts.

lesratstoquésjls110586

A l’aide d’une de ses pinces, le petit Fù repousse la mèche de cheveux mauves qu’il a sur la nuque, démasquant ainsi ses trois yeux de recul. Il fixe son regard sur l’aïeul, dont le corps gélatineux aux tentacules fatigués, s’étale mollement sur le seuil de la masure. Ce dernier, frémissant d’émotion, aperçoit alors la larme dorée qui coule doucement sur l’omoplate du gamin. L’enfant semble profondément malheureux .

- «Oh, grand-père, raconte-moi une histoire, s’il te plaît ! »

Devant le désarroi de son petit-fils, le vieillard décide de lui narrer un conte qui circule depuis toujours dans sa famille. Un français, en visite au Japon dans les années 2000, aurait raconté cette histoire pour la premières fois à l’un de ses ancêtres. Certes, de génération en génération, elle a été « japonisée », mais le récit a conservé toute sa saveur. Le vieil homme commence

 

 

lesratstoquésjls110581«  Ecoute bien, petit Fù ! … Il était une fois, dans un pays lointain un petit coin de paradis que l’on nommait l’île aux Pies. Les eaux de deux jolies rivières, l’Aff et l’Oust, qui s’étaient rencontrées en amont de l’île, entouraient cette parcelle de terre. Un jour, des Divinités de l’eau entendirent parler de ce magnifique endroit et décidèrent de s’y rendre pour s’y livrer aux agapes et exercices physiques dont ils étaient friands. Ces êtres merveilleux appartenaient à la divine famille des Rà Toké *. Leur patriarche se nommait Rà Ta Boa *. Il portait une barbe blanche, mangeait et buvait bien. Il chantait parfois des airs dans une langue bien étrange qu’il semblait être le seul à comprendre. Hormis, peut-être, Do Mi Nik Peù Peù * , un mordu des chants traditionnels dont toute la troupe admirait l’immense culture en la matière. lesratstoquésjls110013

 

Les Déesses et les Dieux se donnèrent donc rendez-vous près de Kel Neùc, petit village situé au bord de la rivière qu’ils avaient décidé de descendre, à bord de frêles esquifs en bois. Ces êtres avaient de merveilleux pouvoirs. Certains avaient, notamment, la faculté de changer de sexe à volonté. Ainsi, alors qu’un Dieu du nom de Pi Er Ging No *, était attendu, ce fut une Déesse nommée Mà Ri Pi Er Ging No * qui se présenta. La plupart des Dieux étaient contents, avouant qu’ils ne perdaient pas au change. Elle était venue en compagnielesratstoquésjls110341

 d’amis de son clan. Parmi eux, on remarquait Yan Lui Suri So, chargé d’immortaliser la rencontre divine, reconnaissable au sceptre noir qu’il brandissait à tout bout de champ. Etait aussi présent Jipé Ko Gik * qui avait apporté avec lui de la nourriture à laquelle, curieusement , il ne toucha pas.

 

Et tu sais, petit Fù, tu vas rire ... il appelait sa nourriture : Lé Hô * !

 

Des divinités de la montagne étaient aussi descendues des lointains sommets de Fù Ji Sa Voà *. Le Vénérable Jipé Hâ Mi, accompagné de deux membres de sa caste, participait à l’aventure qui, pour lui, fut hélas de courte durée. Rattrapé par la malédiction du Dieu Chinois Lùm Ba Go *, qui avait déjà frappé sa compagne, quelques semaines auparavant, il fut contraint de rentrer dans ses foyers.

 

Ne t’impatiente pas, Fù, mon enfant … et arrête de te gratter le talon avec ta trompe, c’est sale et ça ne se fait pas ! Tu veux de l’action ? Attends, je continue ..

 

lesratstoquésjls110234Alors voilà … Bientôt tous les participants furent sur l’eau. Il faisait beau, le soleil était de la partie mais l’air restait frais. Le fond de l’eau aussi, affirma le Céleste Jak * dont la pagaie venait de se briser envoyant ainsi son propriétaire à la patouille. Il arrêta là son périple, et couvrant de baisers la Déesse Rô Ze Lin *, sa très convoitée compagne , il lui donna rendez-vous à midi au moulin Gù Rô *, premier lieu de libations. La troupe s’étira sur la rivière, on passa tant bien que mal de petits rapides, qui procurèrent à nos Ētres Suprêmes d’agréables sensations. On franchit deux barrages, et le moulin apparut aux yeux de tous…. Sauf à ceux du Dieu Làn Toà Lé * (nom chinois Chou Né). Depuis le début du parcours, Sa Magnificence caracolait, en effet, toujours en tête. Dans sa frénésie, il contourna le moulin par un canal de dérivation, semant ainsi le doute sur la marche à suivre, dans l’esprit de ceux qui le talonnaient.

 

Quoi, que dis-tu petit Fù ? …Quand est-ce qu’on mange ? plus tard petit Fù, plus tard ! Pour l’instant, ce sont les Divinités qui déjeunent… et mouche tesnez, je te prie !lesratstoquésjls110403

 

Les marins d’un jour accostèrent. Chacun s’installa, les victuailles et les vins circulèrent. Dans leur coin, on ne peut plus zen, Les Frères Mà Rê *, semblaient savourer l’instant tandis que les Dieux Bi Li *, Bon Thé * et Pou Nô* discutaient en mâchouillant gaiement. Jamais rassasié, Hà Làn, un jeune et bel Apollon récemment promu, réclamait à manger encore et encore. L’endroit était agréable. Sa beauté, n’avait d’égale que celles des créatures célestes présentes : Cé Lîn* , Mî Rên*, Ô Dîl * ,Mà Ri Hân *, Klô Dîn *, Jânn*, Vé Rô Nîk*, Ber Na Dêt* et Vannes **. En fin de repas, l’Auguste Prince du Ciel Mà Nû fit circuler sa fiole de saké dont l’absorption, clamait-il, était destinée à combattre les forces du mal.

 

Chhhuuuttt ! Petit Fû, maintenant les Dieux font la sieste ! Reste tranquille toi aussi. … Voilà, assieds-toi en tailleur… oui, je sais…avec huit pieds … et mous en plus, c’est pas facile !. ..mais essaie quand même. Voilà, c’est bien, je continue.

 

lesratstoquésjls110281Lascivement étendues sur l’herbe tendre, les Déesses se laissèrent aller à la rêverie, bercées par les puissants ronflements que poussaient certains de leurs compagnons, sous la conduite de leur chef d’ orchestre, le Dieu Hâ Dé Hâch *.

Puis, il fallut bien se lever ! Toutes et tous embarquèrent et rallièrent sans problème l’endroit où ils devaient dormir le soir : le gîte du Mé Né Hy ***. Un autre petit groupe rejoignit la maison des Muvannys, citoyens anglais, où les attendait déjà leur malheureux compagnon Jipé Hâ Mi, victime du Dieu chinois Lùm Bà Go. lesratstoquésjls110284

A l’heure où le disque solaire s’enfonce dans les profondeurs de la terre, les Divinités entrèrent dans la pagode « Au Bon Accueil » ****. C’est dans ce lieu idyllique que se déroulèrent leurs agapes. Des ventres rassasiés, s’élevèrent bientôt des mélopées, savamment dirigées par le Divin Grand Maître de musique sacrée : Brû Nô*.Tard dans la nuit, les Dieux quittèrent le sanctuaire et partirent se reposer sur leur couche. lesratstoquésjls110332

Eh ! Petit Fù ! … tu dors ! … eh ! secoue-toi, voilà la fin du conte. Sois gentil, cesse de bailler … tes cent quarante-cinq dents ne sont pas toutes belles à voir !

 

lesratstoquésjls110338C’était le matin du deuxième jour. Il ne faisait pas chaud mais les Puissances du Ciel, n’éprouvent pas tout à fait les mêmes sensations que nous autres, pauvres mortels. Déesses et Dieux repartirent au fil de l’eau. Facétieux, l’un d’entre d’eux s’amusa à faire disparaître un pont, rien que ça, histoire d’embêter un peu ses petits camarades. Vers midi, comme disait le Grand Sage Hâ Nâ Tôl Frans *, les Dieux eurent soif. Et faim, aussi. Alors, ils s’arrêtèrent à Glé Nâk* , lesratstoquésjls110502petite bourgade au bord de la rivière Oust. On sortit les rôtissoires, les viandes grillèrent, le vin coula, l’eau aussi mais … plutôt dans la rivière. Un ronflant concert de clôture d’une bonne demi-heure, fut assuré par le divin Hâ Dé Hâch *.

lesratstoquésjls110358Les embarcations furent remises à l’eau et voguèrent au fil de l’eau jusqu’à la sublime île aux Pies. Une partie de la troupe contourna la terre promise, un autre groupe s’y enfonça en empruntant des canaux qui la traversaient. Les deux équipes se rejoignirent et la balade continua. Bientôt, certains des héros furent fatigués et décidèrent de s’arrêter au barrage le plus proche de l’arrivée. Les plus courageux continuèrent jusqu’au bout. Arriva la fin du voyage, Déesses et Dieux se congratulèrent, se félicitant de s’être retrouvés une fois encore et se promettant bien de renouveler l’expérience les années à venir ! »

 

 

Tokyo, 29 mars 2011 , 6 heures du matin

 

Madame Yoshida essaie de calmer son mari qui vient de se dresser d’un bond dans le lit conjugal. Il est en sueur et tremble comme une feuille. Il reprend peu à peu ses esprits.

« Mais bon sang, qu’est-ce que c’est que ce foutu rêve que je viens de faire ! De quels recoins de mon pauvre cerveau sont donc sortis ce pauvre vieux et cet enfant mutant… Quoique … évidemment, avec ce qui noulesratstoquésjls110489s arrive en ce moment, c’est pas étonnant ! C’est sans danger, qu’ils disaient, on maîtrise !

Bon, pour que ça ne reste qu’un rêve, il n’y a pas trente-six solutions : se mobiliser et se battre contre cette saloperie ! »

 

le Rà ToKé PÂTR  HIK

 

_________________________________

 

Notes :

 

* en japonnais dans le texte

** en français dans le texte.

*** breton ou japonais, c’est kif kif !

**** allez donc bricoler ça en japonais, vous … !!!

 

albim photos   rats-toques-11-10-09-08 rats-toques-11-10-09-08

 

 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 22:21


les 20 et 21 mars sur la petite Maine et la Maine en Vendéerats toqués10jls0028w

un garnd merci aux organisateurs et à O.I.C.O;


une gallerie de photos en attendant le rat-port de Frédérick
 

le mulot

 

 

Opération Route des Rats 2010

 

Dossier classé CONFIDENTIEL DEFENSE

Expéditeur : Colonel Ratier, responsable surveillance du territoire /section Grand Ouest.

Destinataire : Monsieur le Ministre de l’Intérieur, s/c de monsieur le préfet de Vendée .

 

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Préambule :

 

Monsieur le Ministre, suite à la récente affaire Julien Coupat , terroriste bouffeur de fromage de chèvre, vos services nous ont fait parvenir de nombreuses notes concernant les agissements plus que suspects d’un autre groupe d’individus, susceptibles de troubler l’ordre public si cher à notre Grand Conducteur.

Ce groupuscule qui se fait appeler « Les Rats Toqués » rats-toqu-s-09jls0081w.jpgopérerait, non pas sur les lignes ferroviaires mais sur les voies d’eau du Grand Ouest. Vous avez cru bon nous indiquer qu’une antenne de l’organisation, moins importante en nombre mais probablement tout aussi dangereuse, sévirait également dans la région Rhône-Alpes.

En conséquence, j’ai donc décidé de mettre sous étroite surveillance les personnes concernées et ce, depuis quelquesrats toqués10jls0038w mois. Après observation, il s’est avéré que les faits et gestes du groupe des « Rats » semblaient plus que suspects : naviguer, pique-niquer, s’immerger en partie dans des cours d’eau pour en retirer de mystérieuses grosses pierres comme l’on fait certains durant cet hiver extrêmement rigoureux, n’a effectivement rien d’anodin. Cependant, mis à part la crémation de camembert au lait cru, ce qui, vous en conviendrez, monsieur le ministre, est un acte hautement antipatriotique, rien d’important n’a pu être retenu contre les éléments du groupe susnommé.

Courant février, un de nos meilleurs agents , nous informait que la cellule Grand Ouest et l’antenne Rhônes Alpes projetaient un grand rassemblement les 20 et 21 mars 2010 sur la Petite Maine près de Montaigu. Immédiatement, soucieux de pouvoir faire face à une situation potentiellement dangereuse pour la région, voire la nation, j’ai donc décidé de mettre sur pied l’opération « Route des Rats 2010 ».


Caractéristique de l’opération :


Objectifs : Le but de cette action de grande envergure est triple.

- Surveillance accrue des rebelles

- Recherche des objectifs probablement inavouables de leur organisation.

- Neutralisation le cas échéant.

Moyens mis en œuvre : Essentiellement dissémination, le long du parcours emprunté par la secte, de nombreux agents en tenue de camouflage, tous équipés de micros et caméras vidéo en relation directe avec notre QG souterrain habilement dissimulé sous le sanctuaire de La Salette.



Déroulement de l’opération :.

- Arrivée d’une avant-garde des participants près de notre QG devant lequel, par un heureux hasard ils se sont donné rendez-vous. Un groupe se détache et vient admirer le sanctuaire, nous craignons qu’il ne détecte les caméras miniaturisées dissimulées derrière les yeux des statues. Par chance, une forte averse fait refluer les intrus vers leurs véhicules.rats toqués10jls0026w


- Embarquement et mise à l’eau des embarcations sous l’œil attentif d’un de nos commandos déguisés en défricheurs. Le sergent Labûche, chef de cette unité nous informe que les esquifs des suspects semblent légers et rapides, propriétés caractéristiques aux armes de guérilla. De plus, leur coque est en bois, donc non repérable par nos radars. Nos gaillard semblent aguerris, bien équipés et très méfiants sous des allures bon enfant.

- La pluie se calme. Nos éléments d’élite, les adjudants Laplume et Dubec, en profitent pour sortir du tronc creux dans lequel ils se camouflaient. Leurs costumes de Martin Pêcheur leur sied à merveille et, sautillant légèrement de branche en branche, en aval de la troupe, ils réussissent à tromper l’ennemi et l’accompagnent ainsi sur quelques kilomètres.


- Après le passage du barrage-gué de la Brennenière suivi d’un long portage, les « Rats » remettent leurs engins à l’eau et se heurtent bientôt à un magnifique chêne qui barre la rivière. Il a été abattu par nos soins la veille, dans le but de dissuader la troupe d’aller plus loin. Peine perdue, envoyé en éclaireur, un grand type, que les membres du groupe nomment Monsieur Météo, a déjà passé l’obstacle. Il est bientôt suivi par ses congénères.

rats toqués10jls0085w

- Samedi 20 mars, midi, les énergumènes atteignent Chavagnes-en-Paillers où ils sont rejoints par le gros de leurs forces. Mes hommes dénombrent environ trente-cinq personnes des deux sexes et trois chiens de combat. Certes, ces derniers ne sont pas gros mais à leur regard, on sent des bêtes prêtes à tuer, rompues à toutes les situations.rats toqués10jls0048w

Par ailleurs, Certains de mes hommes me disent avoir été littéralement fascinés par les éléments féminins du groupe. Imaginez des sortes de James’Bond girls moulées dans des combinaisons noires s’affairant autour d’embarcations bardées sans doute d’armes de destruction massive. L’une de ces femmes, racée souple et féline, entourée d’une garde rapprochée de cinq à six individus, fume dans un coin. Ses hommes l’appellent Roselyne, il s’agit probablement du chef de la communauté. Elément à surveiller !


rats toqués10jls0112w-Autre individu impressionnant, un dénommé Alain DH. C’est à n’en pas douter le responsable de la logistique. Il sort d’un fourgon deux énormes barbecues qui vont servir à faire cuire la nourriture de l’équipe et une étrange machine de laquelle sourdent trois jets continus d’une boisson tonifiante destinée à galvaniser ses acolytes. Et ça marche ! Bientôt on s’agite, on parle haut.

Il annonce à ses compères que deux cents kilos de truites ont été déversées dans la Petite Maine et qu’il va falloir lever le camp avant l’arrivée de nombreux pêcheurs. Parmi eux, bien sûr, beaucoup d’hommes à nous. Parmi les truites, une bonne vingtaine de petits sous-marins miniaturisés équipés de caméras pour filmer discrètement la bande par en-dessous.


- Pendant la pause déjeuner, une de mes unités s’est déployée en aval et a jalonné la suite du parcours d’obstacles multiples : nombreux arbres abattus et couchés en travers du cours d’eau, empilements de cailloux créant des sauts difficilement franchissables et rideaux de ronces acérées coulant des frondaisons. Tout ce travail n’a pour effet que d’amuser la troupe que nous surveillons : certains débarquent, d’autres sautent l’obstacle, on se contorsionne, on se faufile, bref…on passe !zpte maine 012w

Lorsque qu’enfin, les « Rats » s’agglutinent sur un énorme tronc dans lequel sont entremêlés des débris végétaux de toutes sortes, sans échappatoire par des rives abruptes et boueuses, nous croyons la partie gagnée ! La troupe va devoir rebrousser chemin et renoncer à un funeste projet qu’il nous reste toujours à déterminer. Las ! Une bête toute en muscles va intervenir :rats toqués10jls0068w

Didier, Didier, Didier, Didieeer Didieeer ! hurlent ses amis pour l’encourager. L’homme, immergé jusqu’à la taille dans l’eau glacée, la mine farouche et concentrée, s’arc-boute sur une énorme branche qu’il parvient, en ahanant, à tirer en arrière, libérant ainsi le passage. Mes gars sont dépités. Au briefing du soir je les réconforte en leur disant que leurs efforts ont cependant contribué à affaiblir physiquement l’ennemi et à le retarder.


- La bande semble avoir décidé de passer la nuit au village-vacances des Pinserons. Mes hommes et moi ayant des amis dans la place, leur passons le relais et allons nous reposer.


- A part le signalement de deux personnages trempés et hagards, répondant au nom de Jean-Luc et de Chounet, qui ont erré dans le village toute la soirée à la recherche de clefs, on ne signale pas de fait notable…Si ce n’est la conversion toute fraîche d’un dénommé Dominique (Peupeu pour les intimes), au patrimoine des chants folkloriques bretons, qui a tenu à chanter à gorge déployée « La Belle Barbière » pourtant retenu en ce sens par un certain Patrick, agrippé aux revers de son blouson et qui, sagement, a essayé de modérer l’ exaltation de son camarade.rats toqués10jls0094w


- Le dimanche est arrivé, mes hommes et moi sommes fort inquiets. Si les terroristes entrent en action c’est forcément aujourd’hui. Aux grands maux, les grands remèdes. Je téléphone au préfet qui m’envoie une brigade de cinquante faux pêcheurs que nous postons en aval de la digue de Montaigu. Les canes à pêche sont en fait des espèces d’orgues de Staline prêtes à déclencher l’enfer en cas de mouvement menaçant des kayakistes. Quant aux épuisettes, il s’agit de compteurs Geiger pour mesurer la présence de radioactivité émanant d’un éventuel arsenal embarqué. La confrontation se fait dans un silence tendu…Rien ne se passe !

rats toqués10jls0083w

- Pourtant, un individu a attiré l’attention d’un de mes gars, le caporal Souleau. Ce dernier a remarqué qu’un certain Jean-Louis se laisse parfois couler au fond de la rivière après quelques rapides mouvement de hanches savamment maîtrisés, et ce, de façon régulière. Nous nous demandons si ce n’est pas dans le but placer subrepticement des charges explosives au pied des barrages et déversoirs. Dans la crainte d’une catastrophe majeure, j’envoie les démineurs après son passage. Ils ne trouvent rien.


-Midi, aucun évènement grave n’a eu lieu, mais notre surveillance ne se relâche pas. Les commandants Larbin et Bonniche, mêlés au personnel du restaurant du pont de Sénard près duquel nos rats toqués10jls0137wsuspects décident de se restaurer, ne lèvent pas la garde, bien au contraire. Le moins qu’on puisse dire est que les lascars qu’ils épient ne se laissent pas mourir de faim et ne sucent pas que de la glace. Sur les rôtissoires se succèdent jambons, lard et saucisses de toutes sortes et les verres se bousculent sous le triple jet de la fontaine infernale. Nos zigotos prennent-ils des forces et profitent-ils de la vie avant une action aussi violente que désespérée ? Nul ne le sait.


- Le groupe se sépare. Certains éléments juchent leurs embarcations sur le toit de leur véhicule et prennent la route. Pourquoi ? Un schisme concernant l’action a mener a-t-il eu lieu ? Nos micros ultra-sensibles dernière génération, astucieusement dissimulés dans l’herbe, auraient pu nous renseigner si un énergumène appelé curieusement Ratabois 1er par rats-toqu-s-09jls0056w.jpgses condisciples ne les avaient écrasés en s’affalant au sol pour une sieste réparatrice.


- La plupart des « Rats » réembarquent et arrivent vers 17 h00 à Remouillé où les attendent leurs véhicules. Perchés dans les arbres environnant, totalement invisibles mais sur le qui-vive, mes troupes sont tendues. L’action d’éclat tant redoutée va sans doute se dérouler sur ce parking. Les terroristes se regroupent, le dénommé Ratabois leur adresse alors ce message actuellement en décryptage dans mes services : « Les gars, le plus dur c’était d’arriver le cul sec à Remouillé ! »

Il semblerait que, nous ayant repérés, l’individu ait par ce simple message signalé à ses comparses que les actes terroristes envisagés ce week-end marquant l’arrivée du printemps, seraient reportés à une date ultérieure.

rats toqués10jls0017w


Conclusion

J’espère, monsieur le ministre, que vous trouverez dans ce rapport détaillé, des éléments nouveaux susceptibles d’étoffer le dossier « Rats Toqués ». Soyez certain que mes services et moi-même restons vigilants et qu’à la moindre alerte concernant les agissements pour le moins troublants de ce groupe atypique, nous ne manquerons pas de vous avertir et d’agir avec promptitude le cas échéant.Soyez, monsieur le Ministre assuré de mon plus profond respect.

Fait au QG secret de La Salette , le 22 mars2010.

Colonel Ratier, chef surveillance du territoire/section  

Grand Ouest



Opération Route des Rats

 

album photos rats-toques-11-10-09-08 rats-toques-11-10-09-08

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 20:28

7, 8 et 9 août 2009 : Régates du Bois de la Chaise


Pour la première fois, pour les 20 ans des régates, Marc Tourneux a eu envie de rassembler des petites embarcations, canoës, kayaks et périssoires.

Voile et canotage et Ho hisse et haut étaient invités. Yannick et Serge, Jean-Pierre , Pascal Moinard et les Violleau sur le trois jours, la famille Mantrand le vendredi seulement, Jean Claude et Jeanne ainsi que jean Louis et Elie ont navigué avec nous le samedi. Les rats toqués ont été jusqu'à 8 kayakistes.


 

Vendredi, navigation dans l’après midi. Romain, notre sauveteur attitré nous regroupe sur la plage du Vieil, la mer est bien formée, le vent est bien établi certain disent un bon force 3 peut-être 4. Une périssoire et deux canoës mettent les voiles. Nous remontons la houle comme nous pouvons, elle est vraiment bien formée! Jean Pierre abandonne très vite Suzanne avait très peur. Camille sur une périssoire a fait naufrage, les Mantrand ont surfé sans se retourner, ils ne pouvaient pas faire autrement que de foncer Charlotte doit encore s’en souvenir. Cette navigation était limite au niveau de la sécurité. La mer était un peu trop formée pour nos petites embarcations. Bilan: un abandon, un naufragé. Regroupement de toutes les flottilles sur la plage des Dames pour un départ en formation vers le port de Noirmoutier. Les canoës sont aussi regroupés que possible: les Marais sont partis depuis 10 minutes, les Kayaks sont quelque part, il manque des membres d’équipage… Romain est quasi désespéré. Nous nous retrouvons quand même tous à l’entrée du port. Le vent est très fort et la remontée du port est longue et fastidieuse. Les Mantrand coulen, les Marais se perdent dans la vasière et moi je voudrais bien finir à pied ! C’est d’ailleurs ce qu’ont fait Jean-Pierre, Marie-Pierre, Suzanne et Léo, navigation dans le Bois de la Chaise en tirant le canoë sur son chariot(1).

Nous avons débarqué, rangé les canoës dans un hangar et nous avons enfilé notre tenue de soirée pour le repas des équipages: Pantagruélique(2)


Régle numéro 1 Ne pas oublier son chariot

Régle numéro 2 Ne pas oublier son Tupperware

 

Samedi, sortie du port vers 8H30 marée oblige! Regroupement des équipages pour une navigation vers la plage des Dames (Romain n’était pas là pour nous voir). Il restait une houle résiduelle, nous avons embarqué pas mal de paquets de mer. Sur la plage des Dames, les grosses unités sont échouées, nous remontons nos bateaux sur la plage. C’est un tableau magnifique et rare. Nous passons la marée basse à manger des huitres, à boire un coup de vin de Loire, à faire la sieste, à palabrer, à comparer…(3) Dés qu’on en a eu marre, départ dans un grand flou… Nous partons en découverte dans l’étier aux lapins, ceux qui ont séché le briefing se sont laissés embarquer dans un toboggan sous un pont routier. Le plus délicat fut de retraverser ce pont (4). La circulation était intense ! Véro nous a accueillis et nous avons gouté à son élevage de diploïdes (bios élevées sous la mer). Savoureuses. (5). Le retour vers le port de Noirmoutier fut sans problème nous étions merveilleusement regroupés pour une entrée de front. Romain n’était pas là ! Débarquement et pot des équipages. (6)

 

Règle numéro 3 Ne pas oublier son couteau pour manger les huitres

Règle numéro 4 Traverser la route avec son kayak en marchant doucement et régulièrement, ne pas oublier de sourire et de dire merci (technique vietnamienne de Van)

Règle numéro 5 Ne pas oublier son tire bouchon, son verre et une bouteille.

 

Règle numéro 6 Ne pas oublier la clé du camion dans le bateau

 

Dimanche, un début de matinée un peu chaotique, départ groupé (Romain n’est pas là) nous partons pour la pleine mer… (7 et 7 bis) au troisième piquet se diriger vers les deux piquets et attendre que la mer descende…(8) installation sur un rocher pour une ventrée de triploïdes (9) (10) et un pique nique (11). Avant que la mer ne remonte, départ pour la terre ferme. Le parcours à la rame est très court, nous essayons ensuite le canoë tiré, poussé, glissé, roulé, ensablé… Après une sieste bien méritée, entrée dans le port très groupée (Romain n’est pas là)

Parade dans le port, sortie des bateaux, remise des récompenses au château. Voile et canotage et Haut y c’est eau ont été récompensés pour avoir participé à cette 20 ° édition. Bise à tout le monde et à l’année prochaine. (12) (13) (14)


Règle numéro 7 Ne pas oublier la carte marine

Règle numéro 7 bis Savoir lire une carte marine

Règle numéro 8 Ne pas oublier la bouteille, les verres, les cacahuètes pour patienter

Règle numéro 9 Ne pas oublier son couteau à huitre

Règle numéro 10 Ne pas oublier sa trousse à pharmacie avec des pansements

Règle numéro 11 Ne pas oublier son pique nique

Règle numéro 12 Ne pas oublier de dire aux copains qu’il faut absolument qu’ils viennent l’an prochain

Règle numéro 13 Ne pas oublier la gamelle de p’tit Jules dans l’herbe

Règle numéro 14 Ne pas oublier de faire le compte rendu pour Voile et canotage

 

Christèlle

 

album photos Noirmoutier 09 Noirmoutier 09

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 21:20

30, 31 mai et 1er juin 2009
Aventure : Descente de la DIVE, fleuve de Normazonie !

Samedi :
Rendez-vous était donné dans le charmant village de Bernières d’Ailly, derrière l’église près du lavoir, réglable selon le niveau de la rivière ; l’espace est juste suffisant pour accueillir la quinzaine de canoës bois traditionnels anciens et une construction amateur très réussie. Pour compléter la flotte, 2 kayaks bois époxy et 3 périssoires dont une, bois, de facture remarquable, reconstitution originaire d’Etretat, et une autre, vestige des années 44-45, construite en tôle d’aluminium à partir de restes d’ailes d’avion.
 Après les traditionnels transferts de véhicules, départ « tardif »…
 Les pagaies doubles s’avèrent un peu encombrantes pour la largeur du fleuve, et les puristes de la pagaie simple s’en trouvent avantagés !
L’eau est limpide et les fonds herbeux forment un velours pour les vernis rutilants, mais attention, les sinuosités serrées et le courant vif ne laisseront aucune chance au novice qui finira sa course dans la luxuriante végétation qui forme souvent une voute verdoyante ; les botanistes auront reconnus, très présentes, orties, ronces, ou autres épines blanches … Gare aussi aux divers ponts, leurs tabliers ne surplombent souvent la surface que d’une soixantaine de centimètres : excellent pour les assouplissements.
Après extraction de diverses échardes et le pique-nique bien mérité, nous reprenons les pagaies et traversons St Pierre sur Dive où nous partageons les courants avec le club de kayak local, qui organise une compétition de vitesse sur une portion encore plus sinueuse. Quelques portages et chariotages sont nécessaires pour franchir de petites retenues ou le parc d’un château. Mais les plus grosses difficultés vont se révéler sur le tard, quand, près d’Ouville la Bien Tournée, la voute végétale viendra rejoindre l’onde pour barrer radicalement le fleuve. Après un travail collectif d’élagage, sans outil, nous ménageons une passe de la hauteur d’un canoë, et chaque passager a dû, soit se coucher dans son bateau, soit passer au dessus des branchages, un équipier passera d’ailleurs sous l’eau, sans toutefois l’avoir choisi.
Tout ceci nous amènera bien tard à Mézidon-Canon, où un petit chariotage de 800m, en côte, conclura l’exercice vers 21 heures.

22 heures, nous atteignons le camping de Dive sur Mer, sur la butte à droite, et dinons au club de voile d’un féroce appétit les spécialités de chacun ; personne ne sollicite de somnifère !

Dimanche :

 En raison des libations tardives de la veille, nous nous retrouvons à 11 h 30 près de Troarn et, après de longues palabres pour exploiter le flux et le reflux, nous partons vers … assez tard !
Saluons ici le travail de Jacques qui nous avait terrassé dans ces digues abruptes un accès paillé afin de ne pas trop souiller nos vernis ; son canot moteur sera aussi bien utile pour la suite …
Dans son estuaire, le fleuve s’est tout de même bien élargi par rapport à la veille. L’abondance des roseaux sur les digues bouche un peu l’horizon mais ne modère pas le vent de nord ; les méandres, encore très marqués, nous offrent quelques répits. Le vent forcit encore à l’arrivée et la traversée de l’arrière port, en file indienne, est bien longue pour nos épaules endolories.
La dernière orientation du fleuve nous offre un vent de ¾ arrière et nous soulage bien. Après avoir atteint la cale de débarquement, certains se paieront, sur invitation des autorités locales de Dive sur Mer, le luxe d’un tour de bassin à flot, sous les sympathiques applaudissements du public (trop peu nombreux à leur goût).
Réconfort pantagruélique ensuite avec le diner de fruits de mer concocté par Dominique et son épouse, le tout arrosé de muscadet et de cidre local. La traditionnelle teurgoule, sorte de riz au lait aromatisé de cannelle ayant cuit 4 à 5 heures à feux doux, achève les plus gourmets (teurgoule : fait tordre la goule si engloutie trop chaude).

Lundi :

Nous rejoignons par la route Honfleur et la partie industrielle du port, et mettons à l’eau sur la cale d’un immense bassin à flot. Deux énormes paquebots de Seine rappellent la double vocation du port : maritime et fluvial. Visite de la cale où étaient construits d’immenses radeaux de branchages qui ont permis l’endiguement de la Seine. Apothéose finale avec la découverte du magnifique vieux port au son des fanfares locales, avec bénédiction du curé et procession des enfants portant sur des brancards nombreux ex-voto et autres maquettes du musée maritime : tous ces honneurs  (s’ils nous sont bien dédiés ?), nous poussent à immortaliser l’instant en nous offrant un verre de bière.
 Retour à la cale pour le pique-nique crustacés (il en restait), tout en évoquant déjà les souvenirs récents de ces 3 jours mémorables et espérant nous retrouver pour de nouvelles escapades.

Saluons Dominique Josse et son équipe pour la préparation de « l’expédition » et l’accueil qu’ils nous ont réservé. Merci pour cette belle initiative propice aux échanges entre mordus du beau bois et à la découverte originale de cette superbe région de NORMANDIE.


Michèl et Chantal

 

album photos  la normazonie-09 la normazonie-09

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 12:01

Ce matin 6h30, gelée blanche dans la campagne, la route est déserte, nous arrivons au moulin de Roudun à Poligné deux heures plus tard, un mulot attend, c’est nous les rats tôt . Voici les autres qui arrivent, mais au moment du départ, il y a toujours des rat’ardataires.

La rivière le Semnon est a peine assez large pour nous contenir tous mais la flottille s’allonge et les premiers nous avertissent des difficulté rencontrées : seuil, barrage, déversoir, arbre en travers, rats’pides ou certains se font peur et passent à la cordelle, ou lâche les kayaks pour les retrouver quelques dizaine de mètre plus loin, virage en épingle dont le courant nous entraîne ou on ne veux pas aller, radier sur lesquels on rat’cle les coques, au bilan du samedi soir huit kayaks de crevés, mais sont rat’fistolés sur place avec du « scotch » en rouleau, pas au goulot.

Lors de certains passages de rat’diers, il faut mettre les pieds dans l’eau aaaaahh ! Quelle est froide !

Mais après quelques minutes on ne sent plus ni la température de l’eau ni ses pieds.

 

L’après midi est plus calme sur la Vilaine, même un peu trop, on s’ennuerait presque.

Le soir on se retrouve au gîte et ensuite au restaurant à Messac.

 

Dimanche matin, mise à l’eau au moulin de la Plesse, il parait que c’est la journée de la chouette, méme difficultés dans ce parcours amont. Dame Jeanne nous offre un vin chaud en guise d’apérot, Manu comme d’habitude nous offre son rat’tafia en fin de pique-nique. Les rats sont fatigués, la sieste est bienvenue, l’ami rat dort, et puis nous sommes presque arrivés.

Quelques coups de pagaies plus tard le moulin de Roudun est en vue, ce fut une belle randonnée, l’année prochaine se-rat-elle plus belle ?

 

Un rat-porté

 

 

NB : les rats sont devenus adultes : oui c'était la 18ème édition

 

en l'an 2009, ce fut l'occasion d'une cérémonie d'intronisation mémorable de Ratabois 1er, 1er Roi Rat qui eut l'idée d'inventer cette manifestation : les rats musqués à l'époque, c'était au siècle dernier, et devenus les rats toqués au XXI siècle;




il ne faut pas oublier l'autre cérémonie, celle du samedi midi, l'érection de l'arbre à saucises, une coutume traditionnelle, très particulière chez les rats toqués, quand le rat pique-nique autour d'un feu !!

un rat-porteur



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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 09:45
Un souriss.oh, dit le mulot, à la sortie des rats toqués sur le
Lay, les 22 et 23 mars 2008

Un soir du 9 mars, jour d'élections municipales, tard
dans la nuit, j'ai été habillé pour l'hiver d'une grande veste,
certaines mauvaises langues comme Serge m'ont recommandé
de la prendre pour le week-end des rats toqués sur le Lay.
Libre de toutes obligations, je décide de m'inscrire
aux rats dès le lundi, pour prendre l'air et me changer les
idées, une seule place de libre, c'est bon pour le moral,
«Le Lay est sur le feu ! Cette année encore ça va
bouillir ! Ah la vache, qu'il est beau le débit du Lay ! C’est
vraiment un bolet...euh...un beau Lay ! Vous verrez tout ce qui
est beau est Lay» quelques mots de l'invitation à naviguer sur
cette rivière qui traverse le vignoble vendéen
Une météo exceptionnelle est annoncée : froid,
giboulée de neige et pluie, une rivière en crue, le décor est
planté pour le week-end.
Départ 6h30 de Ste Marie, car les organisateurs ont
écrit : rendez-vous 9h30 pétante, c'est plus sérieux que chez
les voileux et canoteux d'anjou.
Sur place, que des inconnus ou presque, et que des
kayaks bois, sauf deux canoës bois : celui des Frères Marais et
le mien «lili bellule», je trouve une équipière pour la descente
Brieffing, bruno obligatoire, (comprendre gilet de
sauvetage, pourquoi ?), Je veux bien la réponse, Et les 36
bateaux sont à l'eau, en 3 groupes, peu respecté, on reconnaît
bien là les marins, en ordre dispersé
Francky, le jeune de l'équipe, inaugure son nouveau
kayak, terminé le jeudi, «il est haut sur l'eau, il n'a jamais fait
de kayak, à suivre de près,...» de multiples réflexions fusent
mais je le sens à l'aise, et il est beau son kayak, bon un peu
lourd, surtout lors des portages.
La rivière est belle, et le paysage défile, des vieux
moulins en ruine, et les traces des crues dans les arbres, un
mètre au dessus de nous, et puis les barrages, il faut sortir les
bateaux, portage, remise à l'eau, ils sont très bien organisés
dans les manoeuvres et tout se passe dans la bonne humeur.
Deux heures de navigation et nous sommes arrivé à la
pose du déjeuner, en plein bois, le temps se maintient, il y a
même une grange au cas ou, près d'une superbe bâtisse qui
ferait bien le siège de notre association.
Certains ramassent du bois mort, un feu pour se réchauffer,
non, pour alimenter le barbecue improvisé en plein air, ils sont
organisés : saucisses, et même le fromage fondu sur du pain
grillé, excellent, et le tout accompagné d'un air de musique, 3
musiciens, l'ambiance est la, tout pour se réchauffer, sans
oublier le petit verre de carburant pour le marin, et la goutte
dans le café.
Après une pause fort agréable la descente reprend,
toujours dans la bonne humeur, mais un bateau se retourne, et
son capitaine est à l'eau, arrêt au stand.
A nouveau un barrage à passer et dans la discussion
du portage, un équipier aperçoit un beau tonnelet au fond du
canoë des frangins, c'est pour mettre le téléphone portable à
l'abri, et Marianne qui charrie Serge, un portable! Oui insiste
t-il, et sourire au lèvre, il ouvre le tonneau et montre à tous son
portable, un téléphone bleu, oui, japonais, en plastique, digne
des jeux smooby, il nous fera toujours rire ce Serge.
Arbre à saucisses
Le samedi soir nous arrivons à Mouthiers sur le Lay,
débarquement périlleux sur l'herbe et la vase, votre serviteur a
été rattrapé de justesse avant qu'il ne tombe à l'eau, comme
Serge qui a bien faillit virer son équipier, notre président, à 2
mètres de la berge dans la vase ...
Navettes de voitures, chargement des bateaux sur les
remorques et direction le village vacances de la Maison
Familiale de Mareuil sur le Lay, une maison, bien chauffée,
une bonne douche, et direction le centre bourg pour une brève
visite du patrimoine, un petit verre de Mareuil au café et
direction le restaurant pour une soirée fort agréable
Une bonne nuit reposante cela faisait longtemps, que
cela ne m'était arrivé
Dimanche.
Pendant deux heures nous recherchons un sac rouge, que jeanclaude
a perdu, chacun regarde dans sa chambre, sa voiture,
rien et puis tout à coup, après le petit déjeuner, pris au
restaurant, un sac rose apparaît, celui de jean-claude, petit
cachotier, on ne veut pas dire que son sac est rose!!!
Navette de voiture et mise à l'eau des bateaux après le moulin,
il fait 5 °c dehors, je mets ma veste, (celle que j'ai prise deux
semaines avant et que Serge m'a conseillé d'apporter), mais le
soleil est présent, et nous voilà tous sur l'eau, il faut pagayer
pour se réchauffer.
La matinée se passe sans encombre, et puis arrivée à Mareuil
sur le Lay; il faut franchir un barrage, porter les bateaux, la
propriétaire de ce très beau moulin refuse que nous passions
sur sa propriété, il nous faut trouver une autre solution, un
petit escalier étroit entre des murs nous servira d'accès à la
rivière, les bateaux sont transportés sur le chant, une opération
délicate pour ne pas les abîmer, et quelques mètres plus loin
c'est la pause avec dégustation vente de vin de Mareuil, cela
servira d'apéro avant le pique-nique.
Pas le temps de faire la sieste, il faut repartir, le vent s'est levé,
et comme d'hab quand on navigue à la pagaie ou à l'aviron, on
a le vent dans le nez, il faut donc pagayer avec énergie, une
pause pour rassembler les rats toqués, pour une photo de
famille, et c'est l'arrivée au pont Eiffel à Lavaud vers 16h
Navette de voiture, chargement des bateaux, et comme nous
avons un peu d'avance sur les horaires, nous décidons de nous
réchauffer en prenant un dernier verre au café à Mareuil.
le petit escalier
Un week-end ensoleillé, une belle rivière, un groupe sympa,
de quoi regonfler le moral après un hiver triste et humide.

"Un rat toqué un peu rat-bougri dans le froid, mais sous un
soleil rat-dieux, navigue au rat-lenti sur son petit rat-fiot, face
au vent qui souffle en rat-fale, mais quand le vent rat-mollit, il
rat-semble toutes ses énergies, et rat-trappre tous les ratmeurs,
il fait des rat-vages et rat-lie l'arrivée avant les autres
et rat-fle la victoire; ni rat-caille, ni rat-grondin, ni rat-leur,
dans la bonne humeur sur son rat-deau, le rat des champs
aime rat-compagner le rat des villes sur l'eau; et en prenant
des rat-courcis pour éviter les rat-dars il lui met toujours, une

rat-clée, même s'il est moins rat-pide que sur l'eau, à ratconter
ses exploits par écrit, (serge, le rat-leur, lui a souvent
rat-pellé, et même rat-bâcher), il a réussi à vous rat-porter
quelqes rat-gots de la première sortie de l'année, mais il a
oublié les blagues rat-finées de serge, rat-porteur de cette

ballade, avant de rat-doter, et n'ayant plus rien à rat-jouter, il
va rat-crocher sa plume pour rat-isser son jardin, au menu
rat-belaisien ce midi : pâté de rat-gondin, rat-dis, rat-cines,
rat-violi, rat-goût, rat-clette pour les savoyards, et
rat'tatouille avec un ptit rat-fraîchissement, mais surtout pas
de rat-icide pour votre serviteur
Un souriss.oh, rat-meur à ses heures, rat-vi de cette sortie."
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Présentation

  • : Voile et Canotage
  • : L’association Voile et Canotage d'Anjou a pour objet de promouvoir les bateaux traditionnels voile avirons en bois, ou de conception classique, les canoës et kayaks bois, pour découvrir les rivières et plan d'eau de nos régions. De regrouper et créer un lien entre les amateurs et les propriétaires de canots traditionnels. D’organiser ou de coopérer à l’organisation de manifestations.
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Construire son kayak en bois

Vous désirez construire un kayak de vos propres mains, un kayak en bois à bouchains, à partir d'un plan ou d'un kit, du Léo de 4,00m au kayak de mer Téo de 5,20m, visitez le site de Pierre : https://ohmyboat.com/blog/

Construction - Rénovation

Vous avez construit ou rénover un bateau bois, un canoë ou un kayak, partagez votre expérience, transmettez votre savoir faire, via un texte, des photos, ou un lien, n'hésitez pas à me contacter.

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bateau bois à vendre

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