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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 20:42
2 kayaks léo sur les marais de Redon, 1 sur le golfe du Morbihan, et 1 canoé et 1 leo au pied du celèbre rocher de Timouy
2 kayaks léo sur les marais de Redon, 1 sur le golfe du Morbihan, et 1 canoé et 1 leo au pied du celèbre rocher de Timouy2 kayaks léo sur les marais de Redon, 1 sur le golfe du Morbihan, et 1 canoé et 1 leo au pied du celèbre rocher de Timouy2 kayaks léo sur les marais de Redon, 1 sur le golfe du Morbihan, et 1 canoé et 1 leo au pied du celèbre rocher de Timouy

2 kayaks léo sur les marais de Redon, 1 sur le golfe du Morbihan, et 1 canoé et 1 leo au pied du celèbre rocher de Timouy

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 22:47
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
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l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
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l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
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l'Allier en kayak et canoë bois du 20 au 24 août
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 21:37
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
la Creuse  : du 15 au 20 juillet
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 13:31
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
3 Kayaks Léo de retour dans le golfe le 13 juillet
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 20:38

un grand merci à Jean-Pierre et à Marie-Pierre, les organisateurs de ce 1er "Kayak Léo Trohy", à Pierre l'architecte de ce kayak, et à Léo le fidèle compagnon de JP d'avoir donné son petit nom à cette jolie embarcation,

Félicitations aux courageux kayakistes qui ont bravé la météo, les rivières : la Sée et le Couesnon, le mascaret et les jeux, et au Mulot vainqueur à bord de Léonidas ce ce premier Léo Trophy

1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
1er Kayak Léo Trophy : les 22 et 23 juin
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 07:23
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
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Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
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Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
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Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
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Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
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Album - la semaine du Golfe 2013 du 8 au 12 mai
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 21:05
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
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Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
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Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
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Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
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Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
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Album - St Maixent les 27 et 28 avril, canoë et kayak bois
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 14:43

Jean-Pierre, l'heureux propriétaire de la mascotte de Voile et Canotage : le chien Léo,

et sonkayak leo jls110028 neveau Pierre, l'achitecte qui a dessiné ce kayak polyvalent qui porte ce si beau nom : Léo,

sont heureux d' inviter tous les propriétaires de Kayak Léo à un weekend de rencontre et d'échange


reservez votre weekend : 22 et 23 juinkayak leo jls110011

lieu à définir

 

pour toute inscription, laisser vos coordonnées sur le "contact" en bas de page du blog

 

 

avis de naissance : leo13 jls 21w 

le mulot est heureux de vous annoncer la naissance d'un petit mulot, non un petit cousin  léo, né ce dimanche 3 mars vers 17h00

il vient compléter la grande et célèbre famille des cousins léo,

pour le baptème, la famille de voile et barbotage sera conviée, le jour n'est pas défini,

le mulot étant gourmand de chocolat, certain l'on sans doute remarqué, alors bienvenu à "LEOnidas",


le mulot blogueur

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 22:31

Marianne et Frédéric nous avaient organisés cette sympathique randonnée le soleil s'est fait désirer Le loir: 316 km entre sa source du coté de Nogent le Rotrou et la Sarthe au dessus d'Angers Le parcours : Le Lude - La Flêche environ 25km en 2 étapes et 8 barrages.  leloir12 jls 222bw
Rdv
samedi 10h00 au camping du Lude pour la mise à l'eau, départ de la navette vers 10h30 mais celle-ci s'est disloquée et perdue à Luché Pringé certains pour se défendre ont prétendu qu'il y avaient 2 campings. Enfin retour fort attendu de Jean Louis avec son fourgon bourré de navigateurs vers 11h30. Le temps de charger les navires il est déjà midi. leloir12 jls 18bwPremiers coups de rames pour certains ça ne va pas droit, voir même ça tourne en rond enfin le détour par le fameux château permet d'affiner les réglages, c'est aussi l'occasion d'une photo de la flotte. On redoute la pluie mais pour l'instant c'est seulement très sombre.

Le Lude est derrière nous, les novices commencent à prendre le rythme, Jean Pierre avec sa formule 1 et la vue sur le ... de Léo mène la rando talonné par Serge et Yannick dans leur monture ultra légère.

leloir12 jls 42bwPremier barrage l'appréhension monte faut descendre et porter le long de la rampe puis remonter dans les légers remous. Enfin tout se passe bien. Quelques efforts et il faut déjà penser à se poser pour déjeuner, mais trouver un coin peinard sans orties et sans bovins n'est pas chose facile. La pluie épargne notre pause, Dominique avait apporté de Normandie des huitres et du Pommeau puis ce fût le partage du repas et de savoureux desserts. On aurait bien fait une petite sieste mais on avait de la route

.leloir12 jls 56bw

Après midi sans problème, un des barrages se passe comme une "passe" à condition de choisir le bon endroit merci à Jean Pierre, un autre avec un fort dénivelé doit être franchi à pied car en bas ça remue très fort pour remonter dans les embarcations tout le monde s'entraide et ça passe.

Nous arrivons au niveau du camping de Luché il nous faut sortir les bateaux de l'eau, la rive est assez haute mais enfin il y a dans l'équipe des randonneurs expérimentés, méthodiquement nous nous aidons mutuellement à nous extirper de nos coques. Portage avec changement de main à travers champs sur 200m pour rejoindre nos emplacement de camping. leloir12 jls 197bwCool pour le soir Marianne et Frédéric avaient tout prévu il y en avait plein la CLIO même l'apéro. On a eu le temps de visiter ou d'aller faire quelques courses dans les microrettes de Luché voir même de laver le chien. Olivier chef cuistot d'un soir réclame du bois pour le barbecue. Un couple de Nantes nous a rejoint, Patrick pour faire plaisir à Christelle avait consacré son samedi au lavage de ses 20 voitures de collection. La soirée se passe plutôt bien pas trop froid, pas de pluie, pas de moustiques peut être un peu moins bien pour nos voisins anglais qui avaient fermé les volets avant la nuit. Mais ils vont se venger.

Dimanche Réveil difficile, à 8h il commence à pleuvoir . T'as bien dormi ? Bof les anglais zon mis 2h à manoeuvrer; le chien a ronflé je crois qu'il est malade; moi j'ai la migraine, y a guère que Jean Louis qu'a rien entendu et qui a la patate. Patrick lui ne se plaint de rien. Petit dej en confort dans le Transporteur breton, Nadine et Jean Pierre ont rapportés pains et croissants, y a même des bananes pour ceux qui n'ont pas trop faim; ça traîne; démarrage difficile surtout que 2 embarcations veulent prendre la route avant 15h pour cause d'élection, il faut donc revoir le plan de vol puis partir en repérage avec une voiture et Olivier qui a vécu jadis dans le coin.

leloir12 jls 154bwLe lieu de pause repas et de fin de rando pour certains est enfin trouvé, pas facile car la rivière serpente loin des routes goudronnées et puis il faut jouer technique pour les navettes. On finit de ranger le campement sous la pluie, un équipage nous abandonne compte tenu de la météo et du fait que Noisette (le chien qui a ronflé mais propre) est souffrant et le jeune Nicolas préfère réviser que de prendre la douche. Nous voilà donc comme la veille partis à 11 embarcations 4 canoës et 7 kayaks. Patrick s'échauffe en écopant, au premier barrage un peintre qui voulait jouer le garde pêche  veut nous interdire le passage comme quoi on peut être artiste peintre et ...., le panneau posé en rive s'adressait aux randonneurs à pied. 2km plus loin on arrive aux îles, les plus rapides en font le tour et l'on commence à voir les premiers nénuphars il y a moins de fond et de courant.

C'est drôle un rien nous émerveille lorsque l'on est en pleine nature; saules pleureurs, frênes, aubépines en fleurs ,libellules en couple même les vaches sont belles. Depuis l'eau nous brisons l'intimité des fêtes de famille, des méchouis voir des apéros de pêcheur.

 leloir12 jls 137bw Je sais maintenant qu'il ne faut jamais laisser traîner un bout derrière au risque de tracter toute la flotte, les concernés ont mis un bon moment à s'en apercevoir et nous nous sommes bien marrés.leloir12 jls 241bw Toujours sous la pluie nous arrivons au point de repas, nous sommes pour la plupart tellement trempés qu'il nous est nécessaire d'allumer un feu et de tendre une bâche, nous partageons les restes du soir apéro inclus.

A l'issue du repas Michel Pascale Franck et Brigitte nous quittent après une démonstration de rangement dans la remorque. Nous reprenons la rivière sous une éclaircie qui va perdurer jusqu'à l'arrivée. Serge qui a tendance à fouiner partout débusque un port privé puis passage devant une curieuse grande bâtisse dont les planchers sont au milieu des fenêtres : le château de Créans construit à l'époque médiévale pour contrôler le Loir. Les derniers barrages sont faciles un peu moins pour les canoës surchargés, il y a même des passes aménagées que l'on aimerait franchir plusieurs fois. Ah les joies de la glisse mais malheureusement il n'y a pas de tire fesse.leloir12 jls 266bw

L'arrivée à la Flèche se fait sous un soleil torride Nadine éprouve même le besoin de passer sous le jet d'eau (le même qu'à Genève mais en plus petit). Certaines coques sont déjà sur les remorques. En sirotant une bière à l'ombre dans le brouhaha de la ville on attend la dernière navette, ça traîne un peu car c'est jour de fête à La Flêche. Merci Marianne pour la bonne organisation de cette randonnée, j'en garderai personnellement un bon souvenir. Sur l'eau et entre gens de bonne compagnie, y a pas de soucis.

Frédérick

 

le-loir-09 -12 galleries de photos 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 21:49

Bienvenue dans l’enfert vert

  Nous quittons la nationale et, progressivement, la civilisation. La végétation est de plus en plus dense, la présence de l’eau omniprésente. Partout des mares, des fossés, des bayous au-dessus desquels doivent, même si nous ne les distinguons pas, tournoyer des nuées de moustiques agressifs. Une pancarte sommaire nous indique la direction de « Culỡn », principale bourgade du secteur, encore fréquentée par des touristes téméraires en mal d’aventure. Le village est coupé en deux par le « Rio Niortès ». Une noria de pirogues amarrées le long des berges permet le passage d’une rive à l’autre. Il existe bien un pont mais il est situé plus loin, à la sortie du patelin.

Passé « Culỡn », c’est la jungle ! Nous nous enfonçons dans une forêt luxuriante peuplée de cris d’oiseaux. La piste est sinueuse, elle suit les méandres du Rio. Encore quelques miles et le campement où l’on nous attend est en vue.venisevert12 jls 223bw

Quel dépaysement ! Il est à peine onze heures du matin et le soleil cogne déjà. Au moins quinze degrés Celsius ! Nous sommes accueillis par des membres de l’expédition arrivés la veille au soir. Leurs tentes sont installées au milieu d’une clairière. Des tables de bois, probablement taillées à la machette, trônent au milieu du campement. Nous faisons la connaissance de nos deux guides « Lisa et Francesco Bertrãn », deux autochtones, parfaitement à l’aise dans ce milieu hostile que constitue la « Venecia Verde ». La barbe hirsute, cigarillo aux lèvres, Francesco nous souhaite la bienvenue. Il s’exprime dans un français châtié et ne semble avoir aucune difficulté à manier la langue de Molière … ce qui ne laisse pas de nous étonner.

 

venisevert12 jls 14bwOnze heures quinze … Les derniers membres de l’équipe que nous attendions arrivent : le professeur Bruno, sommité mondiale dans le domaine de l’étude des chants d’oiseaux, accompagné de ses filles et de sa charmante épouse. On se regroupe pour déjeuner avant le départ dans les « conchas », sortes d’arroyos qui quadrillent le marais en tous sens, constituant ainsi un véritable labyrinthe. Le repas expédié, Georges, le chef de l’expédition amicalement surnommé pour l’occasion « El Presidente Jorge OICOvenisevert12 jls 24bw » nous rappelle le but de notre venue ici. Nous devons trouver des traces, des indices, voir e  même localiser l’animal mythique qui fréquente cet endroit : le « Ratupulami ». La tâche n’est pas aisée, la bestiole pourtant aperçue maintes fois, ne se laissant pas facilement approcher.

 

 

Treize heures … Tout le monde embarque. Canoës et kayak en bois glissent sous les frondaisons. Il faut être vigilant, le danger est partout. De longues lianes pleines d’épines pendent des branches qui nous surplombent. Nos guides nous ont prévenus : outre les piranhas, invisibles mais certainement présents qui pourraient bouffer le bout de nos pagaies, il faut aussi se méfier des émanations de méthane libéré par le frottement des avirons dans la vase du cours d’eau. venisevert12 jls 47bw

La moiteur nous enveloppe … au moins vingt degrés au compteur. Pourtant, vaillamment, chacun s’accroche. Le paysage est magnifique, un camaïeu de verts s’offre à nos yeux éblouis. Chaque participant a la sensation de vivre un moment unique. Pourtant, le regard rivé sur la poupe de l’embarcation qui nous précède, nous n’osons même venisevert12 jls 249bwpas imaginer ce qu’il adviendrait de nos pauvres carcasses si, d’aventure, nous nous perdions dans ces marais !

Ces espaces sauvages abritent une faune nombreuse, diverse et varié e. Julie, la fille aînée du professeur Bruno, est une spécialiste reconnue en matière de bovidés. Elle nous aide à identifier les différentes races rencontrées le long des « conchas ».

venisevert12 jls 35bCertains animaux sont très agressifs ! Il faut savoir adopter la bonne attitude lorsqu’on les rencontre. Sergio et Patricio, deux vieux baroudeurs de l’équipe, bien qu’intérieurement tendus à l’extrême, affichent un grand sourire destiné à calmer, pour l’un la férocité d’un volatile palmé, pour l’autre la menace du ragondin pelucheux dont la stratégie consiste à se laisser tomber sur le navigateur imprudent du haut des arbres qui surplombent les cours d’eau. Mais du « Ratupulami » … point de traces !

 

L’après-midi s’écoule doucement. Des rais de lumières, dans lesquels dansent les insectes du marais, trouent la sylve. Les embarcations fendent l’onde dans un bruissement feutré à peine perceptible. C’est magnifique !

 

venisevert12 jls 173bwBredouilles mais heureux, nous rejoignons le campement avant que la nuit tombe. Après une toilette sommaire, nous nous rendons tous au village proche où nous sommes accueillis dans ce que nous pensons être « la case commune ». C’est du moins la traduction que nous faisons du texte écrit en langage local sur une pancarte située au-dessus de la porte : « O bon manjahe ».   venisevert12 jls 175bwLà, notre petite troupe fait honneur aux mets du coin puis, en remerciement, entonne une série de chants qui subjuguent littéralement nos hôtes, même si de toute évidence, ils n’en comprennent pas toute la signification.

 

 

De retour à la base, chacun se prépare pour la nuit. Il faut reprendre des forces, demain les recherches continuent.

 

Dimanche treize mai. Le soleil perce gentiment la brume du petit matin. Les yeux encore englués de sommeil. j’écarte la toile de la tente qui nous a abrités pour la nuit et … stupéfaction !! … là, à cinq mètres devant moi, suspendu à une grosse branche, le nid du «  Ratupulami » !

 

venisevert12 jls 200wEn y regardant de plus près, je m’aperçois qu’il s’agit, en fait, du hamac high tech de notre compagnon Jean-Luc. Sa forme, on ne peut plus particulière (On parle du hamac, pas de Jean-Luc), m’a induit en erreur. L’engin, provenant du Canada, ressemble à une énorme chrysalide couleur kaki.

 

 

Pour l’heure, le papillon qu’elle contient ronfle comme un sapeur, le derrière au ras de la rosée. Une fois réveillé, notre ami nous fera l’article. Il nous racontera qu’il a commandé la chose à Vancouver. Cette information permettra à un petit plaisantin de déclarer qu’il s’agit donc d’un modèle « Vents Couverts », parce que le hamac en question est fermé et qu’on peut péter dedans ! Il ne rajoute pas, mais on sent qu’il y pense, qu’au locataire de l’endroit on pourra dire : «  Ah ben mon vieux Rat, tu pues l’ami ! ».

 

venisevert12 jls 214bw

Le petit déjeuner englouti, toute l’équipe part en convoi au port de «  La Garetta » pour une nouvelle journée de navigation à la recherche du fabuleux animal. Arrivés sur les lieux, nous sommes confrontés à une première difficulté … et une difficulté de taille : un saut de la rivière, d’une vingtaine de centimètres au moins, se trouve sur notre gauche. En pagayant comme des furieux, nous réussissons à ne pas nous faire entraîner dans les cataractes et nous dirigeons vers le petit port d’ « El Vanỡ ».

 

 

Après avoir emprunté tout un réseau de « conchas », nous nous retrouvons sur un cours d’eau plus large : « La Grande Rigola ».

Bientôt, un nouveau barrage se dresse à l’horizon. Le portage s’organise, les plus costauds transportent nos esquifs tandis que les autres, sur le qui-vive, surveillent les alentours. Le danger est grand ! Nos guides, Francesco et Lisa nous ont en effet mis en garde sur la possible présence dans le secteur, d’une tribu d’indiens farouches : « Los Pompieros ».

L’expédition poursuit sa route. Après un passage sous une passerelle, nous distinguons au loin le village d’ « El Vanỡ  » où nous comptons nous restaurer.

Sur un signe de Francesco, nous nous arrêtons net ! … Ils sont là ! …. Et en nombre avec ça !.... « Los Pompieros » !!!

Ils nous ont aperçus, impossible de reculer. Prudents, nous nous approchons pour débarquer. Ils sont une bonne trentaine, leur corps est couvert d’un tissu couleur bleu nuit, strié par endroits de bandes jaune fluo. Un couvre-chef à visière, coiffe la tête de certains d’entre eux. Aux pieds, ils portent de grossières galoches montantes en cuir noir. Nous cherchons en vain leurs pirogues. Apparemment ils sont venus là dans de gros chars, d’un rouge rutilant, stationnés non loin de là.

 

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Curieusement ils ne semblent pas hostiles. Il faut dire qu’ils semblent occupés à une cérémonie d’initiation. Nous en avons la preuve, lorsqu’après avoir poussé un long cri sauvage, ils balancent à l’eau un de leurs jeunes guerriers.

Un instant nous craignons le pire, mais souriant et ruisselant, il ressort du rio sous les encouragements et les sourires hilares de ses congénères.

Le plus téméraire d’entre nous, Grand Gourou Météo, s’approche alors de celui qui semble être le chef et parlemente un moment avec lui. Tout semble bien se passer et quelques instants plus tard, « Los Pompieros » disparaissent sous les frondaisons.

 

venisevert12 jls 297bwSoulagés, nous sortons nos victuailles et reprenons des forces. Un ami de nos guides nous fait passer une gourde remplie d’un alcool local : «  La Trus Pinetta » ; ça n’est pas mauvais du tout.

Les bonnes choses ayant une fin, toute la troupe repart. Les arroyos se succèdent. Dans la moiteur de la jungle, les visages suent à grosses gouttes et .. toujours pas la moindre trace de « Ratupulami » !

Nous nous retrouvons, une fois encore, sur le « Rio Niortès  » en direction de « Culỡn » où nous faisons une halte bienvenue après les émotions éprouvées quelques heures auparavant.

  venisevert12 jls 404bw

Puis c’est un dernier embarquement en direction de « La Garetta » où nous retrouvons nos véhicules. Un constat s’impose : nous n’avons pas trouvé la moindre trace du « Ratupulami », il faudra remonter une expédition l’année prochaine !

 

  le rat'à plume

 

marais-poitevin 2011 -12 marais-poitevin 2011 -12 à partir dela page 9 pour l'édition 2012

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 22:30

 

20 ème édition : joyeux anniversaire

krats toq12 jls 251bwkrats toq12 jls 113w

quelques photos en attendant le rat'port du greffier :

 

qui est chargé de le rédiger cette année ? krats toq12 jls 74bw

 

 

 

 

 

 

                                                                 le RAT'à plume,

 

 

 

Mars 2070, dans le hall d’entrée de la Ratiboicanotière *, la jeune journaliste observe d’un œil amusé le vénérable vieillard, toujours fringant, s’adresser à une charmante petite vieille, sagement assise dans un fauteuil Voltaire.

«  Alors, l’Impératrice … t’es prête pour l’émission de France Bleue ?

- Pas de problème, mon Ratabois, on est partis ! »

L’envoyée spéciale de la chaîne locale, venue à la rencontre des deux anciens réaliser une interview, n’en revient toujours pas. Ces deux-là, ainsi que tous les membres de leur bande d’ailleurs, ont largement dépassé la centaine et continuent à chanter, bâfrer, picoler et pagayer sur tous les cours d’eau du pays ! Comment cela se fait-il ? Aucun scientifique, aussi éminent soit-il, n’a jamais pu l’expliquer. Cela dit, ils sont là et bien là !

 

L’entretien a lieu en plein air, sur une petite plage de graviers attenante à la rivière qui borde la propriété. Alain DH, un autre vieux Rat, a déjà pris en main les membres de la régie de France Bleue. Le matériel technique, nécessaire au bon déroulement des opérations, a été installé. Comme il n’est pas loin de midi, d’autres résidents présents sur les lieux, ont allumé un feu de bois et empalé des saucisses sur des scions de noisetier fichés en terre, sous l’œil éberlué des techniciens. Côté météo, JPB le grand Gourou de la bande en la matière, a déclaré après avoir procédé à une séance d’incantations, qu’il n’y aurait aucun souci. On peut donc commencer.

------------------------------

 

Sur un signe de l’ingénieur du son, Eva Surlot, la présentatarice, prend la parole :

« Madame RG et monsieur RG, pour vos amis, si l’on m’a bien renseignée, vous êtes l’Impératrice Ratamuse et l’Empereur Ratabois. Si vous le permettez, j’userai donc de ces titres pour m’adresser à vous … Lors de la préparation de cette émission, vous m’avez déclaré vouloir raconter à nos auditeurs un épisode de votre vie si riche en aventures : la 20ème Route des Rats Toqués effectuée en mars 2012 dans les environs de Redon.

 

- Eh oui, c’est bien ça ma p’tite dame.

- Alors, nous vous écoutons ... Qui commence ? … Vous peut-être, madame l’Impératrice ?

- Pas de chichis entre nous, appelez-moi Ratamuse et prenez donc un coup de rouge, vous êtes pâle comme une hostie ! … Bon alors voilà : en ce samedi 24 mars 2012, on était une bonne quarantaine, voire plus, à se retrouver à Pont Miny au bord du canal de Nantes à Brest. Un magnifique soleil, une ambiance plus que chaleureuse, de belles embarcations en bois, bref tous les ingrédients réunis pour réussir une bonne journée quoi !krats toq12 jls 19bw

- Ouais, elle a raison … pis de quoi manger aussi… et de quoi boire, ajoute l’empereur 

- Un de nos GRO *, continue l’Impératrice, a rassemblé tout le monde, enfin presque, la tâche étant quasiment impossible, pour donner les consignes nécessaires au bon déroulement de la balade. Les participants ont ensuite embarqué et en avant toute !krats toq12 jls 49bw

 

 

La journaliste s’adresse alors à Ratabois :

«  Votre altesse, comment s’est passé ce début de parcours ?

- Bien ! … comme d’habitude … c'est-à-dire que suite à la consigne de naviguer groupés, la file s’étirait sur près d’un kilomètre, après vingt minutes à peine de navigation. Le Rat Toqué, mademoiselle, est un animal difficile à domestiquer !

krats toq12 jls 56bwEnfin, il a bien fallu se regrouper à un moment donné pour voir si on n’avait perdu personne. Après ça, on est repartis.

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- Impératrice Ratamuse s’il vous plaît, reprend Eva, j’ai entendu dire qu’au bonheur de la navigation vous ajoutiez celui de la bonne chère. Parlez-nous de ces fameux arbres à saucisses que vous dressez en milieu de journée lors de vos joyeuses escapades.

- Ratamuse, mam’selle, ça suffira … pas d’impératrice entre nous…Bon, j’allais justement vous parler de ça. L’heure du pique-nique est arrivée. Alain DH, l’un de nos organisRATeurs, a eu mille misères à convaincre un tas de fainéants de se rendre sur le lieu des agapes qui, pourtant, se situait à une centaine de mètres à peine du lieu de débarquement.

krats toq12 jls 87bw A la fin des fins, il a réussi et tout le monde a cassé la croûte de bonne humeur sous un soleil généreux. Pour l’arbre à saucisses, ben y’a qu’à regarder autour de vous, les copains sont en train d’en dresser un ! »krats toq12 jls 115w

 

 

 

 

 

 

 

Ratabois qui s’était éloigné de quelques pas revient et prend la parole :

« Pis après le p’tit roupillon d’usage, ma p’tite dame, on est repartis comme en quatorze. Pas grand-chose à dire sinon que le parcours était pépère. L’Isac, c’est pas le Colorado ! En milieu d’après-midi, on a emmanché la Vilaine. Notre copain Peupeu a déclaré qu’à défaut, valait mieux ça que d’emmancher la Rance. Quel poète çui-ci !

Notre joyeuse bande a passé la petite ville de Rieux et dans ce coin-là, j’ai fait débarquer une partie des copains pour leur montrer qu’on était, à cet endroit, au point de jonction de trois départements. On m’a dit qu’on n’avait pas trop le temps, mais j’ai la tête dure, gast ! » 

Suite aux deux verres de gros rouge qu’elle venait d’écluser, Ratamuse s’essuya la moustache d’un revers de manche et prit la suite :

« Eh pis, bon, on a rejoint le canal de Nantes à Brest à l’écluse du Bellion et on est revenus à notre point de départ. La boucle était bouclée. Tout le monde a débarqué, et après une dégustation de cidre organisée par l’Empereur, chacun s’est rendu sur son lieu d’hébergement, rendez-vous étant pris à dix-neuf heures sur le lieu du dîner.

- Et c’est là, si mes sources sont exactes, qu’on vous a sacrée Impératrice Ratamuse, la coupa la journaliste.

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- M’en parlez pas ! Quel coup ! Enfin, ça m’a bien fait plaisir et, de temps en temps, quand j’ai pas trop le moral, je regarde avec émotion le bikini en bouchons de liège et flotteurs de canne à pêche ainsi que le discret porte-clefs en bois massif représentant un Rat, que les potes m’ont offerts.

 

- Pour la vingtième, fallait bien marquer le coup, reprend Ratabois. On a aussi chanté, déclamé de la prose, organisé un quizz, affiché un historique de la route des Rats. Bref, on s’est bien marré. Une seule ombre au tableau : l’absence de nos Rats savoyards et celle de notre vétéran Jean-Claude et de Jeanne, son épouse. Bon, voilà … pis après, ben, on est allés se coucher. »

 

 

Petite pose dans l’interview. Eva Surlot a déballé la pommade de steak en tube qu’elle a apporté pour son déjeuner et le sachet de vin lyophilisé en poudre qui lui mouillera la meule. Rouge de colère, l’Empereur se rue sur elle, lui arrache des mains ce qu’il nomme une nourriture de Barbare et balance le tout au feu.

«  Pas de ça ici ma p’tite ! Tu vas m’faire de plaisir de manger et de boire poliment ! Non mais des fois ! »

Et d’attraper aussi sec une bonne grosse saucisse au muscadet qui grésillait sur les braises ainsi qu’un gros quart de rouge qui titre allègrement ses treize degrés cinq.

 

«  Et on discute pas, on mange tout, ajoute-t-il. Bon, pis c’est pas tout ça, on continue l’histoire pasqu’on n’est pas couchés sinon !

Alors, le dimanche arrive, les copines et copains, après avoir petitdéjeuné, se retrouvent à l’écluse du Bellion. Là, on assiste aux exploits d’un Raton qui participe à la sortie pour la première fois. Il nous régale en se foutant à la patouille deux fois de suite. La première en voulant descendre, en kayak s’il vous plaît, la raide pente herbeuse qui domine la rivière ; la seconde en jouant à une sorte de ball-trap aquatique , jeu consistant à cogner avec sa pagaie un ballon lancé par un comparse. Si on crie « poule ! » c’est un petit plus !!

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La bête à peu près sèche, on part sur le canal. Ce dernier est rectiligne

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et longe la voie ferrée, c’est un peu monotone mais on trompe le temps en plaisantant. On croise des vestiges de la seconde guerre mondiale, des barges en mé

 

tal riveté, alignées s ur les berges comme des sardines et recouvertes par la végétation.

 

 
On atteint St Nicolas de Redon puis, virage à gauche toute vers le centre de Redon tout proche où les Rats débarquent.

 

Bon, j’ai la dalle en pente, continue, toi, Ratamuse.

« OK Boss, répond l’intéressée… Alors, voilà, on s’installe dans la cour de la base canoë- kayak, on sort les victuailles, on fait le feu et roulez …

- Et c’est là, m’a-t-on dit, la coupe Eva, que vous avez fait votre fameux numéro de strip-tease ?

- Vous en savez des choses ! Eh ben oui, je me suis mise en maillot et, par-dessus, j’ai enfilé mon costume d’Impératrice, affolant ainsi tous les mâles dans un rayon de trois kilomètres ! Ah là là quel souvenir, j’étais jeune à l’époque !

 

 

- Scusez-moi, intervient la journaliste un peu euphorique, pourrai-je avoir petit bout du lard que je vois là avec un autre petit coup à boire pour faire passer !

- Et comment donc, mon p’tit lapin, répond Ratabois, j’vois qu’t’apprends vite, ça fait plaisir !

Bon, c’est moi qui conclus. Alors après la prestation de Ratamuse, on rembarque et on suit la Vilaine sous un soleil à tout péter. A hauteur du marais de Robeaux, en amont de Rieux, on est étonnés. Sur des centaines de mètres, y’a un monde fou qui, le dos tourné à la rivière, scrute les prairies environnantes.

On est trois curieux à débarquer pour savoir de quoi il retourne. Des gens nous disent qu’une chasse à courre au lièvre, sans mise à mor,t a lieu. Ce qu’ils regardent avec tant d’intérêt, ce sont les daims, biches et autres bestiaux des bois qui galopent à fond de train, débusqués par les chasseurs.

Après, ben, on n’est pas loin de la fin. On retrouve notre point de départ, l’écluse du Bellion. Après les adieux d’usage, chacun rentre dans sa chacunière.

- Eh bien, vos Altesses, je vous remercie du fond du cœur , d’avoir conté à nos auditeurs ce bel épisode de votre vie. Beaucoup de nos jeunes auditeurs vont en rêver. Je pense notamment aux usagers qui roulent actuellement sur l’autoroute à trente-deux voies qu’est devenue la Vilaine ! »

 

 

Eva Surlot, coupe son micro, attaque son cinquième gorgeon de Morgon et, bien éméchée, demande à goûter l’étrange chose noirâtre qu’un des vieux Rats vient de sortir de la cendre : un camembert au lait cru sorti tout droit de l’atelier fromage de la Ratiboicanotière.

Un peu plus tard, la journaliste, complètement pétée et vêtue uniquement du string en flotteurs et du soutif en bouchons de Ratamuse, danse comme une diablesse autour du feu, encouragée par les applaudissements frénétiques des techniciens, bien allumés eux aussi, sous l’œil amusé des vieux Ratokés.

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* Note à l’intention des jeunes branleuses et branleurs nées après 2050 :

Ratiboicanotière, maison de retraite de l’association OICO, fondée par le groupe de kayakistes de cette association, les Rats Toqués (ou Ratokés). A l’origine, cet établissement devait s’appeler la Ratiboisière, mais suite à un rapprochement amical, jamais démenti, au fil du temps avec Voile et Canotage d’Anjou, autre association de la région, il prit le nom que nous lui connaissons actuellement.

* GRO : Grand Rat Organisateur

 

En annexe, quelques clichés, fournis en souvenir à Eva Surlot, par le Couple Impérial.

 


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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 22:21

 

WE en Vienne

La Vienne, j’ai souvenir d’en avoir parcouru un bout mais cela reste flou !

cenon s vienne 003wAlors là je vais pouvoir en faire tout un we grâce à Michel et Chantal qui nous invite au rassemblement de la belle petite plaisance ! Mais en fait je ne sais pas trop à quoi m’attendre.

En route pour Civeau ! Comme d’hab ! la joyeuse bande est là, que des têtes connues !après salutation papotage et autres fanfaronnades ! Mise à l’eau !l’eau de la rivière semble bien noire ! Le temps est clair les rives boisées d’un vert soutenu ! Le courant à peine moins fort que celui de la Loire nous emmène sans trop d’effort. Quand les fonds sont hauts on distingue très bien les grandes herbes qui ondulent et les cailloux du lit de cette rivière !cenon s vienne 004w L’impression de vitesse est plus forte ! La rencontre de beaux cygnes blanc est fréquente, certain bien gonflé et près à bondir si l’on approche plus ! Car on les imagines sans les voir les jeunes sont sous haute protection.

Ici de grandes portions sinueuses encaissées dans la verdure succèdent à des barrages qui nous redonnent goût à la rivière. Dans une belle vallée au détour de grands arbres la silhouette de tours de château vient nous donner un spectacle féodal ! On s’attend à voir apparaître le châtelain en costume d’époque. On pourrait croire qu’on est Touffou !lieu magique l’île du petit félin, le moulin de St Mars et celui de Chitré !cenon s vienne 013w

Le passage de barrage est toujours un moment particulier ! Un arrêt s’impose pour aller voir comment il se présente ! Quel endroit choisir pour le franchir ! Certain ont des passes ou des goulets qui facilitent le franchissement ! Pour les habitués c’est un moment de plaisir, pours les plus jeunes c’est la peur au ventre qu’ils passent leur premier barrage guidé par les connaisseurs, ils se lancent dans le tourbillon des eaux qui courent ! Et bien souvent en redemande, car la peur est vite remplacé par le plaisir !

cenon s vienne 020wAprès deux grands jours de descente nous arrivons à Cenon-sur-vienne lieu de rassemblement de la belle petite plaisance ! Une grande prairie nous accueille pour exposer les bateaux et passer une nuit tranquille après notre visite chez Michel et Chantal qui nous on préparé un festin, autour d’une très grande tablée installée dans leur charmante demeure au bord de la Vienne !un repas copieux et gourmet avec un accueil chaleureux !cenon s vienne 066wcenon s vienne 042

Le lendemain arrivent tous les autres exposants et toutes sortes d’embarcations plus belles les une que le autres, qui se dores au soleil pour le plus grand plaisir des yeux des mains et des appareils photos !

J’étais loin de m’imaginer qu’en venant sur la vienne ce ‘we’ je participerais à ma première course en ligne de canoë bois traditionnel.


cenon s vienne 063wNous voici donc sur la ligne de départ bien calé dans notre canoë la pagaie prête à plonger dans l’eau. Coup de sifflet c’est parti pour 300m, virer la bouée et retour ! nous sommes les premiers, une courte distance nous sépare des autres candidats, attention pour virer la bouée, notre virage est bien trop large et nous sommes dépassé par un équipage bien rodé, une cadence régulière, un virement cour et il nous passe devant, malgré nos efforts impossible de revenir ! Bravo les frères!cenon s vienne 077w

Vraiment un très grand merci à Chantal et Michel pour ce très bon we en Vienne.

Jean-pierre

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:53

Voile et Canotage d'Anjou : la première sortie en kayak de mer

 

kayak leo jls110011

Pierre l'arcitecte, Jean-Pierre l'initiateur, Marie- Pierre la marraine, avaient invité quelques membres de Voile et Canotage au baptème de Léo, ce fameux kayak passe-partout de 4 m de long : rendez-vous pris le 21 mai à Mesquer au camping.

 

3 kayak Léo, présents sur les 4 construits, un proto et un chauveau (kayak pliable), et Gwerz, l'intrus, un voile avironkayak leo jls110038

 

  - un grand merci à la gérante du camping, pour sa bonne humeur, se gentillesse et son sourire

  - tout d'abord, force est de rappeler aux angevins originaires de Breagne, qu'il existe des marées sur l'océan; aussi mettre son bateau à l'eau, aller déjeuner, que dis-je faire la popote et déjeuner, et 3 heures après, tenter de mettre les voiles, c'est râté, quand il n'y a plus d'eau, il ne reste plus qu'à demander aux amis de ressortir le bateau sur la remorque et choisir un endroit pour le remette à l'eau; merci les copains kayakistes,

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côté petit plaisir :

- les huitres : merci à Jean-Pierre pour  les huitres accompagnées d'un petit vin blanc, le  week-end débutait bien,

- et en prime au dessert: deux gateaux : un far breton excellent et un phare en béton pour lekayak-leo-jls110071.jpgster le kayak trop léger !

- et aussi ces très fameux cookies au caranbar !!! la recette d'Anna, ils avaient un petit goût, chez nous on dit qu'ils ont un goût de trop peu !kayak-leo-jls110231.jpg

- et un réveil au son violon, il y a des privilégiés dans ce groupe,

 

- le passage de la "Franquette à piston", un rallye de voitures anciennes

- kayak leo jls110186et cette magnifique fleur bleue , de la bourrache !


-enfin la visite guidée du chantier naval  par le propriétaire d'un requinkayak-leo-jls110190.jpg

 

 

 

 

côté navigation :

- la grise, non ce n'est pas toujours la rivale de Rebécka, c'est aussi la pagaie à Jean-Pierre, la bleue est à Serge, la même que celle de Christophe, mais beaucoup plus chère !kayak leo jls110164

- le kayak Léo, "il se comprte comme un vrai bouchon de liège sur l'eau", une réflexion de Serge, quelques minutes avant son chavirage !.

- petit rappel des équipements de sécutité à prendre, même en groupe : pagaie de secours, écope, éponge, paddle loat, ligne de remoquage, gilet (un bruno), réserve de flotabilité,

- le mal de mer : cela arrive à tous, même en kayak de mer !

- Larguer Serge, merci pour ses sauveteurs, mais "j'ai déjà larguer moi", JP

 

- kayak leo jls110180Léo : la mascotte de Voile et Canotage, il a même un kayak à son nom !!!! un famaux kayak, fin comme un poisson, aussi à l'aise sur l'eau que sous l'eau;

- Léo, le seul chien qui tiend la marée, (lui il n'a pas le mal de mer !) et qui avance le cul en avant dans le mer formée

kayak leo jls110028kayak leo jls110149

- Baptème réussi, pour Léo et Serge

 

- pour quand la prochaine série !

 

- le kayak, c'est vraiment le pied (Christophe)

 

                      et c'est

 

kayak leo jls110162

le mulot

 

 

 

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:20

Pâques en marais poitevin. (la Venise Verte)

Ou week-end pascal en terre mouillée.


 

D’un samedi de Pâques à son lundi, trois petits jours et puis s’en vont…le cœur gros.

 

marais poitevin jls110062

D’Arçais à Sansais La Garette, de Vanneau à Ileau, de Damvix à St Hilaire, fourmis processionnaires ondulant de rigoles en conches, de boues en biefs, éclusant à Coulon, croisant ou chevauchant La Sèvre parée de ses plus beaux arum et iris, sur ces routes d’eau où se mirent maisons anciennes marais poitevin jls110625et éclusières au charme chamarré, nous avons en de tortueuses galeries à ciel ouvert ou à l’ombre douce de la voûte feuillée, musardé et vécu trois jours d’enchantement dans le bucolique tableau de l’ensorceleuse Venise verte, dépositaire de l’authenticité de cette terre mouillée du marais poitevin.

 

marais poitevin jls110437Souvenir aussi du repas arrosé du samedi soir, aléa d’un orage facétieux où jambon vendéen et mojettes furent sauvées des eaux grâce aux parapluies de quelques vaillants canoéistes protégeant la braise du grill.

 

Surprise du dimanche matin : une petite cloche bienveillante, le bourdon silencieux, a déposé auprès des uns et des autres encore lourdement endormis, œufs, lapins et autres petits délices chocolatés. Merci madame la …

 

Je viens d’apprendre que cette attention n’était pas le fait d’une charmante cloche, mais d’une petite souris, voire d’un souriceau malicieux plus habitué aux quenottes enfantines.

Merci Jean-Louis pour cette délicate pensée pascale.

marais poitevin jls110186

Ne pouvant qu’être comblés par l’accueil de Lise et de Francis et admiratifs devant l’ouvrage qu’ils ont accompli, afin que ce week-end soit un vrai succès tant sur le plan de la navigation que sur celui des poêlons, juste un petit truc pour eux :

 

Une pagaie d’honneurmarais poitevin jls110387

 

A ces deux humbles hérauts de la verte Venise,

Toute notre amitié pour cette terre promise.

Moult mercis à Francis, mille bises à lise.

 

Retape-toi bien Francis que l’on retrouve au plus vite le Viking.

 

Pour moi qui depuis moins d’un an et quelques sorties, découvre Voile et Canotage, quelle famille de joyeux drilles, qui n’ont d’autre prétention que de se faire plaisir à la simple recherche du moment présent, du moment vrai, en harmonie avec l’environnement fluvial, végétal et humain.marais poitevin jls110359

Fasse Machin que cette philosophie se perpétue le plus longtemps possible.

 

Christophe

 

album photos  marais-poitevin marais-poitevin

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 22:04

20èmeroute des rats toqués en kayak bois et 1èreédition pour moi !

Depuis le temps que j’avais entendu parler des rats toqués, j’étais un peu curieuse de connaître le genre d’aventure qu’ils commettaient.

J’avais bien croisé la route de quelques uns à Noirmoutier en 2009 puis lu le compte rendu de la 19èmeédition et cela ne m’avait qu’à moitié rassurée sur la nature fêlée des participants…

Néanmoins j’ai été séduite par la proportion non négligeable de femmes sur l’eau, sur les photos de l’année dernière. C’était au moins le signe d’un bon grain de lucidité et d’intelligence !

Mais ce n’est pas facile d’être une rate. J’ai bien cru que j’allais être refoulé au moment de l’embarcation car on attendait un Pierre Gingueneau (au passage : créateur des fameux et bientôt mondialement célèbres kayaks Léo ) et non une Marie-Pierre  du même nom !

 

lesratstoquésjls110034Enfin nous partîmes 38 marins d’eau douce (dont un chien), enfin nous partîmes 31 embarcations. Nous revînmes ??... tous prêts à aller découvrir le magnifique pays de Redon.

Au départ de Quelneuc sur l’Aff nous n’avions pas fait 300m sur l’eau que les pierres saillantes eurent raison d’un kayakiste et donné du scotch à retorde à un autre, qui en avait vu d’autres…

Car j’ai senti tout de suite que j’avais affaire à de grands baroudeurs qui ne comptaient plus leurs batailles contre les éléments!

Mais point de nostalgie, point de fanfaronneries qui font sentir aux nouveaux arrivants qu’ils n’ont rien connus d’intéressant. Seulement des chants de marins lancés de bon matin, hymnes à l’effort et à la bonne humeur.

 

La 1èrepartie de navigation était étroite, verdoyante, sinueuse, pleines de pierres apparentes (ou non) et de branches en travers. Un coup à gauche, un coup à droite… Sous un soleil apprécié, réchauffant la fraîcheur du jour.

Passage d’un petit barrage, puis nous arrivâmes pour le pique nique du midi au moulin Gouro. lesratstoquésjls110118(Nous avions fait la partie la plus « sportive ».) Ou nous attendaient Myreine et Jeanne et leur délicieux vin chaud.

Grande particularité des rats toqués c’est qu’ils passent autant de temps à boire, ripailler, chanter, rire que sur l’eau. Chacun apportant vins, saucissons et fromages de montagne, gâteaux, offrant de bon cœur à toute l’assemblée.

Je comprends mieux maintenant pourquoi il y a des rats qui se sont déplacés de Savoie ou de Montélimar.

 

C’est la bedaine bien remplie que nous remontons dans nos kayaks pour notre exercice de digestion, une ligne de flottaison un peu plus basse.

J-Pierre à passé le barrage du moulin avec son chien (pauvre Léo !) alors que tout le monde pensait que ce n’était pas assez large (un vrai toqué quoi !).

Petit barrage encore mais peu de portage du we.

Petite sieste en cour de route.lesratstoquésjls110292

La rivière s’est élargie de plus en plus, tranquilles, les kayaks se sont égrainés jusqu’à la Gacilly : petite ville magnifique que nous n’eurent pas le temps de visiter mais qui a un petit goût de reviens s’y.

Les kayaks mis en sûreté dans le club de la Gacilly, les manips faites et tous changés et secs nous nous sommes retrouvés au «  Bon accueil » de St Vincent sur Oust qui nous a servit un conséquent couscous au rythme des chants tonitruants. Un vrai régal !

 

lesratstoquésjls110355C’est un ciel couvert qui nous accompagne le matin sur la partie la moins pittoresque de la randonnée. Nous faisons escale sur la « baie » de Glénac ou no us entamons notre 2èmepique nique festif du we avec prière collective au soleil pour le remercier de ce ciel clément et bien sur il nous a entendu car nous avons eu un soleil alesratstoquésjls110457rdent toute l’après midi, nous permettant de faire une sieste bien méritée avant de poursuivre notre navigation sur L’Oust, dans un paysage marécageux parsemé d’Ilots, dans l’Ile aux pie, puis passage du barrage de la Potinais pour finir à Vieux Bourg.

 

Superbe we de printemps, nature magnifique, ambiance conviviale et chanteresque. Là aussi un petit goût de revient s’y.

 

Marie-Pierre

 

 

Divine sortie

 

29 mars 3025, 8 heures du soir, quelque part dans la banlieue de Tokyo, Japon …

 

Le vieil homme regarde son petit-fils avec une grande tristesse. Fù Dekaya Kenboa vient tout juste d’avoir huit ans. Penché au-dessus du caniveau qui se trouve devant leur abri, l’enfant est occupé à pousser un petit canot dans une eau noire et gluante, saturée d’iode. C’est son grand-père qui, pour son anniversaire, lui a offert ce modeste présent, sculpté dans l’écorce du cerisier bleu à feuilles rouge fluo, qui pousse derrière leur cabane depuis plusieurs siècles déjà. Autour d’eux, tout n’est que désolation. La succession inévitable d’explosions de centrales nucléaires, dont la première, celle de Fukushima a eu lieu en 2011, a ravagé le pays. A l’autre bout du monde, la France, petite nation orgueilleuse et arrogante, a été touchée à son tour. Puis, confronté à des évènements météorologiques catastrophiques, pourtant prévus et annoncés par « El Señor Météo », un grand professionnel de l’époque, que personne hélas, n’a écouté, le reste des nations a ,lui aussi, subi de monstrueux dégâts.

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A l’aide d’une de ses pinces, le petit Fù repousse la mèche de cheveux mauves qu’il a sur la nuque, démasquant ainsi ses trois yeux de recul. Il fixe son regard sur l’aïeul, dont le corps gélatineux aux tentacules fatigués, s’étale mollement sur le seuil de la masure. Ce dernier, frémissant d’émotion, aperçoit alors la larme dorée qui coule doucement sur l’omoplate du gamin. L’enfant semble profondément malheureux .

- «Oh, grand-père, raconte-moi une histoire, s’il te plaît ! »

Devant le désarroi de son petit-fils, le vieillard décide de lui narrer un conte qui circule depuis toujours dans sa famille. Un français, en visite au Japon dans les années 2000, aurait raconté cette histoire pour la premières fois à l’un de ses ancêtres. Certes, de génération en génération, elle a été « japonisée », mais le récit a conservé toute sa saveur. Le vieil homme commence

 

 

lesratstoquésjls110581«  Ecoute bien, petit Fù ! … Il était une fois, dans un pays lointain un petit coin de paradis que l’on nommait l’île aux Pies. Les eaux de deux jolies rivières, l’Aff et l’Oust, qui s’étaient rencontrées en amont de l’île, entouraient cette parcelle de terre. Un jour, des Divinités de l’eau entendirent parler de ce magnifique endroit et décidèrent de s’y rendre pour s’y livrer aux agapes et exercices physiques dont ils étaient friands. Ces êtres merveilleux appartenaient à la divine famille des Rà Toké *. Leur patriarche se nommait Rà Ta Boa *. Il portait une barbe blanche, mangeait et buvait bien. Il chantait parfois des airs dans une langue bien étrange qu’il semblait être le seul à comprendre. Hormis, peut-être, Do Mi Nik Peù Peù * , un mordu des chants traditionnels dont toute la troupe admirait l’immense culture en la matière. lesratstoquésjls110013

 

Les Déesses et les Dieux se donnèrent donc rendez-vous près de Kel Neùc, petit village situé au bord de la rivière qu’ils avaient décidé de descendre, à bord de frêles esquifs en bois. Ces êtres avaient de merveilleux pouvoirs. Certains avaient, notamment, la faculté de changer de sexe à volonté. Ainsi, alors qu’un Dieu du nom de Pi Er Ging No *, était attendu, ce fut une Déesse nommée Mà Ri Pi Er Ging No * qui se présenta. La plupart des Dieux étaient contents, avouant qu’ils ne perdaient pas au change. Elle était venue en compagnielesratstoquésjls110341

 d’amis de son clan. Parmi eux, on remarquait Yan Lui Suri So, chargé d’immortaliser la rencontre divine, reconnaissable au sceptre noir qu’il brandissait à tout bout de champ. Etait aussi présent Jipé Ko Gik * qui avait apporté avec lui de la nourriture à laquelle, curieusement , il ne toucha pas.

 

Et tu sais, petit Fù, tu vas rire ... il appelait sa nourriture : Lé Hô * !

 

Des divinités de la montagne étaient aussi descendues des lointains sommets de Fù Ji Sa Voà *. Le Vénérable Jipé Hâ Mi, accompagné de deux membres de sa caste, participait à l’aventure qui, pour lui, fut hélas de courte durée. Rattrapé par la malédiction du Dieu Chinois Lùm Ba Go *, qui avait déjà frappé sa compagne, quelques semaines auparavant, il fut contraint de rentrer dans ses foyers.

 

Ne t’impatiente pas, Fù, mon enfant … et arrête de te gratter le talon avec ta trompe, c’est sale et ça ne se fait pas ! Tu veux de l’action ? Attends, je continue ..

 

lesratstoquésjls110234Alors voilà … Bientôt tous les participants furent sur l’eau. Il faisait beau, le soleil était de la partie mais l’air restait frais. Le fond de l’eau aussi, affirma le Céleste Jak * dont la pagaie venait de se briser envoyant ainsi son propriétaire à la patouille. Il arrêta là son périple, et couvrant de baisers la Déesse Rô Ze Lin *, sa très convoitée compagne , il lui donna rendez-vous à midi au moulin Gù Rô *, premier lieu de libations. La troupe s’étira sur la rivière, on passa tant bien que mal de petits rapides, qui procurèrent à nos Ētres Suprêmes d’agréables sensations. On franchit deux barrages, et le moulin apparut aux yeux de tous…. Sauf à ceux du Dieu Làn Toà Lé * (nom chinois Chou Né). Depuis le début du parcours, Sa Magnificence caracolait, en effet, toujours en tête. Dans sa frénésie, il contourna le moulin par un canal de dérivation, semant ainsi le doute sur la marche à suivre, dans l’esprit de ceux qui le talonnaient.

 

Quoi, que dis-tu petit Fù ? …Quand est-ce qu’on mange ? plus tard petit Fù, plus tard ! Pour l’instant, ce sont les Divinités qui déjeunent… et mouche tesnez, je te prie !lesratstoquésjls110403

 

Les marins d’un jour accostèrent. Chacun s’installa, les victuailles et les vins circulèrent. Dans leur coin, on ne peut plus zen, Les Frères Mà Rê *, semblaient savourer l’instant tandis que les Dieux Bi Li *, Bon Thé * et Pou Nô* discutaient en mâchouillant gaiement. Jamais rassasié, Hà Làn, un jeune et bel Apollon récemment promu, réclamait à manger encore et encore. L’endroit était agréable. Sa beauté, n’avait d’égale que celles des créatures célestes présentes : Cé Lîn* , Mî Rên*, Ô Dîl * ,Mà Ri Hân *, Klô Dîn *, Jânn*, Vé Rô Nîk*, Ber Na Dêt* et Vannes **. En fin de repas, l’Auguste Prince du Ciel Mà Nû fit circuler sa fiole de saké dont l’absorption, clamait-il, était destinée à combattre les forces du mal.

 

Chhhuuuttt ! Petit Fû, maintenant les Dieux font la sieste ! Reste tranquille toi aussi. … Voilà, assieds-toi en tailleur… oui, je sais…avec huit pieds … et mous en plus, c’est pas facile !. ..mais essaie quand même. Voilà, c’est bien, je continue.

 

lesratstoquésjls110281Lascivement étendues sur l’herbe tendre, les Déesses se laissèrent aller à la rêverie, bercées par les puissants ronflements que poussaient certains de leurs compagnons, sous la conduite de leur chef d’ orchestre, le Dieu Hâ Dé Hâch *.

Puis, il fallut bien se lever ! Toutes et tous embarquèrent et rallièrent sans problème l’endroit où ils devaient dormir le soir : le gîte du Mé Né Hy ***. Un autre petit groupe rejoignit la maison des Muvannys, citoyens anglais, où les attendait déjà leur malheureux compagnon Jipé Hâ Mi, victime du Dieu chinois Lùm Bà Go. lesratstoquésjls110284

A l’heure où le disque solaire s’enfonce dans les profondeurs de la terre, les Divinités entrèrent dans la pagode « Au Bon Accueil » ****. C’est dans ce lieu idyllique que se déroulèrent leurs agapes. Des ventres rassasiés, s’élevèrent bientôt des mélopées, savamment dirigées par le Divin Grand Maître de musique sacrée : Brû Nô*.Tard dans la nuit, les Dieux quittèrent le sanctuaire et partirent se reposer sur leur couche. lesratstoquésjls110332

Eh ! Petit Fù ! … tu dors ! … eh ! secoue-toi, voilà la fin du conte. Sois gentil, cesse de bailler … tes cent quarante-cinq dents ne sont pas toutes belles à voir !

 

lesratstoquésjls110338C’était le matin du deuxième jour. Il ne faisait pas chaud mais les Puissances du Ciel, n’éprouvent pas tout à fait les mêmes sensations que nous autres, pauvres mortels. Déesses et Dieux repartirent au fil de l’eau. Facétieux, l’un d’entre d’eux s’amusa à faire disparaître un pont, rien que ça, histoire d’embêter un peu ses petits camarades. Vers midi, comme disait le Grand Sage Hâ Nâ Tôl Frans *, les Dieux eurent soif. Et faim, aussi. Alors, ils s’arrêtèrent à Glé Nâk* , lesratstoquésjls110502petite bourgade au bord de la rivière Oust. On sortit les rôtissoires, les viandes grillèrent, le vin coula, l’eau aussi mais … plutôt dans la rivière. Un ronflant concert de clôture d’une bonne demi-heure, fut assuré par le divin Hâ Dé Hâch *.

lesratstoquésjls110358Les embarcations furent remises à l’eau et voguèrent au fil de l’eau jusqu’à la sublime île aux Pies. Une partie de la troupe contourna la terre promise, un autre groupe s’y enfonça en empruntant des canaux qui la traversaient. Les deux équipes se rejoignirent et la balade continua. Bientôt, certains des héros furent fatigués et décidèrent de s’arrêter au barrage le plus proche de l’arrivée. Les plus courageux continuèrent jusqu’au bout. Arriva la fin du voyage, Déesses et Dieux se congratulèrent, se félicitant de s’être retrouvés une fois encore et se promettant bien de renouveler l’expérience les années à venir ! »

 

 

Tokyo, 29 mars 2011 , 6 heures du matin

 

Madame Yoshida essaie de calmer son mari qui vient de se dresser d’un bond dans le lit conjugal. Il est en sueur et tremble comme une feuille. Il reprend peu à peu ses esprits.

« Mais bon sang, qu’est-ce que c’est que ce foutu rêve que je viens de faire ! De quels recoins de mon pauvre cerveau sont donc sortis ce pauvre vieux et cet enfant mutant… Quoique … évidemment, avec ce qui noulesratstoquésjls110489s arrive en ce moment, c’est pas étonnant ! C’est sans danger, qu’ils disaient, on maîtrise !

Bon, pour que ça ne reste qu’un rêve, il n’y a pas trente-six solutions : se mobiliser et se battre contre cette saloperie ! »

 

le Rà ToKé PÂTR  HIK

 

_________________________________

 

Notes :

 

* en japonnais dans le texte

** en français dans le texte.

*** breton ou japonais, c’est kif kif !

**** allez donc bricoler ça en japonais, vous … !!!

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 22:24

 

Une première

1-j-ai-decide.jpgJe traînais les pieds depuis deux ans. Sans doute à cause d’a priori du genre… Que du bois ? Rien que du bois ?... Des puristes, me disais-je, navigant en comité restreint ! Des intégristes…Et je ne cherchais pas à dépasser cette approche. Par paresse sans doute, par facilité certainement. Pas envie de bousculer le bonhomme. Mais envieux cependant quand Yannick me racontait les balades et que Serge en rajoutait une couche en photos. Et puis cette année, l’envie me consumant, j’ai décidé, bien que tardivement en saison, de participer à quelques aventures. Pour voir.

Et les a priori ont fondu au soleil.

Et pour commencer, ce fut La Dordogne. L’ensorceleuse. Perpétuellement différente, jamais décevante, belle… toujours. Ses villages à la beauté à vous laisser la bouche bée… Carennac la médiévale, 2-carennac-zDSCF7396.jpgLa Roque Gageac adossée à sa falaise où se côtoient palmiers, bananiers et bambous, Souillac et son musée de la Prune, Souillac qui eut l’honneur d’accueillir l’étudiant Guy Prunières, (Prune… Prunières ???... On comprend mieux !) Loubressac, Beynac et tant d’autres, toujours en ‘‘ ac. Par contre, si nous frôlâmes Chirac, jamais nous n’arrivâmes à Culdesac.

Et puis le rythme du groupe … Pas de pression, pas de rythme d’enfer… Pépère le groupe ! Lenteur du matin, nature, culture, nonchalance du soir avec ses apéros sans fin, la bouffe à la bonne franquette, partagée par les prévoyants (merci à eux, mais il faut bien apprendre). Baignades et rigolades. Et pagayage ! Mais si, mais si ! Nous étions venus pour cela.

Pour une première, ce fut un morceau de roi. Un vrai délice, un vrai bonheur. Un débourrage enchanteur.

Je n’ai qu’un souhait, un souhait très fort…ne louper aucune sortie la prochaine saison.

Merci à notre Président, qu’une tenancière de camping avait inscrite sous le nom de Marie-Annick, ( question d’accent, rassurez-vous !) de nous avoir concocté ce merveilleux périple périgourdin.

Merci au président de m’avoir permis pour une première, de naviguer en ‘‘ plastique ’’. Merci au groupe de m’avoir fait découvrir l’esprit ‘‘ bois ’’.

 

- Christophe -

14-la-Dordogne-vue-de-Domme.jpg

 

 

Au programme 6 jours de navigation.

Rendez-vous est donné au « Camping du Pont » à Beaulieu sur Dordogne en Corrèze.

Etant déjà dans la région pour raison familiale nous arrivons au camping vers 17 h 30.

Au soir, 6 équipages réunissent 4 canoës, 3 kayaks, 5 fourgons, 1 tente, et LEO notre mascotte. Installation du camp puis petite visite pour quelques-uns, de cette cité médiévale 1-visite-cite.jpgqui ne manque pas de charme et où l’on trouve un peu partout, dans les jardins, des bananiers, ce qui surprendra un peu notre ami Philippe qui en connaît un rayon dans le domaine végétal.

Suit le traditionnel apéritif, sans lequel une sortie de Voile et Canotage ne serait pas digne de ce nom. Au dîner la discussion s’anime sur nos possibilités de navigation à suivre. Un choix se présente à nous pour demain mercredi 18 : commencer à Beaulieu ou à Argentat, la descente entre ces 2 villes étant en zone sauvage et un peu délicate techniquement, nous a-t-on dit et avons nous même lu dans quelques ouvrages récemment acquis sur la description de cette rivière.

Les frères, venus par Argentat y ont fait quelque repérage pour la mise à l’eau, ont observé de leurs yeux avisés quelques points de passage sur la rivière et, sur leur avis, nous optons tous pour commencer ce périple à Argentat et définissons les navettes pour le lendemain.

 

Mercredi 18 : j 1

 

Après le réveil, le petit déj et les dernières vérifications du matériel, nous partons pour Argentat, le fourgon des frères et sa remorque chargée de tous les bateaux, suivi de la voiture de Christophe. Excellente idée d’avoir amené cette remorque, qui nous économisera, à tour de rôle, quelques trajets de véhicules.

Un peu en amont d’Argentat, une base de mise à l’eau pour les loueurs ou les clubs locaux fait notre affaire. Déchargement, équipement des esquifs, puis embarquement pour cette première journée de découverte.

2-quai-Argenta.jpgNous longeons les quais d’Argentat, d’où partaient à une époque révolue les bateaux qui commerçaient sur cette rivière vers Bergerac, Libourne et même Bordeaux. Bateaux dont un très grand nombre ne revenaient jamais car ils étaient conçus pour un seul voyage aller, et étaient ensuite vendus pour le bois.

Peu après Argentat, soudain, le bruit de l’eau sur le fond rocheux attire nos oreilles, même LEO dresse les siennes, il comprendra très vite que ce bruissement annonce un passage délicat. Nous abordons ici notre premier rapide, le malpas, superbe train de vagues qui semble n’en plus finir. Nous sommes heureux de l’avoir franchi sans encombre. Excellent baptême diront même Philippe et Danielle qui n’avaient jusque là navigué que sur des eaux relativement calmes.3-premier-rapide.jpg

Paysage sauvage, très peu d’urbanisme sur ce premier tronçon jusqu’à Beaulieu.

S’ensuivent et se succèdent : virages, radiers de galets, (des cailloux au dire de certains, des rochers pour d’autres, chacun ayant son vocabulaire), fonds rocheux, herbeux, plantes aquatiques de plusieurs mètres pour certaines, nous offrant parfois un tapis tout de blanc fleuri.

Lors de la navigation d’après pique-nique du midi, nous sommes dépassés par 2 pompiers sur leur canoë rouge, qui nous recommandent de mettre les gilets, par mesure de sécurité, nous comprenons bien vite plus loin.

Une forte dénivellation se présente à nous, grande marche d’eau bouillonnante, 4-denivellation.jpgou attendent nos 2 pompiers, qui y assurent la sécurité. Nous apprendrons qu’il y sont en poste pour la période estivale, car ici des loueurs de canoës et de kayaks, lâchent sur l’eau des touristes n’ayant aucune connaissance du canoë. Nous franchissons donc à tour de rôle ce passage, non sans y embarquer un peu d’eau.

4-pagayage-zdodogne-019.jpgPhilippe et Danièle, optent pour un passage à l’extrême droite, pieds à l’eau sur ces rochers ou coule quelques filets d’eau ne permettant que le passage du canoë à la cordelle. Cette marche leur ayant parue infranchissable. Je pense qu’aujourd’hui, après avoir vécu la suite et appris certaines manœuvres techniques, vécus d’autres passages délicats, ils suivraient notre sillage. Donc, Philippe et Danielle, c’est à refaire !

Nous nous posons là quelques minutes afin de voir le franchissement de cet obstacle par un groupe de scouts Allemands, que nous avons doublé un peu avant, juchés sur un bien étrange radeau fait de bois, de bidons et de bouées.

5-maison-de-pierres.jpgPassé cette difficulté, un superbe plan d’eau nous amène à Beaulieu que nous découvrons au sortir d’un grand virage. Superbe vue de ces maisons de pierre, construction traditionnelle, que nous retrouverons chaque jour sur cette rando.

A l’entrée de Beaulieu un barrage surmonté d’une passerelle reliant l’Ile aux berges nous force à prendre à l’extrême gauche un passage en glissière prévue justement pour les canoës et kayaks. Par le petit bras de rivières qui suit, sous les arbres, avec un aménagement rocheux y créant des obstacles de navigation, nous arrivons juste un peu en aval du camping. Débarquement rive droite. Nous ramenons les bateaux près de notre camp pour la nuit (simple précaution), les loueurs, pour leur part laissant, nombreux canoës et kayaks à même la berge.

Notre petite mascotte LEO à fait toute la descente, tel une figure de proue, juché sur le tout nouveau Kayak de Jean Pierre, qui fait ici son vrai baptême de navigation, même s’il à fait récemment son baptême de mise à l’eau .

Après un bon chocolat chaud proposé par Christelle, une bonne douche chaude, navette pour récupérer les deux véhicules restés à Argentat, Danièle propose à la cantonade un repas de confit de canard et pommes de terre sarladaises, réservé au bar du camping, qui proposait là son plat du jour. C’est donc ainsi qu’un pique-nique de conserves s’est transformé en plat régional.

S’ensuit une bonne nuit calme et réparatrice, les 24 km de cette première journée ont eu raison de quelques muscles pas encore prêts. Ce sera mieux demain et les jours suivants.

 

Jeudi 19 : j 2

 

Réveil (à petit rythme), toilette, petit déjeuner, mise à l’eau et navette pour Carennac, camping ou nous serons 1 ou 2 nuits. Descente7-vigie.jpg au départ de Beaulieu, avec passages de radiers, dont l’approche nous est bien signalée par le bruissement de l’eau sur le fond caillouteux et à l’approche desquels, Yannick, tel une vigie debout dans son canoë scrute l’endroit ainsi signalé pour y repérer le meilleur passage afin d’évit er de racler le fond des bateaux, ou tout au moins des canoës en bois. Il suffit d’y lire la veine principale en « V » caractéristique du courant le plus fort et de ce fait l’endroit le moins encombré ou le plus profond. 8-jp-et-leo.jpg

En amont du camping de Carennac, et donc, de notre point d’arrivée, se présente un barrage, le seul digne de ce nom sur tout notre parcours. Barrage que nous n’aurons pas besoin de franchir ce soir. Seul Jean Pierre, et LEO, le franchiront à plusieurs reprises, juste pour le  « fun », car il est facile pour lui de remonter ce petit courant en passant par les rochers, son kayak à la main. Des enfants en font tout autant, mais avec des bateaux de plage gonflables.

Nos bateaux rangés, navette pour récupérer les véhicules restés à Beaulieu, installation au camping, occupations diverses habituelle, et la rituelle question de Christophe, que l’on entendra bien des fois par la suite, « où est-ce qu’on mange » ?, « quand est-ce qu’on mange » ?, ou bien « à quelle heure on part demain »? T’inquiètes pas et laisse venir.

 

Discussion avec un loueur de canoës, venu récupérer les siens, laissé là par des clients ayant fait la même descente que nous. Celui-ci nous donne quelques précisions sur la rivière et nous indique le site de Loubressac tout proche qui vaut bien une petite visite. 9 n n'y verrons pas tous la meme choseCe sera donc pour demain car pour terminer cette journée nous faisons un petit tour au village de Carennac distant d’un km. Cité de caractère, avec une très belle architecture de pierres typique de la région. Nous n’y verrons pas tous la même chose.

Apéro, durant lequel nous analysons la suite du séjour. Danièle, toujours avisée de bonnes idées, propose de faire une pause de navigation, de faire l’impasse d’une portion de la Dordogne « rivière », ici un peu sauvage, et d’aller naviguer vers la région plus touristique, après Souillac et ses châteaux du lot et de la Dordogne « là il s’agit du département ».

Nous sommes donc d’accord pour cette solution, et demain, pas de réveil aux aurores, nous irons nous installer au camping de Saint Julien de Lampon, pas très loin de Sarlat.

 

Vendredi 20 : j 3

 

Réveil tardif, petit déjeuner au rythme de chacun, démontage du camp, revisite de Carennac, afin d’y voir notamment un atelier de marqueterie où sont exposées des pièces remarquables (dommage, les photos et films sont interdits).

10 LoubressacEn fin de matinée direction, Loubressac, petit village de caractère, citent les dépliants touristiques, d’où l’on a une vue sur le château de Castelnaud, mais pas de chance, ce matin la luminosité n’y est pas des meilleures.

Direction St Julien, avec arrêt pique-nique. Difficile de trouver un bon emplacement à l’ombre, car nous sommes ici dans ce que l’on appelle « le causse de Gramat et de Martel.

Passage par Souillac, visite de l’église romane, autrefois abbatiale, prospection des bords de la Dordogne (ici la rivière), afin de visualiser la cale de mise à l’eau au lieu dit « Port de

Souillac ».

Fin du trajet routier à destination de St Julien ou Christelle est déjà installée depuis quelques heures et bronze à présent sur la plage (de galets). Nous attendons l’arrivée tardive de Danièle Philippe et J.P , car partis visiter le Gouffre de Padirac, ont bien failli ne pas arriver ce soir, un simple petit câble d’accélérateur leur ayant causé des misères, et sans la serviabilité d’un garagiste consciencieux du cru, ils auraient pu passer trois jours loin de nous, hé oui, demain c’est le W.E.

 

Samedi 21 : j 4

 

Mise à l’eau des bateaux a Souillac, et extraordinaire pour V. et C. nous appareillons à 10 heures précises.

11 la riviere serpenteLa rivière serpente dans la campagne lotoise, elle nous présente toujours un lit très varié, galets, fond rocheux, parfois sablonneux, plantes aquatiques ondulant en longue chevelures au grès du courant, des radiers de galets, qu’il faut toujours analyser « n’est ce pas vigie Yannick ! »

Midi « pétante », pause pique-nique, je n’ai pas entendu si Christophe avait demandé « à quelle heure on mange ! ». Traditionnelle petite sieste et re navigation. Nous arrivons au camping vers 14 h. Là nous aurions pu faire un peu plus long, mais à présent la suite sera pour demain.

Belle après-midi ensoleillée, agrémentée de baignade, même LEO profitera de cette activité, descendant le courant, luxueusement installé sur un gilet lui faisant ainsi office de matelas de plage.

Ce soir à l’apéritif nous proposons des saucisses grillées, ayant profité de notre arrivée précoce pour faire quelques achats aux halles couvertes de Souillac, superbe bâtiment de pierre, de construction récente, mis à disposition de quelques producteurs locaux face au centre commercial.

Petite veillée sur un banc, hélas, pas de pierre, au bord de l’eau, il manque un feu de camp, mais ceci afin de respecter quelques règles élémentaires de sécurité.

 

Dimanche 22 : j 5

 

Réveil, etc… vous connaissez à présent notre rituel. Nous avons décidé hier de rallier , pour cette journée, Cénac. Donc, navette avec le fourgon de Philippe et la remorque aux bateaux, le fourgon de Christelle et la voiture de Christophe. Un véhicule pour ramener les conducteurs au départ à St Julien et l’autre pour ce soir.

10h20 : pas mal, hein !!! départ de la navigation. 12-le-chat-de-Guelluc.jpgNous rencontrons ce matin : « le chat de Guelluc », (enfin, un rocher qui lui ressemble), des vaches, des nichées d’hirondelles sous les ponts. Christophe prend même un bain, involontaire, en s’extirpant de son kayak, il oublie que pour cette délicate manœuvre il faut sortir du côté de la berge, et il a fait le contraire et à cet endroit, le fond descend très vite. Le plus embarrassant pour lui, c’est que son tél à également pris son bain, il faut donc vite le secouer, le vider de son eau et le faire sécher au soleil il en sera quitte pour un achat dès demain.

13-le-chateau-de-Montfort.jpgAprès Groslejac, arrêt pique-nique du midi. Nous passons ensuite le « cingle » (ici on appelle cingle un grand méandre de la rivière, qui se referme presque sur lui même) de Montfort et son superbe château qui surplombe la rivière. Il nous faudrait quelques jours de plus afin de visiter dans cette région, les nombreux château, qui retracent l’histoire de notre pays, tels que Carsac, Montfort, Beynac, Castenaud, les Milandes (cher à Joséphine Baker), ainsi que quelques villages tout aussi pittoresques. On y reviendra, a dit notre président Yannick, mais en automne afin de profiter d’une autre palette de couleurs.

Dans ce tourbillon de belles images, arrêt pause-café à la maison du passeur, auberge rive gauche, qui, en une autre époque assurait la traversée de la rivière moyennant finances.

Peu après 16 h nous arrivons à Cénac. Chargement des bateaux, et sur le retour vers notre camp de base, petite visite rapide à Domme perché sur sa falaise, juste un petit tour de ville en voiture afin de se faire une idée de cette citée ancienne et petit arrêt sur l’esplanade qui domine toute la vallée.

Danièle, Philippe, J.P et Christelle optent pour aller manger des crêpes à la fête locale du même nom, à Carlux petit village à 2 km.

Nous, les frères et Christophe, prenons notre repas au camping, puis allons faire un petit tour à la fête de Carlux, y retrouver nos amis navigateurs, et là des souvenirs de notre petite enfance ressurgissent avec les courses aux échasses, en sac, aux œufs, courses aux ânes et attractions diverses. Nous n’attendons pas le feu d’artifice, prévu à minuit et prenant du retard car il se met à pleuvoir et nous avons tous laissé du linge sur les fils, laissé des affaires à même le sol (n’est ce pas Christophe ?).

 

Lundi 23 : j 6

 

Dernière journée de navigation, lors de ce séjour qui aura su remplir nos cœurs de bonheur et nos yeux de belles images. Nous prévoyons de terminer à Beynac.

Trajet navette et repérage du lieux de débarquement.

2 Km après Beynac, une plage, (de galets bien sûr), avec un immense parking et un cabanon de loueur fera notre bonheur.

15-La-Roque-Gageac.jpgRetour à Cénac que nous quittons vers 11 h.

Petite navigation et en moins d’1 h nous sommes à la Roque Gageac. Petit arrêt au pied de la cité puis traversée de la rivière afin de pique-niquer sur une superbe grève de galets (et non de cailloux), face au village très typique et sa falaise qui en 1958, je crois, était rendu tristement célèbre, lorsqu’un énorme pan de rocher s’en était détaché, écrasant plusieurs maisons et faisant même 3 victimes. Cette falaise est depuis très surveillée, et encore en cette saison a été renforcée par adjonction de câbles tendus et de grillages assurant une protection des maisons et habitants.

Repas terminé, petite sieste traditionnelle, retraversée en canoës, quelques pas en ville et café pris à une terrasse ombragée, lecture de quelques menus tous aussi alléchants les uns que les autres, mais sur ce sujet nous verrons plus tard.

Reprise de nos embarcations, mais, ici, tout comme hier dimanche, nous ne sommes plus seuls, au grand désespoir de Yannick, qui avait opté pour une rando après le 15 Août, afin d’y rencontrer le moins de monde possible, allez Yannick, là c’est encore acceptable. Il faut bien que nos concitoyens découvrent, gouttent et puissent apprécier ces joie que nous aimons tellement : se laisser glisser au fil de l’eau, même s’il faut souvent pagayer.

Certain, feront même état de pollution visuelle, avec toutes ces embarcation au couleurs très voyantes, des jaunes, rouges, bleu, vert et même bicolore en « plastique ».16 les ponts se suivent

Navigation tranquille, aucune difficulté ici, les ponts se suivent mais ne se ressemblent pas.

Hélas, toute bonne rando à une fin, aussi belle soit-elle, et c’est après 85 ou 86 km que nous donnons nos dernier coup de pagaie, débarquons, rechargeons nos bateaux sur cette remorque qui nous aura été très utile, et regagnons notre camping, ou il y a fort à faire pour chacun à tout ranger.

Christophe et sa « tente », obligé d’acheter son alimentation au jour le jour, avait repéré, à Carlux, chez un vendeur de produit régionaux, qu’il faisait également restauration sur place avec justement ces produits du pays.

D’un commun accord nous décidons de terminer ce séjour dans cette auberge.

Ce soir en guise de préambule nous sommes invités à 19 h au pot d’accueil du camping, qui à lieu une fois par semaine, et bien sûr avec la photo de famille.17 photo du menu

Nous ne tardons pas trop et rejoignons Carlux et son auberge pour un repas de spécialités locales et vin de pays. Là, j’ai omis de prendre une photo du menu !

Sous une superbe lune, le vin aidant à la bonne humeur, nous passons là une excellente soirée et retournons au camping, pour notre dernière nuit.

 

Mardi 24 : j 7

 

Après le petit déjeuner, il a été très difficile, malgré nos 6 véhicules, de trouver une clé de bonne dimension pour : ho ! surprise ! changer une roue de la remorque qui est à plat. 18-roue-de-la-remorque.jpg

Obligation ensuite, pour Yannick d’aller à Sarlat faire une réparation car il reste le trajet de retour et il est plus prudent de ne pas manquer de roue de secours, on ne sait jamais ! 400 km nous séparent encore d’Angers.

Fin de matinée, séparation du groupe, certain ayant des obligations sur le trajet de retour. Danièle et Philippe avides de culture générale, et locale, décident de découvrir une autre spécialité régionale, à savoir : les grottes, et vont visiter, à 24 km de là, près de Gourdon, sous-préfecture du lot (avec Figeac), les grottes préhistoriques de « COUGNAC », découvertes en 1946 par des agriculteurs de la région. Superbes grottes à concrétions, les « tites tombent », et les « mites montent », ou une des 2 cavités est même ornée de peintures rupestres datant de près de 18000 ans.

Grottes que je connais parfaitement, nous habitions Gourdon et j’y ai été guide durant 4 saisons lorsque j’étais élève au lycée de Souillac tout proche. Si vous repassez dans cette région, ne manquez pas de les visiter, elles sont superbes, n’est ce pas Philippe et Danielle ?

Quant, à nous, les frères et Christophe, optons pour un retour direct. Arrêt à la sortie des Eyzies, sur la Vézère, (là aussi il y a de superbes grottes dites à concrétions), pour notre dernier pique-nique dans une prairie ombragée au bord de la Vézère, près d’une base de location de canoës et kayaks, nous y apprendrons même, que sur cette belle rivière nous pouvons disposer de 60 km pour naviguer jusqu’à sa liaison avec la Dordogne à Limeuil.

Mr le président Yannick : nous pourrions la programmer pour une autre année !

Nous nous séparons ici pour la fin du trajet, et rentrons chacun à notre rythme.

Nous « gardons » (ça c’est aussi un petit poisson que l’on trouve dans la Dordogne), tous, je pense, un excellent souvenir de cette randonnée, il y a heureusement bon nombre de photos pour en attester.

 

Guy

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