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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:20

Pâques en marais poitevin. (la Venise Verte)

Ou week-end pascal en terre mouillée.


 

D’un samedi de Pâques à son lundi, trois petits jours et puis s’en vont…le cœur gros.

 

marais poitevin jls110062

D’Arçais à Sansais La Garette, de Vanneau à Ileau, de Damvix à St Hilaire, fourmis processionnaires ondulant de rigoles en conches, de boues en biefs, éclusant à Coulon, croisant ou chevauchant La Sèvre parée de ses plus beaux arum et iris, sur ces routes d’eau où se mirent maisons anciennes marais poitevin jls110625et éclusières au charme chamarré, nous avons en de tortueuses galeries à ciel ouvert ou à l’ombre douce de la voûte feuillée, musardé et vécu trois jours d’enchantement dans le bucolique tableau de l’ensorceleuse Venise verte, dépositaire de l’authenticité de cette terre mouillée du marais poitevin.

 

marais poitevin jls110437Souvenir aussi du repas arrosé du samedi soir, aléa d’un orage facétieux où jambon vendéen et mojettes furent sauvées des eaux grâce aux parapluies de quelques vaillants canoéistes protégeant la braise du grill.

 

Surprise du dimanche matin : une petite cloche bienveillante, le bourdon silencieux, a déposé auprès des uns et des autres encore lourdement endormis, œufs, lapins et autres petits délices chocolatés. Merci madame la …

 

Je viens d’apprendre que cette attention n’était pas le fait d’une charmante cloche, mais d’une petite souris, voire d’un souriceau malicieux plus habitué aux quenottes enfantines.

Merci Jean-Louis pour cette délicate pensée pascale.

marais poitevin jls110186

Ne pouvant qu’être comblés par l’accueil de Lise et de Francis et admiratifs devant l’ouvrage qu’ils ont accompli, afin que ce week-end soit un vrai succès tant sur le plan de la navigation que sur celui des poêlons, juste un petit truc pour eux :

 

Une pagaie d’honneurmarais poitevin jls110387

 

A ces deux humbles hérauts de la verte Venise,

Toute notre amitié pour cette terre promise.

Moult mercis à Francis, mille bises à lise.

 

Retape-toi bien Francis que l’on retrouve au plus vite le Viking.

 

Pour moi qui depuis moins d’un an et quelques sorties, découvre Voile et Canotage, quelle famille de joyeux drilles, qui n’ont d’autre prétention que de se faire plaisir à la simple recherche du moment présent, du moment vrai, en harmonie avec l’environnement fluvial, végétal et humain.marais poitevin jls110359

Fasse Machin que cette philosophie se perpétue le plus longtemps possible.

 

Christophe

 

album photos  marais-poitevin marais-poitevin

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 22:04

20èmeroute des rats toqués en kayak bois et 1èreédition pour moi !

Depuis le temps que j’avais entendu parler des rats toqués, j’étais un peu curieuse de connaître le genre d’aventure qu’ils commettaient.

J’avais bien croisé la route de quelques uns à Noirmoutier en 2009 puis lu le compte rendu de la 19èmeédition et cela ne m’avait qu’à moitié rassurée sur la nature fêlée des participants…

Néanmoins j’ai été séduite par la proportion non négligeable de femmes sur l’eau, sur les photos de l’année dernière. C’était au moins le signe d’un bon grain de lucidité et d’intelligence !

Mais ce n’est pas facile d’être une rate. J’ai bien cru que j’allais être refoulé au moment de l’embarcation car on attendait un Pierre Gingueneau (au passage : créateur des fameux et bientôt mondialement célèbres kayaks Léo ) et non une Marie-Pierre  du même nom !

 

lesratstoquésjls110034Enfin nous partîmes 38 marins d’eau douce (dont un chien), enfin nous partîmes 31 embarcations. Nous revînmes ??... tous prêts à aller découvrir le magnifique pays de Redon.

Au départ de Quelneuc sur l’Aff nous n’avions pas fait 300m sur l’eau que les pierres saillantes eurent raison d’un kayakiste et donné du scotch à retorde à un autre, qui en avait vu d’autres…

Car j’ai senti tout de suite que j’avais affaire à de grands baroudeurs qui ne comptaient plus leurs batailles contre les éléments!

Mais point de nostalgie, point de fanfaronneries qui font sentir aux nouveaux arrivants qu’ils n’ont rien connus d’intéressant. Seulement des chants de marins lancés de bon matin, hymnes à l’effort et à la bonne humeur.

 

La 1èrepartie de navigation était étroite, verdoyante, sinueuse, pleines de pierres apparentes (ou non) et de branches en travers. Un coup à gauche, un coup à droite… Sous un soleil apprécié, réchauffant la fraîcheur du jour.

Passage d’un petit barrage, puis nous arrivâmes pour le pique nique du midi au moulin Gouro. lesratstoquésjls110118(Nous avions fait la partie la plus « sportive ».) Ou nous attendaient Myreine et Jeanne et leur délicieux vin chaud.

Grande particularité des rats toqués c’est qu’ils passent autant de temps à boire, ripailler, chanter, rire que sur l’eau. Chacun apportant vins, saucissons et fromages de montagne, gâteaux, offrant de bon cœur à toute l’assemblée.

Je comprends mieux maintenant pourquoi il y a des rats qui se sont déplacés de Savoie ou de Montélimar.

 

C’est la bedaine bien remplie que nous remontons dans nos kayaks pour notre exercice de digestion, une ligne de flottaison un peu plus basse.

J-Pierre à passé le barrage du moulin avec son chien (pauvre Léo !) alors que tout le monde pensait que ce n’était pas assez large (un vrai toqué quoi !).

Petit barrage encore mais peu de portage du we.

Petite sieste en cour de route.lesratstoquésjls110292

La rivière s’est élargie de plus en plus, tranquilles, les kayaks se sont égrainés jusqu’à la Gacilly : petite ville magnifique que nous n’eurent pas le temps de visiter mais qui a un petit goût de reviens s’y.

Les kayaks mis en sûreté dans le club de la Gacilly, les manips faites et tous changés et secs nous nous sommes retrouvés au «  Bon accueil » de St Vincent sur Oust qui nous a servit un conséquent couscous au rythme des chants tonitruants. Un vrai régal !

 

lesratstoquésjls110355C’est un ciel couvert qui nous accompagne le matin sur la partie la moins pittoresque de la randonnée. Nous faisons escale sur la « baie » de Glénac ou no us entamons notre 2èmepique nique festif du we avec prière collective au soleil pour le remercier de ce ciel clément et bien sur il nous a entendu car nous avons eu un soleil alesratstoquésjls110457rdent toute l’après midi, nous permettant de faire une sieste bien méritée avant de poursuivre notre navigation sur L’Oust, dans un paysage marécageux parsemé d’Ilots, dans l’Ile aux pie, puis passage du barrage de la Potinais pour finir à Vieux Bourg.

 

Superbe we de printemps, nature magnifique, ambiance conviviale et chanteresque. Là aussi un petit goût de revient s’y.

 

Marie-Pierre

 

 

Divine sortie

 

29 mars 3025, 8 heures du soir, quelque part dans la banlieue de Tokyo, Japon …

 

Le vieil homme regarde son petit-fils avec une grande tristesse. Fù Dekaya Kenboa vient tout juste d’avoir huit ans. Penché au-dessus du caniveau qui se trouve devant leur abri, l’enfant est occupé à pousser un petit canot dans une eau noire et gluante, saturée d’iode. C’est son grand-père qui, pour son anniversaire, lui a offert ce modeste présent, sculpté dans l’écorce du cerisier bleu à feuilles rouge fluo, qui pousse derrière leur cabane depuis plusieurs siècles déjà. Autour d’eux, tout n’est que désolation. La succession inévitable d’explosions de centrales nucléaires, dont la première, celle de Fukushima a eu lieu en 2011, a ravagé le pays. A l’autre bout du monde, la France, petite nation orgueilleuse et arrogante, a été touchée à son tour. Puis, confronté à des évènements météorologiques catastrophiques, pourtant prévus et annoncés par « El Señor Météo », un grand professionnel de l’époque, que personne hélas, n’a écouté, le reste des nations a ,lui aussi, subi de monstrueux dégâts.

lesratstoquésjls110586

A l’aide d’une de ses pinces, le petit Fù repousse la mèche de cheveux mauves qu’il a sur la nuque, démasquant ainsi ses trois yeux de recul. Il fixe son regard sur l’aïeul, dont le corps gélatineux aux tentacules fatigués, s’étale mollement sur le seuil de la masure. Ce dernier, frémissant d’émotion, aperçoit alors la larme dorée qui coule doucement sur l’omoplate du gamin. L’enfant semble profondément malheureux .

- «Oh, grand-père, raconte-moi une histoire, s’il te plaît ! »

Devant le désarroi de son petit-fils, le vieillard décide de lui narrer un conte qui circule depuis toujours dans sa famille. Un français, en visite au Japon dans les années 2000, aurait raconté cette histoire pour la premières fois à l’un de ses ancêtres. Certes, de génération en génération, elle a été « japonisée », mais le récit a conservé toute sa saveur. Le vieil homme commence

 

 

lesratstoquésjls110581«  Ecoute bien, petit Fù ! … Il était une fois, dans un pays lointain un petit coin de paradis que l’on nommait l’île aux Pies. Les eaux de deux jolies rivières, l’Aff et l’Oust, qui s’étaient rencontrées en amont de l’île, entouraient cette parcelle de terre. Un jour, des Divinités de l’eau entendirent parler de ce magnifique endroit et décidèrent de s’y rendre pour s’y livrer aux agapes et exercices physiques dont ils étaient friands. Ces êtres merveilleux appartenaient à la divine famille des Rà Toké *. Leur patriarche se nommait Rà Ta Boa *. Il portait une barbe blanche, mangeait et buvait bien. Il chantait parfois des airs dans une langue bien étrange qu’il semblait être le seul à comprendre. Hormis, peut-être, Do Mi Nik Peù Peù * , un mordu des chants traditionnels dont toute la troupe admirait l’immense culture en la matière. lesratstoquésjls110013

 

Les Déesses et les Dieux se donnèrent donc rendez-vous près de Kel Neùc, petit village situé au bord de la rivière qu’ils avaient décidé de descendre, à bord de frêles esquifs en bois. Ces êtres avaient de merveilleux pouvoirs. Certains avaient, notamment, la faculté de changer de sexe à volonté. Ainsi, alors qu’un Dieu du nom de Pi Er Ging No *, était attendu, ce fut une Déesse nommée Mà Ri Pi Er Ging No * qui se présenta. La plupart des Dieux étaient contents, avouant qu’ils ne perdaient pas au change. Elle était venue en compagnielesratstoquésjls110341

 d’amis de son clan. Parmi eux, on remarquait Yan Lui Suri So, chargé d’immortaliser la rencontre divine, reconnaissable au sceptre noir qu’il brandissait à tout bout de champ. Etait aussi présent Jipé Ko Gik * qui avait apporté avec lui de la nourriture à laquelle, curieusement , il ne toucha pas.

 

Et tu sais, petit Fù, tu vas rire ... il appelait sa nourriture : Lé Hô * !

 

Des divinités de la montagne étaient aussi descendues des lointains sommets de Fù Ji Sa Voà *. Le Vénérable Jipé Hâ Mi, accompagné de deux membres de sa caste, participait à l’aventure qui, pour lui, fut hélas de courte durée. Rattrapé par la malédiction du Dieu Chinois Lùm Ba Go *, qui avait déjà frappé sa compagne, quelques semaines auparavant, il fut contraint de rentrer dans ses foyers.

 

Ne t’impatiente pas, Fù, mon enfant … et arrête de te gratter le talon avec ta trompe, c’est sale et ça ne se fait pas ! Tu veux de l’action ? Attends, je continue ..

 

lesratstoquésjls110234Alors voilà … Bientôt tous les participants furent sur l’eau. Il faisait beau, le soleil était de la partie mais l’air restait frais. Le fond de l’eau aussi, affirma le Céleste Jak * dont la pagaie venait de se briser envoyant ainsi son propriétaire à la patouille. Il arrêta là son périple, et couvrant de baisers la Déesse Rô Ze Lin *, sa très convoitée compagne , il lui donna rendez-vous à midi au moulin Gù Rô *, premier lieu de libations. La troupe s’étira sur la rivière, on passa tant bien que mal de petits rapides, qui procurèrent à nos Ētres Suprêmes d’agréables sensations. On franchit deux barrages, et le moulin apparut aux yeux de tous…. Sauf à ceux du Dieu Làn Toà Lé * (nom chinois Chou Né). Depuis le début du parcours, Sa Magnificence caracolait, en effet, toujours en tête. Dans sa frénésie, il contourna le moulin par un canal de dérivation, semant ainsi le doute sur la marche à suivre, dans l’esprit de ceux qui le talonnaient.

 

Quoi, que dis-tu petit Fù ? …Quand est-ce qu’on mange ? plus tard petit Fù, plus tard ! Pour l’instant, ce sont les Divinités qui déjeunent… et mouche tesnez, je te prie !lesratstoquésjls110403

 

Les marins d’un jour accostèrent. Chacun s’installa, les victuailles et les vins circulèrent. Dans leur coin, on ne peut plus zen, Les Frères Mà Rê *, semblaient savourer l’instant tandis que les Dieux Bi Li *, Bon Thé * et Pou Nô* discutaient en mâchouillant gaiement. Jamais rassasié, Hà Làn, un jeune et bel Apollon récemment promu, réclamait à manger encore et encore. L’endroit était agréable. Sa beauté, n’avait d’égale que celles des créatures célestes présentes : Cé Lîn* , Mî Rên*, Ô Dîl * ,Mà Ri Hân *, Klô Dîn *, Jânn*, Vé Rô Nîk*, Ber Na Dêt* et Vannes **. En fin de repas, l’Auguste Prince du Ciel Mà Nû fit circuler sa fiole de saké dont l’absorption, clamait-il, était destinée à combattre les forces du mal.

 

Chhhuuuttt ! Petit Fû, maintenant les Dieux font la sieste ! Reste tranquille toi aussi. … Voilà, assieds-toi en tailleur… oui, je sais…avec huit pieds … et mous en plus, c’est pas facile !. ..mais essaie quand même. Voilà, c’est bien, je continue.

 

lesratstoquésjls110281Lascivement étendues sur l’herbe tendre, les Déesses se laissèrent aller à la rêverie, bercées par les puissants ronflements que poussaient certains de leurs compagnons, sous la conduite de leur chef d’ orchestre, le Dieu Hâ Dé Hâch *.

Puis, il fallut bien se lever ! Toutes et tous embarquèrent et rallièrent sans problème l’endroit où ils devaient dormir le soir : le gîte du Mé Né Hy ***. Un autre petit groupe rejoignit la maison des Muvannys, citoyens anglais, où les attendait déjà leur malheureux compagnon Jipé Hâ Mi, victime du Dieu chinois Lùm Bà Go. lesratstoquésjls110284

A l’heure où le disque solaire s’enfonce dans les profondeurs de la terre, les Divinités entrèrent dans la pagode « Au Bon Accueil » ****. C’est dans ce lieu idyllique que se déroulèrent leurs agapes. Des ventres rassasiés, s’élevèrent bientôt des mélopées, savamment dirigées par le Divin Grand Maître de musique sacrée : Brû Nô*.Tard dans la nuit, les Dieux quittèrent le sanctuaire et partirent se reposer sur leur couche. lesratstoquésjls110332

Eh ! Petit Fù ! … tu dors ! … eh ! secoue-toi, voilà la fin du conte. Sois gentil, cesse de bailler … tes cent quarante-cinq dents ne sont pas toutes belles à voir !

 

lesratstoquésjls110338C’était le matin du deuxième jour. Il ne faisait pas chaud mais les Puissances du Ciel, n’éprouvent pas tout à fait les mêmes sensations que nous autres, pauvres mortels. Déesses et Dieux repartirent au fil de l’eau. Facétieux, l’un d’entre d’eux s’amusa à faire disparaître un pont, rien que ça, histoire d’embêter un peu ses petits camarades. Vers midi, comme disait le Grand Sage Hâ Nâ Tôl Frans *, les Dieux eurent soif. Et faim, aussi. Alors, ils s’arrêtèrent à Glé Nâk* , lesratstoquésjls110502petite bourgade au bord de la rivière Oust. On sortit les rôtissoires, les viandes grillèrent, le vin coula, l’eau aussi mais … plutôt dans la rivière. Un ronflant concert de clôture d’une bonne demi-heure, fut assuré par le divin Hâ Dé Hâch *.

lesratstoquésjls110358Les embarcations furent remises à l’eau et voguèrent au fil de l’eau jusqu’à la sublime île aux Pies. Une partie de la troupe contourna la terre promise, un autre groupe s’y enfonça en empruntant des canaux qui la traversaient. Les deux équipes se rejoignirent et la balade continua. Bientôt, certains des héros furent fatigués et décidèrent de s’arrêter au barrage le plus proche de l’arrivée. Les plus courageux continuèrent jusqu’au bout. Arriva la fin du voyage, Déesses et Dieux se congratulèrent, se félicitant de s’être retrouvés une fois encore et se promettant bien de renouveler l’expérience les années à venir ! »

 

 

Tokyo, 29 mars 2011 , 6 heures du matin

 

Madame Yoshida essaie de calmer son mari qui vient de se dresser d’un bond dans le lit conjugal. Il est en sueur et tremble comme une feuille. Il reprend peu à peu ses esprits.

« Mais bon sang, qu’est-ce que c’est que ce foutu rêve que je viens de faire ! De quels recoins de mon pauvre cerveau sont donc sortis ce pauvre vieux et cet enfant mutant… Quoique … évidemment, avec ce qui noulesratstoquésjls110489s arrive en ce moment, c’est pas étonnant ! C’est sans danger, qu’ils disaient, on maîtrise !

Bon, pour que ça ne reste qu’un rêve, il n’y a pas trente-six solutions : se mobiliser et se battre contre cette saloperie ! »

 

le Rà ToKé PÂTR  HIK

 

_________________________________

 

Notes :

 

* en japonnais dans le texte

** en français dans le texte.

*** breton ou japonais, c’est kif kif !

**** allez donc bricoler ça en japonais, vous … !!!

 

albim photos   rats-toques-11-10-09-08 rats-toques-11-10-09-08

 

 

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 22:24

 

Une première

1-j-ai-decide.jpgJe traînais les pieds depuis deux ans. Sans doute à cause d’a priori du genre… Que du bois ? Rien que du bois ?... Des puristes, me disais-je, navigant en comité restreint ! Des intégristes…Et je ne cherchais pas à dépasser cette approche. Par paresse sans doute, par facilité certainement. Pas envie de bousculer le bonhomme. Mais envieux cependant quand Yannick me racontait les balades et que Serge en rajoutait une couche en photos. Et puis cette année, l’envie me consumant, j’ai décidé, bien que tardivement en saison, de participer à quelques aventures. Pour voir.

Et les a priori ont fondu au soleil.

Et pour commencer, ce fut La Dordogne. L’ensorceleuse. Perpétuellement différente, jamais décevante, belle… toujours. Ses villages à la beauté à vous laisser la bouche bée… Carennac la médiévale, 2-carennac-zDSCF7396.jpgLa Roque Gageac adossée à sa falaise où se côtoient palmiers, bananiers et bambous, Souillac et son musée de la Prune, Souillac qui eut l’honneur d’accueillir l’étudiant Guy Prunières, (Prune… Prunières ???... On comprend mieux !) Loubressac, Beynac et tant d’autres, toujours en ‘‘ ac. Par contre, si nous frôlâmes Chirac, jamais nous n’arrivâmes à Culdesac.

Et puis le rythme du groupe … Pas de pression, pas de rythme d’enfer… Pépère le groupe ! Lenteur du matin, nature, culture, nonchalance du soir avec ses apéros sans fin, la bouffe à la bonne franquette, partagée par les prévoyants (merci à eux, mais il faut bien apprendre). Baignades et rigolades. Et pagayage ! Mais si, mais si ! Nous étions venus pour cela.

Pour une première, ce fut un morceau de roi. Un vrai délice, un vrai bonheur. Un débourrage enchanteur.

Je n’ai qu’un souhait, un souhait très fort…ne louper aucune sortie la prochaine saison.

Merci à notre Président, qu’une tenancière de camping avait inscrite sous le nom de Marie-Annick, ( question d’accent, rassurez-vous !) de nous avoir concocté ce merveilleux périple périgourdin.

Merci au président de m’avoir permis pour une première, de naviguer en ‘‘ plastique ’’. Merci au groupe de m’avoir fait découvrir l’esprit ‘‘ bois ’’.

 

- Christophe -

14-la-Dordogne-vue-de-Domme.jpg

 

 

Au programme 6 jours de navigation.

Rendez-vous est donné au « Camping du Pont » à Beaulieu sur Dordogne en Corrèze.

Etant déjà dans la région pour raison familiale nous arrivons au camping vers 17 h 30.

Au soir, 6 équipages réunissent 4 canoës, 3 kayaks, 5 fourgons, 1 tente, et LEO notre mascotte. Installation du camp puis petite visite pour quelques-uns, de cette cité médiévale 1-visite-cite.jpgqui ne manque pas de charme et où l’on trouve un peu partout, dans les jardins, des bananiers, ce qui surprendra un peu notre ami Philippe qui en connaît un rayon dans le domaine végétal.

Suit le traditionnel apéritif, sans lequel une sortie de Voile et Canotage ne serait pas digne de ce nom. Au dîner la discussion s’anime sur nos possibilités de navigation à suivre. Un choix se présente à nous pour demain mercredi 18 : commencer à Beaulieu ou à Argentat, la descente entre ces 2 villes étant en zone sauvage et un peu délicate techniquement, nous a-t-on dit et avons nous même lu dans quelques ouvrages récemment acquis sur la description de cette rivière.

Les frères, venus par Argentat y ont fait quelque repérage pour la mise à l’eau, ont observé de leurs yeux avisés quelques points de passage sur la rivière et, sur leur avis, nous optons tous pour commencer ce périple à Argentat et définissons les navettes pour le lendemain.

 

Mercredi 18 : j 1

 

Après le réveil, le petit déj et les dernières vérifications du matériel, nous partons pour Argentat, le fourgon des frères et sa remorque chargée de tous les bateaux, suivi de la voiture de Christophe. Excellente idée d’avoir amené cette remorque, qui nous économisera, à tour de rôle, quelques trajets de véhicules.

Un peu en amont d’Argentat, une base de mise à l’eau pour les loueurs ou les clubs locaux fait notre affaire. Déchargement, équipement des esquifs, puis embarquement pour cette première journée de découverte.

2-quai-Argenta.jpgNous longeons les quais d’Argentat, d’où partaient à une époque révolue les bateaux qui commerçaient sur cette rivière vers Bergerac, Libourne et même Bordeaux. Bateaux dont un très grand nombre ne revenaient jamais car ils étaient conçus pour un seul voyage aller, et étaient ensuite vendus pour le bois.

Peu après Argentat, soudain, le bruit de l’eau sur le fond rocheux attire nos oreilles, même LEO dresse les siennes, il comprendra très vite que ce bruissement annonce un passage délicat. Nous abordons ici notre premier rapide, le malpas, superbe train de vagues qui semble n’en plus finir. Nous sommes heureux de l’avoir franchi sans encombre. Excellent baptême diront même Philippe et Danielle qui n’avaient jusque là navigué que sur des eaux relativement calmes.3-premier-rapide.jpg

Paysage sauvage, très peu d’urbanisme sur ce premier tronçon jusqu’à Beaulieu.

S’ensuivent et se succèdent : virages, radiers de galets, (des cailloux au dire de certains, des rochers pour d’autres, chacun ayant son vocabulaire), fonds rocheux, herbeux, plantes aquatiques de plusieurs mètres pour certaines, nous offrant parfois un tapis tout de blanc fleuri.

Lors de la navigation d’après pique-nique du midi, nous sommes dépassés par 2 pompiers sur leur canoë rouge, qui nous recommandent de mettre les gilets, par mesure de sécurité, nous comprenons bien vite plus loin.

Une forte dénivellation se présente à nous, grande marche d’eau bouillonnante, 4-denivellation.jpgou attendent nos 2 pompiers, qui y assurent la sécurité. Nous apprendrons qu’il y sont en poste pour la période estivale, car ici des loueurs de canoës et de kayaks, lâchent sur l’eau des touristes n’ayant aucune connaissance du canoë. Nous franchissons donc à tour de rôle ce passage, non sans y embarquer un peu d’eau.

4-pagayage-zdodogne-019.jpgPhilippe et Danièle, optent pour un passage à l’extrême droite, pieds à l’eau sur ces rochers ou coule quelques filets d’eau ne permettant que le passage du canoë à la cordelle. Cette marche leur ayant parue infranchissable. Je pense qu’aujourd’hui, après avoir vécu la suite et appris certaines manœuvres techniques, vécus d’autres passages délicats, ils suivraient notre sillage. Donc, Philippe et Danielle, c’est à refaire !

Nous nous posons là quelques minutes afin de voir le franchissement de cet obstacle par un groupe de scouts Allemands, que nous avons doublé un peu avant, juchés sur un bien étrange radeau fait de bois, de bidons et de bouées.

5-maison-de-pierres.jpgPassé cette difficulté, un superbe plan d’eau nous amène à Beaulieu que nous découvrons au sortir d’un grand virage. Superbe vue de ces maisons de pierre, construction traditionnelle, que nous retrouverons chaque jour sur cette rando.

A l’entrée de Beaulieu un barrage surmonté d’une passerelle reliant l’Ile aux berges nous force à prendre à l’extrême gauche un passage en glissière prévue justement pour les canoës et kayaks. Par le petit bras de rivières qui suit, sous les arbres, avec un aménagement rocheux y créant des obstacles de navigation, nous arrivons juste un peu en aval du camping. Débarquement rive droite. Nous ramenons les bateaux près de notre camp pour la nuit (simple précaution), les loueurs, pour leur part laissant, nombreux canoës et kayaks à même la berge.

Notre petite mascotte LEO à fait toute la descente, tel une figure de proue, juché sur le tout nouveau Kayak de Jean Pierre, qui fait ici son vrai baptême de navigation, même s’il à fait récemment son baptême de mise à l’eau .

Après un bon chocolat chaud proposé par Christelle, une bonne douche chaude, navette pour récupérer les deux véhicules restés à Argentat, Danièle propose à la cantonade un repas de confit de canard et pommes de terre sarladaises, réservé au bar du camping, qui proposait là son plat du jour. C’est donc ainsi qu’un pique-nique de conserves s’est transformé en plat régional.

S’ensuit une bonne nuit calme et réparatrice, les 24 km de cette première journée ont eu raison de quelques muscles pas encore prêts. Ce sera mieux demain et les jours suivants.

 

Jeudi 19 : j 2

 

Réveil (à petit rythme), toilette, petit déjeuner, mise à l’eau et navette pour Carennac, camping ou nous serons 1 ou 2 nuits. Descente7-vigie.jpg au départ de Beaulieu, avec passages de radiers, dont l’approche nous est bien signalée par le bruissement de l’eau sur le fond caillouteux et à l’approche desquels, Yannick, tel une vigie debout dans son canoë scrute l’endroit ainsi signalé pour y repérer le meilleur passage afin d’évit er de racler le fond des bateaux, ou tout au moins des canoës en bois. Il suffit d’y lire la veine principale en « V » caractéristique du courant le plus fort et de ce fait l’endroit le moins encombré ou le plus profond. 8-jp-et-leo.jpg

En amont du camping de Carennac, et donc, de notre point d’arrivée, se présente un barrage, le seul digne de ce nom sur tout notre parcours. Barrage que nous n’aurons pas besoin de franchir ce soir. Seul Jean Pierre, et LEO, le franchiront à plusieurs reprises, juste pour le  « fun », car il est facile pour lui de remonter ce petit courant en passant par les rochers, son kayak à la main. Des enfants en font tout autant, mais avec des bateaux de plage gonflables.

Nos bateaux rangés, navette pour récupérer les véhicules restés à Beaulieu, installation au camping, occupations diverses habituelle, et la rituelle question de Christophe, que l’on entendra bien des fois par la suite, « où est-ce qu’on mange » ?, « quand est-ce qu’on mange » ?, ou bien « à quelle heure on part demain »? T’inquiètes pas et laisse venir.

 

Discussion avec un loueur de canoës, venu récupérer les siens, laissé là par des clients ayant fait la même descente que nous. Celui-ci nous donne quelques précisions sur la rivière et nous indique le site de Loubressac tout proche qui vaut bien une petite visite. 9 n n'y verrons pas tous la meme choseCe sera donc pour demain car pour terminer cette journée nous faisons un petit tour au village de Carennac distant d’un km. Cité de caractère, avec une très belle architecture de pierres typique de la région. Nous n’y verrons pas tous la même chose.

Apéro, durant lequel nous analysons la suite du séjour. Danièle, toujours avisée de bonnes idées, propose de faire une pause de navigation, de faire l’impasse d’une portion de la Dordogne « rivière », ici un peu sauvage, et d’aller naviguer vers la région plus touristique, après Souillac et ses châteaux du lot et de la Dordogne « là il s’agit du département ».

Nous sommes donc d’accord pour cette solution, et demain, pas de réveil aux aurores, nous irons nous installer au camping de Saint Julien de Lampon, pas très loin de Sarlat.

 

Vendredi 20 : j 3

 

Réveil tardif, petit déjeuner au rythme de chacun, démontage du camp, revisite de Carennac, afin d’y voir notamment un atelier de marqueterie où sont exposées des pièces remarquables (dommage, les photos et films sont interdits).

10 LoubressacEn fin de matinée direction, Loubressac, petit village de caractère, citent les dépliants touristiques, d’où l’on a une vue sur le château de Castelnaud, mais pas de chance, ce matin la luminosité n’y est pas des meilleures.

Direction St Julien, avec arrêt pique-nique. Difficile de trouver un bon emplacement à l’ombre, car nous sommes ici dans ce que l’on appelle « le causse de Gramat et de Martel.

Passage par Souillac, visite de l’église romane, autrefois abbatiale, prospection des bords de la Dordogne (ici la rivière), afin de visualiser la cale de mise à l’eau au lieu dit « Port de

Souillac ».

Fin du trajet routier à destination de St Julien ou Christelle est déjà installée depuis quelques heures et bronze à présent sur la plage (de galets). Nous attendons l’arrivée tardive de Danièle Philippe et J.P , car partis visiter le Gouffre de Padirac, ont bien failli ne pas arriver ce soir, un simple petit câble d’accélérateur leur ayant causé des misères, et sans la serviabilité d’un garagiste consciencieux du cru, ils auraient pu passer trois jours loin de nous, hé oui, demain c’est le W.E.

 

Samedi 21 : j 4

 

Mise à l’eau des bateaux a Souillac, et extraordinaire pour V. et C. nous appareillons à 10 heures précises.

11 la riviere serpenteLa rivière serpente dans la campagne lotoise, elle nous présente toujours un lit très varié, galets, fond rocheux, parfois sablonneux, plantes aquatiques ondulant en longue chevelures au grès du courant, des radiers de galets, qu’il faut toujours analyser « n’est ce pas vigie Yannick ! »

Midi « pétante », pause pique-nique, je n’ai pas entendu si Christophe avait demandé « à quelle heure on mange ! ». Traditionnelle petite sieste et re navigation. Nous arrivons au camping vers 14 h. Là nous aurions pu faire un peu plus long, mais à présent la suite sera pour demain.

Belle après-midi ensoleillée, agrémentée de baignade, même LEO profitera de cette activité, descendant le courant, luxueusement installé sur un gilet lui faisant ainsi office de matelas de plage.

Ce soir à l’apéritif nous proposons des saucisses grillées, ayant profité de notre arrivée précoce pour faire quelques achats aux halles couvertes de Souillac, superbe bâtiment de pierre, de construction récente, mis à disposition de quelques producteurs locaux face au centre commercial.

Petite veillée sur un banc, hélas, pas de pierre, au bord de l’eau, il manque un feu de camp, mais ceci afin de respecter quelques règles élémentaires de sécurité.

 

Dimanche 22 : j 5

 

Réveil, etc… vous connaissez à présent notre rituel. Nous avons décidé hier de rallier , pour cette journée, Cénac. Donc, navette avec le fourgon de Philippe et la remorque aux bateaux, le fourgon de Christelle et la voiture de Christophe. Un véhicule pour ramener les conducteurs au départ à St Julien et l’autre pour ce soir.

10h20 : pas mal, hein !!! départ de la navigation. 12-le-chat-de-Guelluc.jpgNous rencontrons ce matin : « le chat de Guelluc », (enfin, un rocher qui lui ressemble), des vaches, des nichées d’hirondelles sous les ponts. Christophe prend même un bain, involontaire, en s’extirpant de son kayak, il oublie que pour cette délicate manœuvre il faut sortir du côté de la berge, et il a fait le contraire et à cet endroit, le fond descend très vite. Le plus embarrassant pour lui, c’est que son tél à également pris son bain, il faut donc vite le secouer, le vider de son eau et le faire sécher au soleil il en sera quitte pour un achat dès demain.

13-le-chateau-de-Montfort.jpgAprès Groslejac, arrêt pique-nique du midi. Nous passons ensuite le « cingle » (ici on appelle cingle un grand méandre de la rivière, qui se referme presque sur lui même) de Montfort et son superbe château qui surplombe la rivière. Il nous faudrait quelques jours de plus afin de visiter dans cette région, les nombreux château, qui retracent l’histoire de notre pays, tels que Carsac, Montfort, Beynac, Castenaud, les Milandes (cher à Joséphine Baker), ainsi que quelques villages tout aussi pittoresques. On y reviendra, a dit notre président Yannick, mais en automne afin de profiter d’une autre palette de couleurs.

Dans ce tourbillon de belles images, arrêt pause-café à la maison du passeur, auberge rive gauche, qui, en une autre époque assurait la traversée de la rivière moyennant finances.

Peu après 16 h nous arrivons à Cénac. Chargement des bateaux, et sur le retour vers notre camp de base, petite visite rapide à Domme perché sur sa falaise, juste un petit tour de ville en voiture afin de se faire une idée de cette citée ancienne et petit arrêt sur l’esplanade qui domine toute la vallée.

Danièle, Philippe, J.P et Christelle optent pour aller manger des crêpes à la fête locale du même nom, à Carlux petit village à 2 km.

Nous, les frères et Christophe, prenons notre repas au camping, puis allons faire un petit tour à la fête de Carlux, y retrouver nos amis navigateurs, et là des souvenirs de notre petite enfance ressurgissent avec les courses aux échasses, en sac, aux œufs, courses aux ânes et attractions diverses. Nous n’attendons pas le feu d’artifice, prévu à minuit et prenant du retard car il se met à pleuvoir et nous avons tous laissé du linge sur les fils, laissé des affaires à même le sol (n’est ce pas Christophe ?).

 

Lundi 23 : j 6

 

Dernière journée de navigation, lors de ce séjour qui aura su remplir nos cœurs de bonheur et nos yeux de belles images. Nous prévoyons de terminer à Beynac.

Trajet navette et repérage du lieux de débarquement.

2 Km après Beynac, une plage, (de galets bien sûr), avec un immense parking et un cabanon de loueur fera notre bonheur.

15-La-Roque-Gageac.jpgRetour à Cénac que nous quittons vers 11 h.

Petite navigation et en moins d’1 h nous sommes à la Roque Gageac. Petit arrêt au pied de la cité puis traversée de la rivière afin de pique-niquer sur une superbe grève de galets (et non de cailloux), face au village très typique et sa falaise qui en 1958, je crois, était rendu tristement célèbre, lorsqu’un énorme pan de rocher s’en était détaché, écrasant plusieurs maisons et faisant même 3 victimes. Cette falaise est depuis très surveillée, et encore en cette saison a été renforcée par adjonction de câbles tendus et de grillages assurant une protection des maisons et habitants.

Repas terminé, petite sieste traditionnelle, retraversée en canoës, quelques pas en ville et café pris à une terrasse ombragée, lecture de quelques menus tous aussi alléchants les uns que les autres, mais sur ce sujet nous verrons plus tard.

Reprise de nos embarcations, mais, ici, tout comme hier dimanche, nous ne sommes plus seuls, au grand désespoir de Yannick, qui avait opté pour une rando après le 15 Août, afin d’y rencontrer le moins de monde possible, allez Yannick, là c’est encore acceptable. Il faut bien que nos concitoyens découvrent, gouttent et puissent apprécier ces joie que nous aimons tellement : se laisser glisser au fil de l’eau, même s’il faut souvent pagayer.

Certain, feront même état de pollution visuelle, avec toutes ces embarcation au couleurs très voyantes, des jaunes, rouges, bleu, vert et même bicolore en « plastique ».16 les ponts se suivent

Navigation tranquille, aucune difficulté ici, les ponts se suivent mais ne se ressemblent pas.

Hélas, toute bonne rando à une fin, aussi belle soit-elle, et c’est après 85 ou 86 km que nous donnons nos dernier coup de pagaie, débarquons, rechargeons nos bateaux sur cette remorque qui nous aura été très utile, et regagnons notre camping, ou il y a fort à faire pour chacun à tout ranger.

Christophe et sa « tente », obligé d’acheter son alimentation au jour le jour, avait repéré, à Carlux, chez un vendeur de produit régionaux, qu’il faisait également restauration sur place avec justement ces produits du pays.

D’un commun accord nous décidons de terminer ce séjour dans cette auberge.

Ce soir en guise de préambule nous sommes invités à 19 h au pot d’accueil du camping, qui à lieu une fois par semaine, et bien sûr avec la photo de famille.17 photo du menu

Nous ne tardons pas trop et rejoignons Carlux et son auberge pour un repas de spécialités locales et vin de pays. Là, j’ai omis de prendre une photo du menu !

Sous une superbe lune, le vin aidant à la bonne humeur, nous passons là une excellente soirée et retournons au camping, pour notre dernière nuit.

 

Mardi 24 : j 7

 

Après le petit déjeuner, il a été très difficile, malgré nos 6 véhicules, de trouver une clé de bonne dimension pour : ho ! surprise ! changer une roue de la remorque qui est à plat. 18-roue-de-la-remorque.jpg

Obligation ensuite, pour Yannick d’aller à Sarlat faire une réparation car il reste le trajet de retour et il est plus prudent de ne pas manquer de roue de secours, on ne sait jamais ! 400 km nous séparent encore d’Angers.

Fin de matinée, séparation du groupe, certain ayant des obligations sur le trajet de retour. Danièle et Philippe avides de culture générale, et locale, décident de découvrir une autre spécialité régionale, à savoir : les grottes, et vont visiter, à 24 km de là, près de Gourdon, sous-préfecture du lot (avec Figeac), les grottes préhistoriques de « COUGNAC », découvertes en 1946 par des agriculteurs de la région. Superbes grottes à concrétions, les « tites tombent », et les « mites montent », ou une des 2 cavités est même ornée de peintures rupestres datant de près de 18000 ans.

Grottes que je connais parfaitement, nous habitions Gourdon et j’y ai été guide durant 4 saisons lorsque j’étais élève au lycée de Souillac tout proche. Si vous repassez dans cette région, ne manquez pas de les visiter, elles sont superbes, n’est ce pas Philippe et Danielle ?

Quant, à nous, les frères et Christophe, optons pour un retour direct. Arrêt à la sortie des Eyzies, sur la Vézère, (là aussi il y a de superbes grottes dites à concrétions), pour notre dernier pique-nique dans une prairie ombragée au bord de la Vézère, près d’une base de location de canoës et kayaks, nous y apprendrons même, que sur cette belle rivière nous pouvons disposer de 60 km pour naviguer jusqu’à sa liaison avec la Dordogne à Limeuil.

Mr le président Yannick : nous pourrions la programmer pour une autre année !

Nous nous séparons ici pour la fin du trajet, et rentrons chacun à notre rythme.

Nous « gardons » (ça c’est aussi un petit poisson que l’on trouve dans la Dordogne), tous, je pense, un excellent souvenir de cette randonnée, il y a heureusement bon nombre de photos pour en attester.

 

Guy

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